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« La sélection péruvienne a provoqué une révolution sociale »

Ancien partenaire de Pelé à Santos et au Cosmos, la légende du football péruvien Ramon Mifflin s’enthousiasme du chemin parcouru par le Pérou pendant ce Mondial. Interview d'un homme qui a encore la tête dans les nuages.

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Quel est le sentiment général au Pérou depuis que la sélection a été éliminée du Mondial par la France ?
Nous ne sommes pas conformistes, mais je dois dire que les Péruviens sont heureux et fiers de l’équipe.
« Avant, le Pérou n’était pas une équipe : on avait des bonnes individualités, mais il n’y avait pas d’ordre, pas de tactique, pas de notion de collectif. »
Il faut se rappeler que la route qui nous a conduits vers la Russie a été longue et difficile. À une époque, personne n’aurait misé une pièce sur cette sélection, mais les joueurs n’ont jamais rien lâché. Ils se sont sacrifiés pour ce maillot, ils ont tout donné et ça a été un motif de fierté pour tous les Péruviens. Avant, le Pérou n’était pas une équipe : on avait des bonnes individualités, mais il n’y avait pas d’ordre, pas de tactique, pas de notion de collectif. Gareca a transformé cette équipe. On aurait pu faire un peu mieux, mais bon, le sentiment général qui domine, c’est la satisfaction d’avoir participé à ce Mondial. Les joueurs ont acquis de l’expérience et c’est le principal, parce que cette génération a montré qu’elle avait un bel avenir devant elle.

L’affaire Paolo Guerrero, suspendu pour dopage, puis réhabilité par la FIFA, a tronqué la préparation de l’équipe selon vous ?
Ça nous a fait du mal, c’est sûr. Quand il est revenu dans l’équipe, sa condition physique n’était pas celle qu’il avait montrée durant les éliminatoires. Il n’était pas à 100% et n’a pas pu montrer son vrai visage.

Ramon Mifflin

Est-ce que cette participation à la Coupe du monde ouvre des perspectives futures pour le Pérou ?
J’ai été très satisfait de la performance de l’équipe contre les Français. Ce jour-là, on a tenu la dragée haute à des joueurs de taille mondiale, ce n’est pas rien. Le joueur péruvien n’est plus timoré comme il pouvait l’être auparavant, il n’a plus peur des maillots adverses, il s’est débarrassé de ses complexes.
« Le Pérou va repartir de Russie avec des certitudes sur lesquelles il faudra s’appuyer à l’avenir. »
C’est quelque chose que les Péruviens ont remarqué. Dans la rue, dans le bus, dans les supermarchés, tout le monde est satisfait de ce changement de mentalité. Le Pérou va repartir de Russie avec des certitudes sur lesquelles il faudra s’appuyer à l’avenir. Ça a fait du bien à la Fédération aussi. Ce Mondial a accéléré sa professionnalisation. Elle est mieux organisée, et tout le football péruvien va en sortir grandi, car il a désormais ce qui lui manquait : de l’ordre. Ce manque d’organisation, c’est justement ce qui nous a longtemps empêchés de sortir du puits. Là, on voit la lumière au fond du tunnel, et c’est une très bonne chose. On est sur le bon chemin.


La Coupe du monde a permis à la sélection de se rabibocher avec les Péruviens ?
Clairement. On est fiers de nos joueurs. Quand ils vont revenir au pays, je suis sûr qu’ils seront accueillis en héros. Notre société a besoin d’union, d’affection, et cette sélection a cristallisé tout ça. Dans la rue, tout le monde porte un maillot du Pérou. Même les guichetiers dans les banques en portent un. La sélection a engendré une sorte de révolution sociale incroyable, elle a réveillé tout le pays. Certaines personnes ont vendu leurs biens, leurs voitures pour accompagner la sélection jusqu’en Russie. L’équipe a pris tellement d’importance au fil des mois qu’elle a complètement fait oublier les élections présidentielles. C’est la preuve que les gens se sentent plus proches des joueurs que des politiciens.

Quelle est la part de responsabilité de Gareca dans ce réveil national selon vous ?

« Une victoire, ce serait déjà merveilleux. Il faut qu’on dise adieu à ce Mondial de la meilleure manière possible. »
C’est l’homme clé à l’origine de tout. Il a été déterminant. Il a fait en sorte que les Péruviens soient à nouveau fiers de leur sélection, et aujourd’hui, c’est une icône, une idole. On l’aime beaucoup, on croit tout ce qu’il nous dit et je suis sûr qu’il trouvera les mots pour motiver les joueurs contre l’Australie. Une victoire, ce serait déjà merveilleux. Il faut qu’on dise adieu à ce Mondial de la meilleure manière possible.


Vous faisiez partie du Pérou 1970 avec Cubillas notamment. Cette génération de footballeurs vous rappelle-t-elle la vôtre ?
Aujourd’hui encore, on me parle de cette sélection de 1970. On avait un coach que l’on admirait tous, Didi. Quand on le regardait, c’est comme si on regardait Dieu. On est la seule équipe à avoir mis deux buts au Brésil de l’époque, celui de Pelé. La sélection actuelle n’est peut-être pas allée aussi loin que nous, mais elle a été digne. C’est le plus important pour les Péruviens. J’espère juste que le parcours des joueurs en Russie inspirera nos politiciens. Cette équipe a montré que lorsqu'il n’y a pas de divisions et qu’on laisse de côté nos différences, on peut faire de grandes choses.





Propos recueillis par Aquiles Furlone
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