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Labrune, jeux d'ombres et de lumière

Pour les supporters, le mercato clinquant de l'OM, c'est lui et personne d'autre. Vincent Labrune n'a pourtant pas pris l'accent marseillais. Mais il accepte désormais de se mettre dans la lumière. Et de laisser les autres derrière.

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Il y avait la place pour verser dans l'originalité. Pour même donner dans le clin d’œil taquin, en installant Florian Thauvin pour la première fois avec le maillot de l'OM dans un canapé en cuir, décalé sur la droite, derrière une armoire en verre, comme c'était le cas lorsqu'il avait posé avec la tenue du LOSC. Mais pour l'image de cette dernière journée de mercato, le photographe du club marseillais a fait la classique : un cliché tout sourire de la recrue avec son président à côté. Oui, son président. Vincent Labrune, un homme qui déclarait il y a moins d'un an qu'il aspirait être un patron « à l'anglaise » , dans l'ombre. Un patron dont ses propres supporters seraient incapables de donner le nom. Cette intersaison, pourtant, difficile de faire plus présent : présent pour la première signature, le contrat pro du jeune Laurent Abergel (une belle promesse au passage, qui pourrait rapidement rassurer ceux qui ne comprennent pas pourquoi l'OM n'a pas recruté d'arrière droit), il était encore là, col en V noir détente, pour entériner la venue de Khlifa devant les caméras du club. Il était surtout au stage de pré-saison pour faire les plus belles lignes des journaux sur Thauvin : « C'est une période de mercato, on a le droit de dire qu'un joueur nous intéresse. On va donc revenir vers le LOSC. Florian nous intéresse jusqu'au 31 août et même jusqu'à la fin de son contrat à Lille, comme ça, je ne peux pas être plus clair. » Il a fait le mois de juillet et d'août des correspondants marseillais. Pourquoi une telle métamorphose ? Commence-t-il à se prendre au jeu de la fonction et à voler trop près du soleil, comme tant de gens brillants avant lui ?

Une nouvelle stratégie, un nouveau rôle

En réalité, si Vincent Labrune a revu son mode de gouvernance, c'est qu'il a su faire amende honorable. Les précédentes techniques ne marchaient pas tellement. Avant même d'être nommé président de l'OM, il avait sympathisé avec un journaliste de la télé locale qui tenait un blog sur le club pour en faire son Perez Hilton perso. Mais les supporters marseillais n'ont pas fait péter l'audience. Pour faire passer son message, « VL » a donc fait du off. Beaucoup. Face à des suiveurs locaux tellement heureux de le tutoyer, il pouvait parler jeu et comparer son équipe à celle du Barça sans être interrompu. Mais le message ne voguait toujours pas jusqu'aux virages. Alors en décembre dernier, il a donné une interview directement sur le site des South Winners. Les événements de la deuxième partie de saison (traitement de l'affaire des écoutes téléphoniques avec José Anigo, manifestations de supporters indépendants alors que le club était sur le podium avant la réception de Troyes et l'accueil médiatique du livre de Pape Diouf, notamment) l'ont cependant amené à passer une vitesse supérieure : nouveau règlement pour les médias, priorité aux organes de communication maison et feu des projecteurs dans la gueule pour distribuer de la punchline « en exclusivité » . Pourquoi ? Parce qu'avec José Anigo, ça ne marche plus.

Quand, avant le match de pré-saison contre la Sampdoria, le directeur sportif dit que « Gomis, c'est possible » , tout le monde se fout de sa gueule. Quand Labrune dit qu'il ne lâche pas Thauvin, les mêmes sont heureux de voir quelqu'un tenir tête à Seydoux. Là où, pour de multiples raisons, des soupçons se posent sur chaque phrase d'Anigo, le message clair de Labrune séduit de plus en plus. Et pour cause. La saison dernière, il annonce : « On va devoir vendre, mais on va rester compétitif. » L'équipe finit juste derrière Paris. Cette année, il promet du jeune Français qui percute et qui fait rêver : Payet, international français, Thauvin et Lemina, champions du monde U20, Benjamin Mendy, capitaine des U19, et Imbula, international espoir et meilleur joueur de Ligue 2, rejoignent Marseille. Dans la ville, il n'y a plus personne pour faire une vanne type « Labrune la blonde » . Il a prouvé qu'il savait se faire respecter en Ligue 1, et a de fait redonné de la fierté aux supporters. Tout ce qui compte. Sa manière de parler vite quand il s'énerve est en train d'entrer dans les mémoires, comme pouvait l'être le vocabulaire de Diouf. Autant profiter de ce statut « bankable » pour mieux vendre la stratégie de tout un organigramme. Car ce n'est évidemment pas le seul « Vince » , comme l'appellerait Thauvin, qui a fait le mercato.


Enfin un dirigeant en France qui prend des risques

Honnêtement, c'est tout sauf une mauvaise chose. Il faudrait quand même être fou pour trouver à y redire quand un président d'un club de foot français prend des risques (balance de plus de 40 millions entre les achats et les ventes pour l'OM à ce mercato) et décide de les assumer en se mettant en première ligne tout seul. Car Vincent Labrune connaît la règle du jeu. En cas d'échec, il va avoir droit aux refrains de tous ses prédécesseurs, qui auraient évidemment fait mieux dans pareille situation, etc. Certains de ses détracteurs iront jusqu'à dire qu'il avait tout prévu pour en arriver là, peut-être même dès la nomination de Dassier. Il le sait, et il y va quand même, persuadé qu'avec ce qu'il a vu par le passé – la crème de la crème perdre le sens des réalités avec cette fonction - il est vacciné. Mais est-ce qu'eux ne s'étaient pas déjà dit la même chose ?

Par Romain Canuti, à Marseille
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