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La Roma prépare l'artillerie

Depuis le début du mercato, l'AS Roma a déjà fait signer cinq joueurs, et vient de placer un gros coup avec l'arrivée de la pépite Juan Iturbe. Deuxièmes la saison dernière, les Romains savent qu'ils ont un gros coup à jouer cette année. Surtout après le départ d'Antonio Conte.

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Juan Iturbe avait le choix. C'était soit la Juve, soit la Roma. Le joueur argentin, auteur d'une énorme saison avec le Hellas Vérone, était convoité par les deux clubs qui ont dominé la Serie A de septembre à mai. La Juve semblait avoir fait la différence pour le convaincre. Et puis, en une journée, tout bascule. Conte démissionne, et, dès le lendemain, la Roma annonce la signature officielle du joueur. Lien de cause à effet ? Officiellement, non. Mais le message est clair : l'attaquant a préféré l'outsider au champion. Et il n'est pas le seul à avoir choisi de rejoindre les troupes de Rudi Garcia depuis le début du mercato. Seydou Keita, Salih Uçan, Urby Emanuelson et Ashley Cole ont tous embrassé le projet giallorosso, alors que le mercato n'est officiellement ouvert que depuis deux semaines. L'intention du club de la capitale est on ne peut plus directe : cette saison, la Roma veut le Scudetto. L'an passé, elle a longtemps couru après la Juve, mais a fini par capituler face au rythme intenable de l'escadron d'Antonio Conte. Le départ de ce dernier permet de remélanger les cartes. La Roma a désormais un vrai statut de favori. Qui ne lui a cependant pas toujours été profitable.

Tabou C1 pour Rudi

Pour Rudi Garcia, c'est un sacré challenge. L'an passé, il était arrivé à Rome sur la pointe des pieds. L'équipe sortait de deux saisons très négatives, avec de grosses désillusions, et tout le monde était critiqué. Le coach du LOSC a débarqué sans trop de pression, et a réussi à unir le groupe. Les résultats ont suivi, la Roma a enchaîné dix victoires lors des dix premières journées, un record en Italie, et n'a plus jamais quitté les deux premières places du classement. Voilà désormais l'acte II. La Roma est désormais attendue, tout comme Rudi Garcia, considéré par tous comme le meilleur coach de Serie A la saison dernière derrière Antonio Conte. Mais maintenant que l'entraîneur de la Juve a décidé de dire basta, le bon Rudi se retrouve en première ligne, avec une équipe renforcée qui a donc toutes les cartes en main pour aller jouer le Scudetto.

Les dirigeants l'avaient promis à la fin de la saison : ils construiraient pendant l'été une équipe en mesure de jouer la Ligue des champions, et d'être à la fois compétitive en championnat. Pour le moment, ils sont en train de tenir parole. Car dans ce recrutement ciblé et malin, il y a un peu de tout : de l'expérience (Ashley Cole, une C1 gagnée avec Chelsea, Seydou Keita), des petits génies (Uçan, grande promesse du football turc, et Iturbe) et des gars sûrs (Emanuelson). Et ce n'est visiblement pas fini. Du côté de Trigoria, de nombreux noms tournent encore en boucle. Des exemples ? Shaqiri, Ferreira Carrasco, Rolando ou encore Ron Vlaar, auteur d'une énorme Coupe du monde avec les Pays-Bas. Rudi Garcia sait ce qu'il veut, et sait surtout de ce dont il a besoin. Le coach a déjà disputé la Ligue des champions avec le LOSC, n'y a jamais fait très bonne figure (deux éliminations au premier tour), et a donc appris de ses erreurs. À Rome, il n'a pour le moment commis pratiquement aucune erreur. Et n'a aucune intention de s'arrêter en si bon chemin.

« Je suis venu ici pour le Scudetto »


Reste que la Roma a ce petit quelque chose dans son ADN qui pourrait lui desservir : le statut de favori ne lui sied pas. Il suffit de se souvenir de ce qui s'est passé en 2009 et 2010. Après une saison 2008-09 plutôt négative, la Roma aborde la saison 2009-10 sans grandes ambitions. Et cela commence mal, puisque Spalletti est viré au bout de deux journées. L'équipe est reprise en mains par Ranieri, et là, c'est l'explosion. La formation romaine gagne match sur match, court vers le Scudetto, et termine finalement deuxième, avec les honneurs, à une poignée de points de l'Inter. Elle débute donc la saison 2010-11 avec un logique statut de favori. Raté. L'effet Ranieri s'estompe, le coach démissionne avec une défaite 4-3 contre le Genoa (alors que son équipe menait 3-0) et la saison se termine à la septième position. Évidemment, Rudi Garcia ne veut pas qu'un tel scénario se reproduise. Comme il l'a fait la saison dernière, une grosse partie de son boulot pendant l'été va consister en une préparation mentale féroce. En juillet 2013, il s'agissait de redonner confiance à un groupe démoli mentalement. Maintenant que ce groupe a le moral gonflé à bloc, il s'agit, pour Rudi, de faire comprendre à tout ce petit monde qu'il faut garder la tête sur les épaules.

Car, oui, la Juventus n'a plus Conte. Oui, le Napoli ne s'est pour le moment pas renforcé. Oui, le Milan AC est en pleine reconstruction. Oui, l'ennemi juré, la Lazio, semble largement inférieur. Oui, la Roma a une bonne tête de favorite. Mais attention à ne pas prendre trop la confiance. Les joueurs qui débarquent à Rome cet été ont tous le même mot à la bouche. « Je suis venu ici pour le Scudetto » , a dit Emanuelson, « Je vais gagner à Rome » , a assuré Keita. Il est essentiel d'avoir des ambitions, certes, mais l'étiquette du favori est toujours plus lourde à assumer que celle de l'outsider. D'autant que la Juve, même sans Conte, reste la Juve. Mais nul doute que Rudi Garcia a en tête un plan bien précis pour emmener cette Roma le plus haut possible. Avec ou sans Benatia, avec ou sans Florenzi, avec ou sans Ljajić. Oui, cette Roma-là va nous divertir. On a déjà hâte d'être fin août.

Éric Maggiori
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