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« La sélection de Maradona était beaucoup plus forte »

Dans les années 1970 et 1980, ils étaient les deux autres grands numéros 10 argentins. Pendant que Diego Maradona régnait sur la planète football, Norberto Alonso, dit El Beto, et Ricardo Bochini, dit El Bocha, se chargeaient de mettre leur River Plate et leur Independiente sur le toit de l'Amérique du Sud. En se gardant bien de mettre leur ego et leur chauvinisme de côté, les deux champions du monde jugent Messi et la sélection actuelle. Interview garantie « C'était mieux avant » .

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Il vous plaît, Messi ?
Ricardo Bochini : Tout le monde aime Messi. Si tu ne l'aimes pas, c'est que tu n'as jamais joué au foot.
Norberto Alonso : Le truc, c'est qu'on n'a pas pu le voir beaucoup en préparation. Il y a juste eu ce match contre Haïti à la Bombonera où il a mis trois buts, mais Haïti, c'est qui ?

Jusqu'à il n'y a pas si longtemps, une partie de l'Argentine imaginait une sélection sans lui. Apparemment, il manquait de personnalité.
NA : Le journalisme ici, mamamia... En Argentine, il y a un truc très clair : être deuxième, ça ne sert à rien. Il faut être champions ou rien. Mais ça fait combien d'années qu'on n'a pas gagné ? Beaucoup. Donc les gens s'impatientent. Il ne faut pas oublier qu'on n'a remporté que deux fois la Coupe du monde. Le Brésil, ils en ont cinq ! Les Argentins manifestent cette impatience et ça retombe sur tous les joueurs, pas seulement sur Messi. C'est plus extrême avec lui parce qu'on exige toujours plus du meilleur.
RB : Dans les matchs décisifs, avec la pression, Messi n'a pas toujours eu le rendement attendu. C'est pour ça qu'on l'a critiqué ici, mais ça reste le seul joueur qui peut nous permettre d'être champions du monde à nouveau. S'il n'était pas là, on aurait presque aucune chance.


Est-ce que l'erreur n'est pas de le comparer systématiquement à Maradona ?
RB : On les compare parce que Diego était le numéro 10 de la dernière sélection championne du monde. Messi a sa personnalité, Maradona en avait une autre, plus forte. Mais au niveau football, Messi peut faire les mêmes choses que Diego.
NA : On ne peut pas comparer, ils sont différents.
« Aujourd'hui, on a un problème : dès qu'un joueur pointe le bout de son nez, il part à l'étranger. » Norberto Alonso, dit El Beto
Surtout par rapport à la rébellion de l'un et de l'autre. À notre époque, il y avait des numéros 10 exceptionnels de partout : Platini, Cruyff, Matthäus... La force de Messi, c'est qu'en quelques mètres, il peut effacer deux ou trois adversaires. Et quand il va frapper, il a regardé avant où il voulait la mettre. Il ne tire pas au hasard, il vise un poteau ou un autre, et boum. Pourvu que l'on continue à avoir des joueurs comme ça tous les vingt ans.

La sélection de Maradona était-elle plus forte ?
RB : Ça n'avait rien à voir. Elle était beaucoup plus forte. Il y avait des joueurs d'une tout autre catégorie. En 1986, on était deux bons joueurs par poste. Si tu en sortais un, tu mettais son remplaçant et on ne voyait pas la différence.
NA : Le football argentin a beaucoup changé. Avant, il y avait beaucoup plus de potreros (terrains vagues sur lesquels les jeunes joueurs peaufinaient leur technique, N.D.L.R.). On jouait avec un numéro 10 et un numéro 8 pour faire le jeu. Aujourd'hui, on a un problème : dès qu'un joueur pointe le bout de son nez, il part à l'étranger. Nous, en 1978 comme en 1986, on avait comme avantage de presque tous jouer ici, en Argentine. Ça facilitait les choses pour nous comme pour le sélectionneur.



Votre rapport à la sélection est particulier. Vous étiez adulés en club, vous avez tout gagné avec River et Independiente, mais vous êtes champions du monde en passant l'essentiel de la compétition sur le banc.
NA : Je revenais d'une saison à l'OM (17 matchs et trois buts en 1976-1977, N.D.L.R.), où tous les entraîneurs m'aimaient malgré mes blessures. Je rentre justement pour pouvoir jouer cette Coupe du monde à domicile. Je fais un très bon premier semestre avec River en 1978, et Menotti, dont j'étais le capitaine à ses débuts en 1975, me préfère finalement à Diego, qui était tout jeune.
« Cette sélection n'a plus de Passarella, d'Hector Enrique, de Burruchaga, de Valdano. En plus, en 1986, tous les joueurs de l'effectif étaient dans leur meilleure forme. » Ricardo Bochini, dit El Bocha
Il y a visiblement eu des pressions pour que ce soit moi (de l'amiral Carlos Alberto Lacoste, supporter de River Plate, chargé pour la dictature de Videla de l'organisation du Mondial, N.D.L.R.). Toujours est-il que je me retrouve remplaçant quand la compétition commence. Je suis décisif en entrant en jeu lors du premier match contre la Hongrie, puis malheureusement, je me blesse.
RB : Moi, en 1986, j'étais là pour remplacer Diego s'il lui arrivait quelque chose. J'ai joué beaucoup de matchs amicaux avec l'Argentine, j'ai souvent été bon. J'aurais fait la même chose à la Coupe du monde si besoin. J'avais confiance en moi pour pouvoir jouer dans cette sélection parce qu'elle était très bien construite. Maradona était le joueur déséquilibrant de cette équipe, mais quand j'étais en forme, je pouvais faire pareil. Peut-être pas exactement pareil que ce qu'a fait Diego au Mexique, parce qu'il était au-dessus de tout, mais avec Independiente (où il a fait toute sa carrière, entre 1972 et 1991, N.D.L.R.), j'ai aussi fait de grands matchs.


