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La lettre de remotivation de Sylvinho

Bien que poussé lundi vers la sortie, Sylvinho pourrait refuser de se laisser marcher dessus. Tout simplement parce qu'il ne semble pas être le principal responsable de sa déroute. Et si le premier entraîneur viré par Aulas lors de sa première saison à l'OL était aussi le premier à réaliser un étonnant retour ? On n'est pas à une surprise près.

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« Président,

Comme vous pouvez l’imaginer, la nuit a été courte et le café matinal amer. Ce matin, je suis donc sans emploi. Pourtant, au milieu des cartons que je n’ai pas eu le temps de déballer, je refuse de céder à la fatalité. Le peignoir ne me sied guère et je crois préférer m’infliger une séance individuelle avec Mapou Yanga-Mbiwa que de supporter le replay de Cyril Hanouna, qui passe en ce moment à la télévision. Autant être clair avec vous : si je vous écris cette lettre aujourd’hui, c’est pour vous dire que je n’abandonnerai pas. J’ai envie de reboutonner ma chemise, empoigner mon sifflet et montrer que le club a tort de m’écarter aussi rapidement. Mon cas n’étant pas encore juridiquement réglé et mon successeur n’étant pas nommé, je vous en supplie, ne me virez pas !


Je m’explique. Si j’ai accepté de relever le challenge proposé par Juninho au début de l’été dernier, c’est parce que je pensais que la structure d’une telle institution me permettrait de m’épanouir dans cette première expérience en tant qu’entraîneur principal. Mais voilà, mon erreur a été de faire confiance à un homme avec qui je n’avais partagé qu’un petit match en Seleção. Au lieu de la légende adulée et charismatique, j’ai trouvé avec une certaine surprise un homme effacé, presque timide, se réfugiant derrière sa barbe et ses lunettes de hipster au lieu de m’épauler dans cette mission, pétrifié à l’idée de se faire gronder par la figure paternelle que vous représentez pour lui. Je ne veux pas mordre la main de celui qui m’a nourri, mais il me paraît un poil injuste de servir de fusible alors que la panne se trouve selon moi à l’étage du dessus. L’autre jour, je suis tombé sur une Une du magazine Society, affirmant qu’une majorité Français haïssait leur N+1. Sans aller jusqu’à la détestation, je peux aujourd’hui comprendre leur position, y étant moi-même confronté. Et encore s’il n’y avait que le N+1...



En arrivant à Lyon, je n’ai pu emmener avec moi qu’un analyste vidéo dans le staff. Finalement, j’ai trouvé sur mon banc un mauvais sosie de Jason Statham savonnant ma planche en direct au micro d’un petit blondinet agité et souriant, alors que Grégory Coupet et Cláudio Caçapa s’asseyaient dans leur siège comme s’ils étaient en tribune présidentielle. Bref : j’ai été un homme isolé dans ce labyrinthe bureaucratique. C’est dire : on m’avait vanté le lien particulier que l’OL entretenait avec le Brésil, la seule marque de soutien que j’ai eue de mes compatriotes a été quand Juninho m’a filé l’adresse du restaurant Sambahia où j’ai dîné seul... Alors oui, on peut donc me reprocher mes choix tactiques (sans que personne ne me souffle d’alternative crédible), ma communication (alors que j’en suis à peine à la 3e leçon sur Babbel pour apprendre le français) et un certain laxisme avec mes joueurs. Mais si j’ai dû titulariser dimanche un Thiago Mendes malade ou un Joachim Andersen en retard à la causerie, ce n'est pas uniquement par plaisir. Les solutions de remplacement ne sont pas légion, la preuve, on me rebat les oreilles avec le petit Caqueret, mais comment croire que le redressement se fera avec une crevette de 19 ans ? J’ai changé mes plans pour mettre dans les meilleures dispositions Memphis, j’ai poussé Aouar et Reine-Adelaïde à se remettre en question. