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  1. // Économie

La LFP sans État d’âme

L’information est passée relativement inaperçue, et la blessure de Neymar l’a complètement occultée. Pourtant, la LFP a bel et bien exigé de l’État « un plan de soutien d’urgence » . Une preuve supplémentaire, s'il en fallait une, que les dirigeants du football français ne sont guère friands de l'auto-critique et peu enclins à la décence.

Déjà, Jean-Michel Aulas avait lancé un ballon d’essai pour tester quel serait le degré de résistance du gouvernement face aux lamentations du foot pro... Et il avait été magnifiquement repris de volée par le ministère des Sports : « Sans tenir compte des montants pris en charge par l'État pour l'activité partielle ni des prêts garantis par l'État (PGE), les clubs de football professionnels sont déjà bénéficiaires d'au moins 75 millions d'euros pour la seule année 2020 au titre de la compensation de pertes de billetterie (en cours de décaissement par le ministère) et des exonérations de cotisations sociales. » Ces propos, pourtant bien étayés, sont malheureusement tombés dans l’oreille des sourds de la LFP. À la sortie du conseil d’administration, ce lieu d’excellence où furent si brillamment gérés les droits télé, un communiqué a en effet été rendu public. Il demande, ou plutôt exige, que l’État prenne ses responsabilités à sa place.

Ingrats, ces gratte-papiers


Le constat est évidemment partagé, même si son ampleur ne s’affiche pas de manière identique selon les façons de compter. Pour la LFP, on approche, voire dépasse le milliard d’euros de perte. Pour faire court, « il en va de la survie du secteur du football professionnel » . Rien que ça. Le pire reste que la LFP semble prendre les comptables de Bercy pour des idiots, incapables de poser une règle de trois. Le cœur sur la main, l’institution jure qu’elle ne cherche pas à faire payer au contribuable le fiasco Mediapro et l’incompétence de ceux - toujours en poste - qui y ont contribué.



« Sur ces sujets, peut-on lire dans le communiqué, les clubs ont déjà fait de gros efforts pour s’adapter à cette baisse majeure de revenus, aussi bien à travers les négociations salariales engagées avec leurs joueurs qu’à travers les réformes que la LFP prépare pour assurer son futur. » Et de continuer, sans aucune honte : « Il est cependant indispensable que l’État participe à aider les clubs professionnels et leurs actionnaires à surmonter les urgences que la crise de la Covid-19 a engendrées. » Bref, les directions du foot pro se seraient sacrifiées face à un État égoïste. État qui doit maintenant, après tant d’altruisme, accourir à leur secours.

Mépris de classe ?


Toutefois, avant même de s’embêter à récapituler l’ensemble des soutiens, exonérations et garantie de prêt dont a bénéficié le foot pro, il faut d’abord souligner à quel point cette démarche se révèle obscène. Notamment au regard de ce que traverse, dans le silence, l’ensemble du continent amateur, bien plus en danger que les pensionnaires de L1 et L2. Un Grenelle de l’inclusion et de l’éducation par le sport s’est tenu début février à Garges-lès-Gonesse, à l’initiative de plusieurs maires de communes populaires abritant des quartiers dits sensibles. Leur angoisse concerne l’affaiblissement ou la disparation d’un tissu associatif qui sert de fragile ciment républicain auprès de la jeunesse de leur territoire, avec des conséquences et des dégâts très lourds pour le pays. Ce qu’ils espèrent de l’État renvoie quasiment à la garantie d’un service public minimum sur les terrains, bien loin des règlements de comptes avec Canal à coups de centaines de millions d’euros. La volonté des clubs pros d’obtenir leur exonération de la taxe Buffet, qui assure une certaine solidarité entre le haut niveau et le footballeur du dimanche, illustre cette déconnexion du réel.





Sur le fond, la requête à peine polie de la LFP souligne une ingratitude profonde envers tout ce que le foot pro doit à la nation et ses subsides depuis des décennies, au-delà même des cadeaux de ces derniers mois. Les stades de l’Euro 2016 ont par exemple représenté des dépenses non négligeables pour l’État ainsi que pour les collectivités, dont les villes, qui en portent souvent le poids sur leurs finances. Que la ville de Marseille songe à se séparer d’un Vélodrome si chèrement rénové devrait inquiéter les clubs, tout autant que les huis clos décidés à cause du coronavirus. En effet, l’après-pandémie va sûrement - par ses effets économiques et sociaux - conduire nombre de maires à repenser leur priorité. Sur ce plan aussi, le réveil risque d’être douloureux. Enfin, il ne faut pas oublier que la LFP et le monde pro en général piétinent toute la dimension culturelle du foot depuis des années : mépris envers les supporters, sacrifice des marqueurs symboliques forts comme le maillot, fantasme de ligue fermée, matchs décalés au lundi ou à des horaires asiatiques dans l’espoir de les vendre toujours plus cher... Dès lors, oser annoncer qu'il « en va de la survie d'un patrimoine culturel et économique que l'on ne peut pas aujourd'hui laisser partir en fumée » serait d’une mordante ironie si ses auteurs n’y croyaient pas eux-mêmes. À quand la décence ?

Par Nicolas Kssis-Martov
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