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Un partout, Espagne nulle part

La Russie, pays organisateur, a créé la première grosse surprise de ces huitièmes de finale de Coupe du monde en éliminant l'Espagne aux tirs au but (1-1, 4-3). Après son ouverture du score précoce, la Roja n'a plus rien montré du match et n'a jamais réussi à mettre la moindre intensité pendant que la Sbornaïa bétonnait et jouait tous les contres à fond. Les Russes affronteront la Croatie ou le Danemark en quarts.

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Espagne 1-1 Russie

Buts : Ignashevich (CSC, 11e) pour l'Espagne // Dzyuba (SP, 41e) pour la Russie

Ce huitième de finale était la rencontre de deux pays qui n’y croyaient pas. D’un côté, la Russie qui, malgré deux premiers matchs victorieux, a douché l’enthousiasme de ses supporters en prenant le bouillon contre l’Uruguay. Depuis, dans les rues, le discours pré-Coupe du monde est revenu : « Nous n’avons aucune chance » , « les deux premiers matchs ont été joués contre des équipes faibles » , voire, parfois, «  ces deux matchs étaient truqués » . De l’autre côté, l’Espagne, dont les joueurs et le sélectionneur sont très largement critiqués au pays, et qui n’ont eu de cesse de se plaindre de ce manque de soutien. Mais, alors que la Roja n’a plus perdu un match depuis l’Euro 2016, on l’attendait tout de même bien au-dessus d’une Sbornaïa individuellement limitée. À la place, voilà ce qu’on a eu : une atmosphère orageuse, de la peur, une équipe qui bétonne et l’autre qui a oublié comment on attaquait, et surtout une bonne dose d’ennui. Mais avec, à la fin, une séance de tirs au but qui envoie le pays organisateur en quarts de finale, et le champion du monde 2010 à la maison.

Les notes de l'Espagne face à la Russie

Quand Piqué copie Umtiti


Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'Espagne n'a pas été souveraine dans cette rencontre. Remaniée avec notamment un Iniesta laissé sur le banc et remplacé par Asensio, elle ouvre le score très vite sur un coup franc provoqué par une grosse faute de Zhirkov sur Nacho : à la lutte avec Ignashevich, Sergio Ramos pousse le défenseur à l’erreur et provoque un but contre son camp. Le dixième du tournoi et le deuxième concédé par les Russes. Malgré cela, l’Espagne reste fébrile. Au lieu de pousser pour faire le break, elle préfère jouer à la passe à dix. Une stratégie qui fonctionne pendant une demi-heure, avant que la Russie ne parvienne enfin à sortir de son camp. À la 36e minute, Golovine est le premier à se montrer dangereux d’une frappe enroulée qui loupe le cadre. Quatre minutes plus tard, prenant sans doute exemple sur son coéquipier barcelonais Samuel Umtiti, Piqué saute le bras en l’air sur un corner de Samedov et contre de la main une tête de Dzyuba. Ce dernier se charge lui-même d’égaliser sur penalty

Dans les tribunes, au moment des hymnes, les spectateurs du stade Loujniki avaient déployé un tifo sur lequel était inscrit : « сказку сделать былью » . « Que le conte de fée devienne réalité » , en VF. Après l’égalisation, et vu l’attitude de l’Espagne, les Russes commencent vraiment à y croire. Après la pause, ils pressent plus haut. Une aubaine pour l’Espagne, qui va pouvoir profiter des espaces laissés par son adversaire ? A priori oui, sauf que la Roja semble incapable d’accélérer le jeu et de créer de l’animation offensive. Le jeu espagnol se résume à de longues transversales un peu vaines et à des centres qui ne donnent rien. Surtout, les joueurs de Fernando Hierro perdent beaucoup trop de ballons, et chaque contre russe fait bouillir les tribunes. Idem lorsque Cheryshev, le joker aux trois buts, entre à l’heure de jeu, et quand Dzyuba, le buteur du jour, est remplacé cinq minutes plus tard.

Handball et tirs au but


L’arrivée d’Iniesta sur la pelouse, à la place de David Silva, ne change pas vraiment la donne. Le match reste mou, sans intensité, et la Russie bétonne de plus en plus avec ses cinq défenseurs. À la 85e, enfin, une double tentative de Don Andrès et Aspas réveille ceux qui avaient été tentés par l’appel de la sieste. Sur l’action suivante, c’est Golovin qui fonce seul vers le but avant d’être arrêté par l’arbitre pour une faute peu évidente. La première prolongation de cette Coupe du monde repart sur un tout petit tempo. L’Espagne se transforme de plus en plus en une équipe de handball, à laquelle on aimerait imposer un temps de possession maximum. Seul petit motif d’excitation : pour la première fois dans l’histoire de la Coupe du monde, une équipe fait un quatrième changement, lorsque la Russie fait entrer Alexander Erokhine.

Avec dans ses buts un David de Gea qui a pris six buts sur les sept tirs cadrés auxquels il a eu affaire depuis le début de la compétition, l’Espagne a de quoi avoir un peu peur des tirs au but, et se remet donc à pousser autour de la 110e minute, via Rodrigo, tout frais entré en jeu. En réponse, les joueurs russes demandent à leurs supporters davantage de soutien, et ceux-ci répondent au quart de tour. La pluie commence à tomber à grosses gouttes. Tous les éléments sont réunis pour une conclusion homérique. Et ça n’a pas loupé : le bruit émis par le stade Loujniki au moment où Akinfeev a stoppé le tir de Koke, puis quand il a repoussé celui d’Aspas, a dû briser des tympans jusqu’en Espagne. La Roja, fantomatique, ne méritait pas beaucoup mieux. Et la Russie a d'ores et déjà plus que réussi son Mondial.



Espagne (4-2-3-1) : De Gea – Alba, Ramos, Piqué, Fernandez (Carvajal, 70e) – Koke, Busquets – Silva (Iniesta, 67e), Isco, Asensio (Rodrigo, 104e) – Costa (Aspas, 80e). Sélectionneur : Fernando Hierro.

Russie (5-3-2) : Akinfeev – Zhirkov (Granat, 46e), Koudriachov, Ignashevich, Koutepov, Fernandes – Kouzyaïev (Erokhine, 97e), Zobnine, Samedov (Cheryshev, 61e) – Golovine, Dzyuba (Smolov, 65e) Sélectionneur : Stanislav Cherchesov.




Thomas Pitrel, au stade Loujniki (Moscou)
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