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La Premier League est-elle devenue bidon ?

Après avoir soumis l’Europe à son pouvoir de 2005 à 2012, Albion se fait aujourd’hui régulièrement démonter par le reste du continent. L’heure de se demander : l’Angleterre est-elle toujours le meilleur championnat du monde ?

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Roy Keane fait partie de ces mecs qui, quand ils ne sont pas énervés, sont juste très tendus. Et il faut croire que cette semaine, après le naufrage intégral de Manchester United sur la pelouse de l’Olympiakos (non mais, l’Olympiakos, quoi !), l’ancien skipper des Red Devils avait une sulfateuse prête à l’emploi : « Personne ne s'attendait à ça. Vous pouvez critiquer Manchester tant que vous voulez, mais le fait est que l'Olympiakos a bien joué le coup. Ils ont joué vers l'avant et ont été techniquement bien meilleurs que United. Il y a un manque criant de confiance et certains joueurs n'ont tout simplement pas le niveau. On nous a monté la tête avec la Premier League, qui est le meilleur championnat du monde. C'est un non-sens. Ce n'est rien d'autre que la meilleure marque du monde, mais derrière, tout s'écroule, United plus que les autres. Il faut six ou sept joueurs pour reconstruire le club. David Moyes a de quoi être choqué par la qualité des joueurs avec lesquels il travaille. » Si le constat sur MU est imparable, celui sur le niveau réel de la Premier League n’est peut-être pas complètement fou non plus, au regard de cette quinzaine terrible sur la scène européenne. Il a même fallu que Tottenham s’arrache comme un damné face à Dnipropetrovsk (qui n’a pourtant plus grand-chose à voir avec la grosse équipe des 80’s), pour que l’Angleterre soit assurée de ne pas être fanny dans les Coupes d’Europe. Et oui, sans un doublé de l’improbable Adebayor, qui sait si Albion ne se serait pas retrouvée la queue entre les jambes alors que le printemps n’a pas encore pointé le bout du nez. Car le constat est assez terrible pour les représentants de Sa Très Gracieuse Majesté : City et Arsenal largement battus chez eux par Barcelone et le Bayern, United humilié par l’Olympiakos donc, Chelsea bousculé par Galatasaray malgré un ballottage favorable et on ne s’attardera pas trop sur la sortie de Swansea, finalement plutôt valeureux, puisqu’éliminé à la dernière minute sur la pelouse de Naples. Quoique… Cette sortie des Swans est finalement assez symptomatique de ce qu’est peut-être la Premier League désormais : le championnat le plus difficile du monde à défaut d’être encore le meilleur.

Merci Sky !

Au fond, la faculté du modeste club gallois à poser d’énormes soucis au troisième de Serie A illustre assez bien l’extrême compétitivité du football anglais de clubs dans sa profondeur, comme le rappelait vendredi Arsène Wenger, en réponse à l’attaque en règle de « Keano » : « Je pense sincèrement que la Premier League est le championnat le plus difficile au monde, car c’est le championnat où le niveau est vraiment bon de la première à la vingtième place. C’est le seul championnat en Europe où c’est le cas. » De la première à la vingtième, le manager des Gunners pousse un peu, mais c’est vrai que la particularité de la Premier League reste que quasiment n’importe qui peut, notamment à domicile, péter les dents d’un cador de passage dans le coin. Cela tient à trois éléments : la mentalité britannique totalement décomplexée face à qui que ce soit ; la dimension athlétique encore considérable qui transforme n’importe quelle rencontre en un combat de rue que le favori supposé doit relever avant de songer à imposer sa supériorité technique ; et enfin la présence, y compris dans des équipes très moyennes, de quelques individualités de haut niveau, grâce à la manne des droits télé qui permet même aux « petits » de s’acheter quelques cracks. En ce sens, Roy Keane a tort, même si ces joutes sont, il est vrai, sublimées par l’écrin royal que représentent les stades anglais et magnifiées par la réalisation de Sky Sports, une vraie tuerie. En clair, le package est ultra-séduisant, voire un peu racoleur, mais le produit continue d’avoir une immense saveur. Reste à savoir s’il abrite encore du caviar. Et là, l’affaire se complique un peu.

2007, 2008 et 2009, le bon vieux temps


Car outre le fait que le championnat anglais est aujourd’hui la ligue la moins prolifique en buts en Europe (si l’on arrête le comparatif à l’Allemagne, l’Espagne, la France et l’Italie, of course), ce qui n’est jamais qu’un indice de « spectacularité » , se pose la question du niveau. « Il y a dix équipes en Europe qui peuvent battre les équipes de Premier League, reprend Wenger. Les équipes contre lesquelles les clubs anglais ont joué sont des adversaires redoutables. » Oui, une dizaine de formations capables de découper du roastbeef. Et c’est en cela que l’Angleterre doit s’inquiéter. Car il faut se souvenir de cette période 2005-2012. Une demi-douzaine de saisons durant lesquelles les clubs d’outre-Manche étaient non seulement presque assurés d’avoir au moins un des leurs en finale de Champions, mais aussi, et surtout, avaient pris l’habitude d’être souvent quatre en huitièmes et en quarts, et parfois deux ou trois en demies (2007, 2008 et 2009). C’est simple, les bougres s’éliminaient entre eux. Il fallait vraiment un Barça de derrière les fagots ou un Milan pas encore calciné pour regarder le Big Four droit dans les yeux. Le reste de l’Europe, lui, fissurait son caleçon à l’idée de croiser MU, Chelsea, Liverpool ou Arsenal. Y compris le Real. Y compris le Bayern. Y compris la Juventus. Aujourd’hui, ceux-ci, auxquels on peut ajouter Dortmund et probablement l’Atlético Madrid, ne font absolument plus de complexe, notamment sur le plan de l’intensité physique, longtemps écueil insurmontable face aux gros bras anglais, un peu comme durant la décennie 1975-1985 au cours de laquelle le Royaume ne rata que deux finales de C1 (1976 et 1983), avant que le Heysel ne se charge d’interrompre la série. En clair, si actuellement aucun autre championnat ne possède un quatrième de la valeur de Liverpool (seulement 4 points de retard sur Chelsea, contre -13 pour Bilbao, -21 pour la Fiorentina et Schalke sur leurs leaders respectifs), aucune top team de Premier League n’est aujourd’hui favorite face au trio Bayern-Barcelone-Real, tout en étant désormais vulnérable face à d’autres. Résultat : Albion pourrait bien n’avoir aucun membre en quarts de C1 pour la seconde saison de suite et il faut se rappeler qu’en 2012, Chelsea n’était passé que par miracle face à Naples en huitièmes pour être le seul rescapé britannique dans le grand huit final. Oui, qui sait si, après avoir longtemps été le propriétaire de la Ligue des champions, l’Angleterre n’est pas dorénavant idéalement taillée pour la Ligue Europa…

Par Dave Appadoo
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