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La Roumania du FC Nantes

Véritable taulier du début de saison, Ciprian Tătărușanu a fait remonter aux supporters nantais quelques souvenirs des Roumains passés par la Beaujoire. De l'empereur Moldovan au flop Florin Bratu, retour sur la touche roumaine du FC Nantes.

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Tătărușanu, le rideau de fer

Le 12 août dernier, La Beaujoire découvrait son nouveau dernier rempart avec épatement. Ce jour-là, le FCN accueillait Marseille pour sa première à domicile de la saison, et Ciprian Tătăruşanu mit d’emblée tout le monde d’accord : des sauvetages à la pelle, plusieurs belles horizontales et un but qui ne sera concédé qu’à quelques minutes du terme, sur une action de raccroc de ce diable d’Ocampos. Depuis, après deux nouvelles performances autoritaires au stade de l’Aube puis face à l'OL, l’affaire ne fait pas de doute : les Canaris ne se sont pas trompés en s’offrant les services du désormais ex-portier florentin.

Titulaire d’une Viola qui s’est classée cinquième puis huitième du Calcio, international depuis 2010 (quarante-quatre capes), l’ancien du Steaua est, à trente et une piges, en pleine bourre. Ça tombe bien, un gros challenge attend notre homme : celui de réconcilier les supporters nantais avec les gardiens de l’Est, lesquels n’ont pas oublié le passage terrifiant du Serbe Vladimir Stojković dans la cité des ducs, il y a dix ans déjà. Venu de Slovaquie alors que le club végétait en Ligue 2, l’éphémère Lubos Kamenar et ses 52 pions mangés en 37 apparitions n’avaient pas non plus marqué de leur empreinte l’histoire du club, lors de sa seule année dans le 44. S’il ne fait pas perdurer sa réputation de petit collectionneur de boulettes, qu’il traîne depuis plusieurs années, le Roumain peut espérer briser la malédiction.

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Viorel Moldovan, l'Empereur

Quand on associe Nantes à la Roumanie, c’est à sa trogne qu’on pense en premier. En plus d’être le premier Roumain à avoir porté la liquette du FC Nantes, Viorel Moldovan est aussi celui qui a le plus marqué l’histoire de la Maison jaune. Arrivé au club en 2000, il est sacré champion de France dès sa première saison au club. Sous les ordres de Reynald Denoueix, l’attaquant transylvanien claque onze pions en vingt et une titularisations et contribue grandement à faire reluire ces Canaris que personne n’attendait en début de saison.

L’année suivante, le Roumain décide de faire de la plus prestigieuse des compétitions européennes son nouveau terrain de jeu. Tout au long de l’édition 2002 de la C1, les Nantais sont héroïques et leur buteur scintille. Apogée d’une campagne réussie, il plante un golazo plein de malice face au grand Manchester United, laissant Fabien Barthez sur les fesses. Après un prêt à Abu Dhabi en 2003, il quittera finalement les bords de l’Erdre en 2004, au terme d’un dernier exercice à onze buts en douze matchs. On voit encore régulièrement son maillot dans les travées de La Beaujoire.

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Claudiu Keșerü, l'héritier

Arrivé à seulement seize ans au centre de formation du FC Nantes, Claudiu Keșerü avait tout de l’héritier de Viorel Moldovan. En 2004, après le départ de son glorieux aîné, le natif d’Oradea débute sous la tunique des Canaris. Rapidement, le jeune Roumain met quelques paillettes dans les yeux des supporters avec une patte gauche qui détone. Pourtant, pour Keșerü, les campagnes se suivent et se ressemblent en Loire-Atlantique, où il ne parvient pas à s’imposer comme un indéboulonnable du onze nantais. Lors de la saison 2006/2007, sa plus aboutie, l’étoile roumaine empile les sacoches, mais rien n’y fait, Nantes est rétrogradé en Ligue 2 après quarante-quatre saisons consécutives dans l’élite. Prêté successivement à Libourne puis à Tours, il quittera définitivement les Canaris pour Angers en 2009. Il fait aujourd’hui le bonheur de Ludogorets dans le championnat bulgare.




Banel Nicolita, l’éphémère soldat

Avant Tătărușanu, le dernier représentant du pays de Dracula à avoir joué pour l’octuple champion de France n’y a pas laissé que des mauvais souvenirs, en tout cas sur le terrain. Prêté par les Verts à des Canaris boostés par leur remontée historique dans l’élite, l’actuel joueur de Limassol (Chypre) a pu faire admirer, l’espace d’une saison dans le couloir droit nantais (2013-2014), ses qualités de combativité et sa science des coups francs dans la boîte. Sans toutefois claquer de stats folles : un pion et quatre caviars en dix-sept petites rencontres de championnat, la faute à quelques blessures plombantes et plusieurs allers-retours entre la banquette et le onze titulaire de Der Zakarian. L’histoire se finira de manière bien triste l'été suivant, avec une aventure stoppée après des négociations non aboutie et un clash entre l’institution nantaise et son ex-soldat sur fond de salaires impayés.




Florin Bratu, le « Trezeguet de Bucarest »

Juste après le départ de Moldovan, un peu avant l'éclosion de Keșerü, le FCN s’emballe pour un autre neuf roumain : Florin Bratu et ses six petits buts à Galatasaray. La direction nantaise pose trois briques sur la table, et Loïc Amisse y va de sa comparaison lors de la présentation de son nouveau joujou : « un mélange de Cissé et Trezeguet » . Ce seront les trois millions de trop pour la Maison jaune, qui n’aura jamais de retour sur investissement. Écrasé par les attentes, dans une formation à la dérive, l’attaquant formé au Rapid Bucarest n’est lancé que sept fois dans l’équipe de départ et intègre rapidement le hall of fame des plus belles arnaques nantaises sur le front de l’attaque, aujourd'hui bien au chaud entre Ariza Makukula, Stefan Babović ou Shiva Star N’Zigou. Suivront des prêts à Valenciennes et Bucarest, avant un retour définitif au pays pour moins d’un million en 2007, sans avoir pu augmenter son total de deux réalisations en jaune et vert. Aujourd’hui, Bratu s’est éloigné des terrains. Mais reste installé dans le top 10 des plus gros achats du club septuagénaire.


Bonus : le FC Nantes - Roumanie en inauguration de la Beaujoire

Et si finalement, c’était en 1984, seize ans avant l’arrivée du pionnier Viorel Moldovan sur les bords de l’Erdre, que la connexion roumaine du FC Nantes était née. Après tant d’histoires dans leur antre de Marcel Saupin, les Canaris s’avancent, en ce bel après-midi de mai, pour inaugurer leur nouvel écrin de la Beaujoire. Pour cette première, un adversaire étonnant se dresse sur la route de la bande de Loïc Amisse : l’équipe nationale de Roumanie. Les Tricolorii s’apprêtent à disputer l’Euro 1984 et veulent découvrir un stade où ils affronteront le Portugal lors de leur dernier match de poule. Dans une rencontre assez fermée, le Roumain Mircea Irimescu inscrit le seul but du match d’une banderille de vingt-cinq mètres. Depuis, un fantôme roumain hante toujours le FC Nantes.

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Par Jérémie Baron et Nicolas Grellier
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