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La véritable histoire de la guerre entre les deux champions de Donkey Kong

Il y a treize ans, en août 2007, un drôle de documentaire de 79 minutes faisait son apparition dans sept cinémas américains. Son nom : The King of Kong : A Fistful of Quarters, dépeignant l’affrontement au début des années 2000 entre les deux meilleurs joueurs du jeu d’arcade Donkey Kong, Steve Wiebe et Billy Mitchell. Une histoire de triche, de coups bas, des débuts de l’esport sur grand écran, et d’un film devenu aussi culte que l’histoire qu’il raconte.

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Partons d’un constat simple : Billy Mitchell était imbattable. Imbattable à Pac-Man, sur lequel il était devenu le premier à réaliser le score parfait de 3 333 360 points en atteignant le mythique dernier niveau, le 252. Imbattable à Burger Time. Imbattable à Centipiede. Imbattable à Ms. Pac-man. Et surtout : imbattable à Donkey Kong. À vrai dire, pendant vingt ans, entre les années 1980 et 2000, Billy Mitchell était imbattable sur à peu près tout ce qui se jouait sur une borne d'arcade et, en dehors de cela, clamait également être le meilleur producteur de sauces épicées pour chicken wings de tous les États-Unis. Il avait pour habitude de dire : « Il y a la production, il y a la préparation, puis la vente en bout de chaîne. Personne ne domine tous ces secteurs aussi bien que moi. » Mitchell vendait ses sauces comme il se vendait lui : à l’excès. Si bien qu’au début des années 2000, un réalisateur alors inconnu, Seth Gordon, futur auteur du blockbuster Pixels et du remake d’Alerte à Malibu avec Dwayne Johnson, décide de se pencher sur la personnalité du bonhomme à travers un documentaire. Il y a le sujet, le jeu vidéo en compétition, l’acteur principal, mais il manque une histoire. Jusqu’à ce qu’un jour, Seth Gordon rencontre Steve Wiebe et que The King of Kong ne trouve son véritable sujet.

Un jeu d'une « brutalité absolue »

Il faut voir à l’écran celui qui fut élu « Meilleur joueur de jeux vidéo du siècle » en 1999 : Mitchell est un Jésus qui aurait tourné émo, longs cheveux noirs corbeau impeccablement peignés, barbe taillée, la chemise toujours rentrée dans le pantalon de costume et la cravate aux couleurs du drapeau américain.

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Il est le prototype du méchant hollywoodien : imbu de lui-même, vantard, méprisant, heureux en affaires et même courtisé par les femmes. L’histoire de The King of Kong n’est ainsi rien de plus qu’un énième récit de bataille entre David et Goliath, à l’exception notable que le premier n’abat pas le second à l’aide d’une fronde et d’un caillou, mais à coups de records sur le jeu d’arcade Donkey Kong. Car oui : au début des années 1980, le premier jeu impliquant Mario fait partie du sacro-saint des jeux d’arcade avec Pac-Man, Ms. Pac-Man, Defender et Galaga. Chacun de ceux-ci mêle simplicité de prise en main et complexité de perfectionnement, le combo parfait pour que les joueurs débutants et expérimentés crachent leurs pièces dans les bornes. Avec une certitude : ils feront moins bien que Mitchell. Depuis novembre 1982, il en est le dieu. Son record sur DK, un Olympe : 874 300 points. Voilà deux décennies qu’il dure, et le deuxième au classement, un certain Brian Kuh, n’a même pas pu s’en approcher (568 400 pts). C’est intouchable. Ses adversaires disent de lui : « Si vous pouviez pirater la machine et la programmer pour qu’elle joue toute seule, elle ne serait toujours pas au niveau. »



Il faut y avoir déjà goûté pour comprendre : DK est un jeu ridiculement difficile, d’une « brutalité absolue » , où le but est d’éviter avec Jumpman – qui deviendra Mario – les obstacles lancés par le primate sur les multiples plateformes de chacun des 112 niveaux que compte le jeu, dont 18 niveaux « ascenseurs » , équivalent de boss réguliers. Sur arcade, la partie moyenne ne dépasse pas la minute. Mitchell, lui, tient plus de deux heures. Un joueur entraîné atteindra le troisième niveau ascenseur, le 14e en tout, où des ressorts descendent en sautillant. Là, pas moyen de les battre. On ne peut que les éviter. Mauvais timing ? Mort. Un centimètre trop à gauche ? Mort. Trop à droite ? Mort. Un enfer absolu. Et il en reste 97 derrière.

