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La saison où Conte et Sarri ont été virés d’Arezzo

Avant de se retrouver lors d’Inter-Juventus dans un derby d’Italia explosif ce dimanche soir, Antonio Conte et Maurizio Sarri ont eu des parcours diamétralement opposés. Si le premier a été un joueur international et un entraîneur rapidement couronné de succès, le second a d’abord été banquier et a mis plus de vingt ans avant de s’asseoir sur un banc de Serie A. Pourtant, le destin a réuni les deux hommes en 2006 du côté d’Arezzo, en Toscane, alors dans l’antichambre de l’élite. Et cette année-là, ni Antonio Conte ni Maurizio Sarri n’ont réussi à maintenir Arezzo. Pire : les deux ont été virés. Retour sur une année folle.


Au bout du combiné, Piero Mancini est un homme prompt à se rappeler le passé même s’il n’a rien de glorieux. Au contraire : « Je suis très heureux de voir Antonio Conte et Maurizio Sarri s’affronter à ce niveau et d’un autre côté, je me demande encore comment j’ai fait pour descendre avec ces deux entraîneurs exceptionnels.  » L’affrontement en question, c’est cet Inter-Juve prévu ce dimanche 6 octobre 2019. Ce derby d’Italia qui voit les Nerazzurri de Conte croiser le fer avec leurs dauphins qui ne sont autres que les Bianconeri, octuples champions en titre, de Sarri.


Pour la relégation, Mancini fait référence à la saison 2006-2007 du club d'Arezzo dont il assurait la présidence. Mais s'il a autant de remords, l’homme de 71 ans le doit avant tout à ses choix. « Avec le recul, je n’aurais pas dû faire partir Conte et lui faire davantage confiance » , ressasse l’ancien président d’Arezzo. Car cette année-là, Mancini a eu l’opportunité d’avoir sous ses ordres ces deux coachs géniaux. Mais ça ne s’est pas très bien passé.

Conte-Sarri, passage de témoin


Retour à l’été 2016. Tout juste sorti de Coverciano fraîchement diplômé, Antonio Conte prend en main pour la première fois une équipe professionnelle. C’est à 75 kilomètres du « Clairefontaine italien » que l’ancien international italien pose ses valises, à Arezzo. Dans cette ville de 100 000 habitants, l’agitation est palpable. La victoire de la Nazionale en Allemagne y est pour quelque chose, le scandale du Calciopoli aussi. À l’instar de la Juve, reléguée et qui part avec neuf points de retard, Arezzo commence son championnat avec six unités à rattraper. Et surtout sans Alessandro Del Piero, David Trezeguet ou Pavel Nedvěd. «  À cause du Calciopoli, ça a été une saison compliquée d’entrée, rappelle Piero Mancini. La Fédération voulait nous imposer neuf points de pénalité, j’ai réussi à réduire la sanction à six.  » Une bonne nouvelle pour lui et surtout pour Conte, qui bénéficie alors déjà d’une belle cote auprès de son N+1. « J’ai choisi Conte cette année-là, car il a été un grand joueur, un homme doté d’une grande intelligence qui a de grandes compétences sportives. Sans oublier une soif de vaincre inépuisable. »


Cette Serie B, qui sera considérée comme l’une des plus relevées de l’après-guerre, ne fait aucun cadeau d’entrée au Mister Conte et à sa troupe. Après neuf journées, Arezzo ne compte que cinq points et n’a toujours pas remporté le moindre succès. Antonio Conte se brouille avec son défenseur Mirko Conte, perd la confiance du groupe et voit l'homme fort du club lui indiquer le chemin de la sortie. Piero Mancini, qui garde encore une grande admiration pour l’actuelle tête pensante de l’Inter, explique : « Conte est un vrai leader, mais c’est un gars qui arrive et dicte ses conditions, car il veut tout faire pour gagner. Il avait perdu la confiance du groupe et la seule solution qui s’offrait à nous, c’était alors de changer. » Daniele Croce, milieu de terrain de l’époque, confirme les dires de son boss pour Tuttomercatoweb : « Dès son arrivée, Conte a eu du mal à se faire comprendre du reste de l’équipe. Il a changé de système lors de la première journée du championnat, pour passer en 4-4-2 après avoir joué tous les matchs de pré-saison avec un autre système. Il n’a pas réussi à rassurer l’équipe, lors de son premier passage.  » Car oui, il y en aura un deuxième. Mais avant cela, Arezzo et Piero Mancini mettent le cap sur un entraîneur plus expérimenté, qui connaît la Serie B : Maurizio Sarri.