Qui peut remplacer ou épauler Messi aujourd'hui ?
RB : Il n'y a personne. En plus du Beto, en 1978, il y avait Kempes, avec un autre style, mais terriblement efficace et décisif. Là, Di María, c'est un bon sprinter dans le couloir gauche, mais il n'organise pas le jeu. Sur le banc, Dybala n'est pas un meneur de jeu. Cette sélection n'a pas non plus de Passarella, d'Hector Enrique, de Burruchaga, de Valdano. En plus, en 1986, tous les joueurs de l'effectif étaient dans leur meilleur forme. Peut-être qu'on a Agüero aujourd'hui. C'est un grand joueur, mais il faut voir dans quelle forme il se trouve.
NA : L'Argentine est Messi-dépendante. Tout le monde pense que Messi va gagner le Mondial, mais un joueur tout seul ne peut pas le faire. C'est ça, la vérité. Pour faire une bonne équipe, tu as besoin de plusieurs pièces.
« Meza est un grand joueur : il est habile, il va toujours de l'avant, il a un bon rythme, il va et il vient constamment, il te met des bons ballons. » Ricardo Bochini, dit El Bocha
Il te faut une colonne vertébrale. Il y a ceux qui construisent et ceux qui détruisent. Nous, avec Diego et d'autres, on avait comme rôle de construire. Derrière nous, on avait des milieux défensifs et relayeurs solides. Tout ça, c'est ce que je ne vois pas trop dans la sélection actuelle. J'aurais aimé, par exemple, voir une doublette avec Mascherano et Ponzio (milieu défensif de 36 ans de River Plate, N.D.L.R.) à la récupération, parce que quand on va prendre des contres, va falloir les arrêter. Là, on demande tout à un joueur, Messi, qui certes est différent, mais quand il est bien pris, entouré d'adversaires, même pour lui ça devient difficile. Il faut un coéquipier avec suffisamment de personnalité pour pouvoir le relayer.



Avec la blessure de Lanzini, c'est Maximiliano Meza qui devrait être le relais de Messi sur le terrain. Il joue à Independiente. Ça devrait vous plaire, Bocha ?
NA : Moi, je pense qu'avant de mettre le maillot de la sélection, tu dois mettre celui de River ou de Boca. Celui qui a joué pour l'un ou pour l'autre a beaucoup d'avantages sur les autres.
RB : Je ne suis évidemment pas d'accord avec ça. La sélection a toujours eu des joueurs qui venaient de partout. Meza est un grand joueur : il est habile, il va toujours de l'avant, il a un bon rythme, il va et il vient constamment, il te met des bons ballons.
« Si l'Argentine fait un mauvais Mondial, pas sûr que Messi ait la motivation de continuer. » Ricardo Bochini, dit El Bocha
Dans cette sélection, c'est une sorte de numéro 8 sur le côté droit dont a besoin l'Argentine. Il peut amener les ballons à Messi, s'associer avec lui au milieu de terrain. Après, devant, je préfère Agüero à Higuaín, même si moi, je mettrais les deux ensemble. À mon avis, l'Argentine n'a besoin que d'un seul milieu récupérateur, en tout cas contre des équipes comme l'Islande, le Nigeria ou la Croatie. Apparemment, Sampaoli va mettre Lo Celso, qui est un bon joueur, mais pas assez offensif. Imagine : Di María et Meza sur les côtés pour courir, Messi en 10 et Agüero et Higuaín devant, ce serait une attaque impressionnante. Après, contre le Brésil, l'Espagne ou la France, il faudrait forcément changer un peu.


Après la troisième finale consécutive perdue, Messi avait annoncé qu'il prenait sa retraite internationale, avant de revenir sur sa décision. Là, il a dit que ce Mondial pourrait être la fin pour lui en sélection.
NA : Quand il a dit qu'il arrêtait, je me suis dit qu'il était fou. Tu ne peux pas dire ça. Le truc, c'est que quand tu es habitué à jouer dans de grandes équipes, tu veux gagner tout le temps. En 2016, j'avais dit tout de suite qu'il faisait erreur, parce que les gens ici continuent à être enthousiastes, à croire en lui. Et ses coéquipiers aussi. Ils ne sont pas bêtes, ils savent qu'à n'importe quel moment il peut frotter la lampe et sortir une action ou un but de nulle part. Lors des dernières sorties de la sélection, il a toujours été le meilleur sur le terrain. C'est aussi pour ça qu'on le respecte aujourd'hui.
RB : Si l'Argentine fait un mauvais Mondial, pas sûr qu'il ait la motivation de continuer. Je pense qu'on va passer le premier tour. Après, faut voir qui on affronte. Pour l'instant, l'équipe n'est pas très en forme, mais elle peut se trouver pendant la compétition. Sur un match à élimination directe, elle peut sortir n'importe qui. En 1986, on sortait aussi d'éliminatoires pas terribles. Mais encore une fois, il y avait de meilleurs joueurs. Aujourd'hui, Neymar est mieux entouré que Messi. Pour moi, le Brésil est la sélection la plus forte de ce Mondial.





Propos recueillis par Léo Ruiz
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