Wiebe, un caillou dans la chaussure, un caca dans la culotte

Et puis il y a ce plan large sur une grille de garage ouverte. Un garage de Redmond, banlieue de Seattle, connu pour abriter le seul vélodrome de l’État de Washington. Le garage de Steve Wiebe. Le bonhomme a la gueule innocente de ce qu’il est : un Américain moyen, professeur de sciences au collège, musicien raté, sportif frustré, ancien employé viré par Boeing. Nicole, sa femme, le décrit comme un « éternel numéro deux » qui ne sait faire qu’une chose : compter comme personne.
« Si j’ai eu de la chance jusqu’à maintenant, si le destin a joué en ma faveur, c’est qu’il y a quelque part un petit bâtard à qui je dois encore rabattre le caquet. » Billy Mitchell
Quelques mois plus tôt, alors qu’il était au chômage, il s’était cherché une activité à faire à la maison, d’où il pouvait s’occuper de ses deux enfants. Et tout comme il fut joueur de batterie, lanceur au baseball et quarterback au football américain, Wiebe (à prononcer « Weebee » , il est pointilleux sur ce point) s’est acheté une vraie borne d’arcade qu’il a installée dans son garage pour occuper ses doigts : il sera désormais joueur de Donkey Kong. Mieux, il se met à étudier les patterns, calcule, et alors qu’il dessine au feutre blanc sur l’écran de sa machine, Mitchell prophétise depuis sa maison d’Hollywood : « Si j’ai eu de la chance jusqu’à maintenant, si le destin a joué en ma faveur, c’est qu’il y a quelque part un petit bâtard à qui je dois encore rabattre le caquet. »



Le 4 juillet 2004, Mark Wright, le présentateur de la chaîne locale Q13 Fox News, ouvre son JT de 20h ainsi : « Bill Gates n’est plus nécessairement l’habitant le plus célèbre de Redmond ce soir ! » Puis apparaissent des images d’un garage, une voix off : « À venir, la rencontre avec l’homme qui est au sommet de son jeu ! » , et la ganache hilare de Steve Wiebe. Avec 1 006 600 points, il a botté Mitchell hors de son trône en devenant le premier à briser la barre du million. Sur la cassette qu’il a envoyé à Twin Galaxies, l’instance qui valide les records, on peut même entendre son fils pleurer en réclamant à ce qu’on lui lave les fesses. Le monde du jeu vidéo est abasourdi : Wiebe est un inconnu, et il vient de pulvériser 22 ans de suprématie en essuyant le derrière de son gamin. « Pour parler crûment, Twin Galaxies c’est un peu la mafia, explique Florent Gorges, historien du jeu vidéo, traducteur franco-japonais et auteur de L’Histoire de Nintendo (Eds Omake Books). Ils se sont autoproclamés juges de tous les records et, sans minorer l’apport culturel qu’ils ont eu dans la culture rétro, ils n’ont aucune légitimité en tant que tel. Ils ont toujours été au cœur de certaines polémiques. Sauf qu’ils sont intouchables, parce que c’est une grande famille. »



Et ainsi, alors que Billy Mitchell est piqué dans son orgueil, la « grande famille » s’active. Deux membres du top 10 mondial, Perry Rodgers et Brian Kuh, s’introduisent chez Wiebe en son absence pour démonter sa borne et la prendre en photo. Bingo : on trouve une substance pâteuse anormale sur le pan droit de sa carte mère. Rien de probant, mais, sur pression du grand Duc, le record est invalidé. De par son implication tentaculaire dans le système de Twin Galaxies et son amitié avec Walter Day, son créateur et unique arbitre international, Mitchell est donc devenu un recordman du monde qui décide lui-même de la validité des performances de ses challengers. « Si demain Tiger Woods score un 59, très bien, métaphorise-t-il le sourire aux lèvres. Mais s’il fait ça à Augusta, c’est là que ça compte. La pire chose qui pourrait arriver, c'est de donner à quelqu'un la crédibilité d'un score qu'il ne mérite pas. » Wiebe est invité à sortir de son garage, alors il va le faire.

