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La Ligue 1 doit-elle recruter made in China ?

Le 3 mars, l'AS Saint-Étienne a fièrement annoncé le recrutement du Chinois Xiang Baixu, 19 ans, en provenance des Chengdu Blades. L'attaquant va rejoindre le centre de formation forézien et une question se pose : est-ce une bonne idée de recruter chinois ? Les précédents tendent à prouver que non.

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« Nous l'avons testé et il a beaucoup de qualités et un potentiel intéressant. Il est très adroit devant le but et très bon dans la protection du ballon dos au but. C'est un style d'attaquant que nous n'avions pas chez nous. » Brandão peut trembler, le portrait robot dressé par Bernard David, responsable du centre de formation de Saint-Étienne, annonce du lourd sur le front de l'attaque stéphanoise. Dans les faits, Xiang Baixu n'est encore qu'un international U19 chinois qui a tout à prouver malgré un beau gabarit (1,88m, 75 kg). Plus que s'adapter au football français, le jeune Asiatique va devoir écrire l'histoire. Car avant lui, aucun de ses compatriotes ayant signé en France n'a laissé de trace significative. En 2004, Marseille a pris le jeune Gai Yang en espérant dénicher un futur crack et un bon produit marketing. Un bide. Une source dans le club phocéen nous a précisé qu'aujourd'hui « le club avait une politique centrée sur les jeunes talents français » , et que de toute façon, « on recrute les joueurs sur leur qualité technique, pas leur nationalité » . Arnaud Montebourg like this.

Li Jinyu, le premier Chinois de Ligue 1

Si Marseille a essayé d'innover sans succès il y a dix ans, les Phocéens n'ont pas été les premiers à se casser les dents sur un footballeur made in China. L'AS Nancy Lorraine a tenté sa chance en premier avec Li Jinyu en 1998. « Tout le monde disait qu'il fallait recruter des Asiatiques il y a quelques années » , se souvient Nicolas Holveck, directeur général de l'ASNL. Recruter un Chinois, c'est se donner de la visibilité sur un nouveau marché. Les Lorrains n'avaient pas fait les choses à moitié puisqu'il avaient pris non pas un hypothétique espoir, mais une valeur sûre, devenue par la suite troisième meilleur buteur de l'histoire de la sélection chinoise.

Mais l'air lorrain ne sied pas au jeune Chinois qui traverse la saison 1998-1999 comme un fantôme. Échec sportif donc, mais aussi commercial : « On n'a eu aucun retour économique ni médiatique suite à ce transfert » , précise le DG nancéien. Pas grave, hein ? Ce n'était pas le but, vu que Li Jinyu « n'a été recruté que sur des critères sportifs » pour reprendre les termes de Nicolas Holveck.Ces fameux critères sportifs sont à chaque fois avancés, comme pour le recrutement de Yi Teng au FC Metz, premier joueur chinois formé et devenu pro en Europe en 2010, ou encore Zhang Jiaqi, 12 matchs et un petit but pour Le Mans entre 2012 et 2013. Les deux sont repartis au pays la queue entre les jambes. Mais si un Chinois se mettait à enquiller les buts façon Zlatan, ce serait tout bon pour attirer le chaland chinois.

Le football chinois s'exporte moins bien qu'une contrefaçon de sac Louis Vuitton

À la LFP, on est plus occupés à s'occuper de la renégociation des droits télé qu'à commenter la signature de Xiang Baixu, et de toute façon, « on n'a pas notre mot à dire sur le recrutement des clubs, même si on peut donner des conseils » , nous indique une source interne. « Après, c'est sûr que l'arrivée de joueurs asiatiques concorde avec notre intérêt pour ces marchés, mais les résultats concrets ne peuvent venir qu'avec des joueurs de premier plan. » Un point de vue qui correspond à la pensée de Nicolas Holveck, pour qui le recrutement d'un Asiatique peut porter ses fruits médiatiquement « si le joueur s'impose dans le onze » . Pour le dirigeant lorrain, la solution serait donc « de prendre un joueur clé de l'équipe nationale chinoise » . Mais cela n'apporterait pas plus de garanties si l'on se fie aux statistiques et à l'histoire : en comparaison avec ses cousins japonais et sud-coréens, le footballeur chinois s'exporte moins bien qu'une contre-façon de sac Louis Vuitton.