Sarri et L'Enfer du dimanche


Le banquier de formation, âgé alors de 47 ans, sort d’une saison pleine sur la banquette de Pescara. Et jouit surtout d’une réputation régionale, à la suite de son passage remarqué à l’AC Sansovino qu’il a porté du championnat amateur à la Serie C2 en trois ans. D’entrée, Sarri change de système, montre des passages de L'Enfer du dimanche d’Oliver Stone avant les matchs, mais ne réussit pas vraiment à changer le visage d’Arezzo. Il faudra quatre journées à Sarri pour rompre la malédiction, et enfin permettre à Andrea Ranocchia, Antonio Floro Flores et autres de remporter leur premier match de la saison face à... Pescara (4-1). Logique. Mais c’est surtout face aux gros que l’Arezzo de Sarri surprend.



En championnat, son Arezzo vient tenir tête à la Juve dans l’antre de l’Olimpico grâce à un doublé en quatre minutes de Daniele Martinetti qui répond à David Trezeguet et Rafaele Palladino. En Coupe d’Italie, sa formation s’incline de justesse en quarts de finale face au Milan d’Ancelotti qui montera sur le toit de l’Europe quelques mois plus tard. Mais ça ne suffit toujours pas pour qu’Arezzo quitte sa position de lanterne rouge : « On a fait quelques bons résultats face aux grosses écuries, mais on jouait très mal. Et puis, après une défaite à la Triestina, on était convaincus de rappeler Conte » , détaille Piero Mancini. Nous sommes le soir de la 28e journée, et le couperet tombe pour Sarri.

« Conte avait déjà les caractéristiques d’un grand entraîneur »


Il reste, alors, quinze journées à Conte pour tenter l’impossible. Si son retour est marqué par quatre nouveaux matchs sans victoire, la suite ressemble presque à un conte de fées : huit victoires en onze rencontres, avec une seule et large défaite face à la Juve (1-5) qui est sacrée championne ce jour-là. Mais les six points de pénalité en début de saison pèsent trop lourd : Arezzo termine vingtième sur 22, et n’a même pas le droit de disputer les play-offs de relégation pour un point. Alors, après cet ultime succès pour rien lors de la dernière journée face à la Triestina (3-1), Antonio Conte explose non sans ironie en conférence de presse : « Être relégué de cette façon fait mal, mais cela me fait comprendre des choses que je savais déjà dans le football. Tout le monde est fort pour parler... Maintenant, il me semble que les méchants sont dehors et qu’il y a désormais un football propre... Vive ce football propre ! Je suis profondément déçu, et amer. Et si j’ai beaucoup de respect pour les supporters de la Juventus, j’en ai très peu pour l’équipe. »


Si la réalité est alors dure à encaisser pour Piero Mancini, les derniers mois de Conte sont loin de le laisser insensible : « Conte a fait une fin de championnat incroyable, l’équipe pratiquait un jeu extraordinaire et il n’a pas manqué beaucoup de points pour nous sauver. Pour moi, Conte avait déjà les caractéristiques d’un grand entraîneur à cette époque. Bien plus que Sarri. Même Sarri lui-même ne devait pas imaginer arriver là où il est aujourd’hui. » Reste que ce dimanche soir, Antonio Conte et Maurizio Sarri vont se serrer la poigne et disputer un premier tournant dans la course au Scudetto. Car pour l'un et l'autre, Arezzo fait presque partie d'une autre vie.

Par Andrea Chazy Propos de PM recueillis par AC
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