Scénario Hollywwodien

La force de The King of Kong réside dans sa capacité à amener la caméra là où elle n’est jamais allée : dans les salles. Et ainsi, de dessiner le milieu de l’esport, autour de l’affrontement entre ses deux principaux acteurs.

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L’épouse inquiète, les jeux de pouvoir entre concurrents, ou encore la vie de Robert Mruczek, nerd à lunettes qui explique avec délectation son bonheur de visionner en premier, chez lui, les cassettes envoyées par les challengers pour Twin Galaxies. Mais là, tout de suite, à bas les cassettes : l'Augusta du jeu vidéo d’arcade, c’est Funspot, une petite salle de jeu située près du lac Winnipesaukee, dans le New Hampshire. Elle est considérée comme la Mecque des jeux d’arcade classiques depuis 1999, et s’y déroule chaque année pendant trois jours le tournoi de l'American Classic Arcade Museum. Là-bas, lorsqu'un joueur est en passe de battre un record, la foule s’amasse dans son dos. La pression est telle que la légende raconte que les machines y sont possédées, les boules de feu et les barils aussi. L’année 2005, sa 7e édition, restera mythique, car elle verra le record sur DK être battu deux fois en moins de 24h. Une première fois le 6 juin par Steve Wiebe, enfin adoubé par ses pairs (885 600 pts), et une seconde fois le 7, par Billy Mitchell... sur cassette (1 047 200 pts). Le champion vole la vedette à un Wiebe en pleurs sans même daigner se déplacer, bafouant ses propres principes, la séquence est terrible. Le record est validé par Walter Day malgré les sautes d’image suspectes.

Mitchell, Wiebe et Walter Day


La belle famille, encore. « Le documentaire est passionnant parce qu’il y montre un grand méchant, un patriote républicain limite raciste, affrontant un gentil père de famille, explique Florent Gorges. Mais en réalité, Mitchell n’est pas si mesquin que ça. Il était considéré comme le meilleur joueur du monde, mais les Américains sont champions du monde dès lors qu’ils sont champions des États-Unis.
« Mitchell était considéré comme le meilleur joueur du monde, mais les Américains sont champions du monde dès lors qu’ils sont champions des États-Unis. La mise en avant de cette culture du classic gaming est passionnante, mais elle occulte totalement le Japon où jouaient les meilleurs. » Florent Gorges, historien de Nintendo
La mise en avant de cette culture du
classic gaming est passionnante, mais elle occulte totalement le Japon où jouaient les meilleurs, et où les compétitions en salle d’arcade existent depuis le début des années 1970. À la BNJ (Bibliothèque nationale du Japon), on peut trouver trace d’une compétition de Space Invaders près d’Hiroshima en 1979 où on gagnait une voiture de sport. Sans parler des concours sur Breakout (tout premier jeu de casse-briques, disponible sur Atari 2600) qui avaient lieu au Japon et en France dès 1975. » La caméra, à partir de là, s’attachera à retracer la dépression vécue par un Steve Wiebe humilié, son quotidien à l’école auprès d’élèves qui savent à peine ce qu’est une console de jeu, et son retour en grâce le jour où le Guiness World Record annonce vouloir créer une édition spéciale jeux vidéo de son célèbre livre. On est un an plus tard, et Wiebe n’a qu’une idée en tête : remonter en selle pour faire chuter Mitchell en direct à l’occasion d’un tournoi organisé par le GWR, à Hollywood, pour ainsi être celui dont le nom figurera dans cette édition exceptionnelle.


