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La tête sous Löw

Douze ans de mandat, douze ans de succès, et un échec fracassant. Le sélectionneur allemand s'assiéra ce jeudi sur le banc de l'Allianz Arena en sachant que son avenir dépendra en grande partie du match face au nouveau champion du monde français. Mais vu sa faculté à traverser la tempête du Mondial et sa gestion de l'affaire Özil, pas dit que Jogi lâche les armes aussi facilement.

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« Un silence de mort. » Il paraît que c’est ce que réservent les profondeurs, celles que Joachim Löw et le paquebot allemand ont explorées après s’être fait torpiller par les Sud-Coréens à Kazan (0-2), dix jours après avoir mis une première fois la tête sous l'eau face au Mexique, à Moscou (0-1). Et forcément, la question de l’avenir du capitaine s’est rapidement posée. « Il est trop tôt pour moi pour répondre, il faut quelques heures pour y voir clair, la déception est très profonde en moi, soupirait Jogi le soir de l’élimination. On va devoir mener des discussions demain, on verra comment ça continue. » Deux mois plus tard, le voici toujours à la barre de la Nationalmannschaft. À la faveur d'un crédit accumulé depuis 2006, avec comme pic le titre suprême conquis il y a quatre ans – une mansuétude dont avait bénéficiée Vicente del Bosque, maintenu à la tête de la Roja après le bouillon brésilien.

Löw kick


Mais à l’heure d’inaugurer la Ligue des nations face à la France, son successeur au palmarès, Löw, doit gérer une crise jamais connue depuis qu'il a pris en main la sélection germanique en 2006. Le genre de pression qui tire inexorablement vers les abysses, si aucun effort conséquent n’est produit pour remonter à la surface. Si cette pression vient du public, elle est surtout mise par ses propres instances fédérales. Dans les couloirs de la DFB, c’est un secret de polichinelle : un échec face à la France serait fatal à Joachim Löw. La presse d’outre-Rhin ne fait que cristalliser cette tendance. « Après le désastre du Mondial, la France pourrait être pour Löw l'instrument du destin » , résumait par exemple le site Sport.de.


Comment pourrait-il en être autrement, après un été passé en apnée ? Le sélectionneur allemand ne s’est pourtant pas caché, prêt à faire son autocritique. À chaud : « Il a manqué de la légèreté à l'équipe. [...] L'équipe a perdu plus qu'un match, mais beaucoup de ce que nous avions construit depuis des années. Depuis 2006, nous étions toujours dans le dernier carré ou en finale. Je suis le premier à m'interroger sur les choses qui n'ont pas fonctionné. Bien sûr, c'est de ma responsabilité. Il faut que je dorme dessus, car après ce match, je suis extrêmement frustré. » Après plusieurs nuits de cogitation, le constat restait le même, Jogi concédant il y a quelques jours avoir commis deux fautes majeures : celle d’avoir versé dans une « arrogance » tactique, misant tout sur un foot de possession poussé à outrance, ainsi que son incapacité à attiser « le feu et la passion » qui avaient alimenté son groupe pour aller décrocher le titre au Brésil. Cette confession, plus qu’un aveu de faiblesse, est surtout un premier pas vers une réhabilitation.


Özil déserte


Seul point sur lequel Löw refuse de fléchir : son groupe. Quitte à servir de fusible, autant ménager les hommes qu’il a emmenés en Russie et s’il devait recomposer sa liste, il coucherait les mêmes noms sur son papier. La preuve, pour ce premier rassemblement post-Mondial, 17 des 23 joueurs sélectionnés étaient du désastre estival. « Ceux qui seront là seront totalement motivés, nous avons des choses à nous faire pardonner » , a assuré le capitaine Neuer. Parmi les cadres – puisque ce sont eux qui ont été principalement visés par la critique –, seul Sami Khedira manque à l'appel... si l'on met de côté le cas particulier de Mesut Özil.



En annonçant son retrait de la sélection le 22 juillet, Özil a ouvert un débat qui laissera probablement plus de séquelles que les seules considérations sportives. À la suite de la polémique autour de sa photo avec le président turc Recep Tayyip Erdoğan, la Fédération a été accusée de ne pas soutenir son joueur, avec des accusations de racisme en toile de fond. Joachim Löw a longtemps été un des fidèles soutiens du meneur de jeu, se posant comme le garant de l'unité de la sélection. Mais le voilà aujourd’hui obligé d’assurer le service après-vente, histoire de recoller les morceaux. S’il considère que l’affaire « a été sous-estimée » sur le moment et que « cette histoire [leur] a coûté des forces et a pesé sur [leurs] nerfs » , il assurait vendredi dernier qu' « il n'y a jamais eu aucune forme de racisme dans l'équipe nationale » . La tempête n'a certes pas terminé de faire des ravages, mais Joachim Löw continue d'incarner cette force tranquille, fédérant ses troupes et toujours droit malgré la houle. Reste à savoir s'il pourra survivre à la vague bleue.



Par Mathieu Rollinger
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