Au Japon, on compte quelques joueurs de légende qui ont brillé loin de chez eux : Kazuyoshi Miura (Santos, Coritibia), Hidetoshi Nakata (Parme, Roma), Shinji Ono (Feyenoord) ou encore Shunsuke Nakamura (Celtic). Aujourd'hui encore, une bonne douzaine de Blue Samouraï ont un bon petit CDD sur le Vieux Continent : Keisuke Honde (Milan AC), Makoto Hasebe (Nuremberg), Atsuto Uchida (Schalke 04), Shinji Okazaki (Mayence), Shinji Kagawa (Manchester United) ou encore Yugo Nagatomo (Inter Milan) pour ne citer qu'eux.
Côté Sud-Coréens, le contingent est un peu moins impressionnant, mais compte quelques belles pièces : Lee Chung-Young (Bolton), Ki Sung-Yeung (Sunderland) ou encore Son Heung-Min (Leverkusen). Doit-on citer Park Chu-Young (Monaco, Arsenal, puis Watford) ? Quand on invoque le passé, les Sud-Coréens ont même de quoi se la raconter, car certains ressortissants du pays du Matin calme ont tout fait péter sur le sol européen : Cha Bum-Kum s'est offert deux Coupes de l'UEFA avec Francfort puis Leverkusen dans les années 80, Lee Young-Pyo a contribué à garnir les armoires à trophées du PSV Eindhoven et de Tottenham dans les années 90, et enfin Park Ji-Sung a réussi l'exploit d'être un pilier de Guus Hiddink au PSV Eindhoven, puis de Sir Alex Ferguson à Manchester United, glanant au passage plusieurs titres nationaux, une Ligue des champions et un championnat du monde des clubs.

Dong Fangzhuo, de MU à Ashtarak

En comparaison, le seul Chinois ayant porté les couleurs de MU n'y a joué que trois matchs entre 2004 et 2007. Dong Fangzhuo n'a finalement brillé que lors de prêts en Division 2 belge avec Anvers, avant de se perdre au Légia Varsovie, au Portimonense, puis au Mika Ashtarak en Arménie. Au moment d'établir une liste des Chinois qui ont brillé en Europe, il faut faire comme Raymond Domenech en 2004 avec l'équipe de France : racler les fonds de tiroir, car aujourd'hui, aucun joueur de l'équipe nationale ne crèche sur le Vieux Continent.

Cinq joueurs chinois peuvent éventuellement se gargariser d'avoir fait un petit bout de carrière en Europe. Le plus illustre est Sun Jihai qui, de 2002 à 2008, a disputé 130 matchs pour Manchester City, étant notamment de la montée en Premier League en 2002. Fan Zhiyi, 106 sélections en équipe de Chine, a joué à peu près le même nombre de matchs au Royaume-Uni pour Crystal Palace et Dundee Utd. Shao Jiayi en a fait plus de 150 en Allemagne (Münich 1860, Energie Cottbus, Duisbourg), pendant que Chen Yang y plantait une vingtaine de pions, principalement pour l'Eintract Francfort. Enfin, Zheng Zhi, considéré comme l'un si ce n'est le meilleur joueur Chinois de l'histoire, a prospéré en D2 anglaise avec Charlton avant de se griller sous le maillot du Celtic.

À Xiang Baixu de devenir le pionnier chinois sous le maillot vert. Pour Nicolas Holveck, « si Saint-Étienne décroche un beau sponsor chinois, alors le transfert aura été un bon coup » , une hypothèse pas forcément farfelue car « l'ASSE a un autre niveau médiatique que Nancy » . Une équipe française a déjà réussi la bonne affaire : Reims a pour sponsor principal le constructeur d'ascenseur chinois Sanei, et a affronté l'OM avec un maillot en chinois mandarin en guise de clin d'œil aux 50 ans de la reconnaissance diplomatique de la République populaire par la France du général de Gaulle. Là où les Champenois ont tout bon, c'est qu'ils ont obtenu ce sponsor sans l'aide du moindre joueur chinois. Comme quoi...

par Nicolas Jucha
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