Spoiler : il a les crocs. « J’ai été traité comme un chien pendant trop longtemps, dit-il. Je n’ai pas confiance en les juges. » Mieux : « Un de mes élèves les plus difficiles m’a demandé : "Quand est-ce que vous allez botter le cul de ce mec ?" J’ai répondu : "Surveille ton langage." Et puis j’ai dit : "Très bientôt." » The King of Kong, s’il ne dépeint pas le premier affrontement e-sport, est en revanche le premier documentaire à avoir su jouer sur les codes du cinéma américain pour captiver son audience. Le dernier quart du film est en un sens celui de Seven, de David Fincher : les deux hommes, qui se connaissent et s’affrontent par écrans interposés sans jamais s’être rencontrés, vont enfin se croiser en personne. Et à la fin, c’est Mitchell qui a la tête coupée : si Wiebe échoue à faire tomber son record après trois jours d’efforts, il a gagné bien plus important, à savoir le respect que son concurrent n’aura jamais. Lui s’est mouillé, lui s’est montré, lui s’est relevé. « C’est devenu plus qu’un jeu, confie-t-il face caméra. Pour moi, faire un score reconnu et faire tomber ce monument, c’était une chance de sortir de l'ombre. »

The King of con

On l’applaudit. Walter Day l’applaudit. Les sbires de Mitchell l’applaudissent, bon Dieu. Et à table avec Steve Sanders, l’un de ses amis, Mitchell rit jaune. Sanders l’affirme : non seulement personne ne doute plus de l’intégrité des records de Wiebe, mais celui-ci s’est en plus imposé comme « une personne droite qui veut faire les choses comme il faut » . C’est la douche froide. Il faut alors revenir à cette citation du champion, balancée droit dans les yeux et sourire en coin dès les premières secondes du film : « Les jeux vidéo sont faits pour amuser les gens. Et croyez-moi, ils le font bien. Les jeux vidéo sont faits pour être joués à la maison, dans son canapé, avec des amis, et c’est vrai que c’est amusant. Mais le jeu en compétition, quand vous voulez figurer en haut d’un tableau, faire entrer votre nom dans l’histoire, vous devez en payer le prix. » Mitchell va finir par payer celui de sa légende.



Quelques mois plus tard, le 3 août 2006, Wiebe fait parvenir une nouvelle cassette aux locaux de Twin Galaxies. Sur celle-ci, il y inscrit un score de 1 049 100 points. Nouveau record. Mitchell ne fera jamais mieux sur Donkey Kong, continuant de dominer les classements sur d’autres licences avant, en 2018, qu’une enquête du Donkey Kong Forum ne lui explose à la mèche : son record du 7 juin 2005, envoyé par cassette, a été réalisé sur émulateur et non sur le jeu d’arcade original. Une manœuvre interdite car permettant manipulation, et qui entraînera son bannissement pur et simple de tous les classements, ainsi que la destitution de tous ses records.

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En réponse, celui-ci mettait en ligne en septembre dernier un document de 156 pages faisant valeur de défense juridique, accessible gratuitement à tous. La preuve que treize ans après sa sortie, The King of Kong continue de hanter la vie de ses protagonistes, tandis que Steve Wiebe, officiellement reconnu comme premier joueur à avoir passé la barre du million, a sorti début avril son premier album de compositions personnelles, Years Gone By. Il a pris quelques kilos, et des cheveux blancs. Mais si vous le cherchez sur Facebook, il n'est pas dur à reconnaître : sa photo de profil est une capture d'écran du documentaire. Florent Gorges : « The King of Kong n’est jamais vraiment sorti en France. Il a fait quelques festivals aux États-Unis, puis il a été refilé sous le manteau, téléchargé, et des fans ont mis des sous-titres. C’est très confidentiel. Dans l’histoire de Nintendo, c’est un gentil délire. Mais c’est peut-être le meilleur docu sur l’esport, et il a eu le mérite de revaloriser les concours sur Donkey Kong. » Walter Day, lui, tient aujourd’hui un petit musée dédié aux cartes de collection. Il met toujours à jour régulièrement le classement « mondial » de Donkey Kong sur le site de Twin Galaxies : le leader s’appelle désormais John McCurdy, avec 1 259 000 points réalisés le 23 juillet 2019. Mitchell n’y figure plus, Wiebe est 14e. Une confidence : il s’en fout. Il a gagné bien plus important : désormais, tout le monde sait comment prononcer son nom de famille.



Par Théo Denmat Propos de FG recueillis par TD, le reste étant issu du documentaire, à voir absolument.
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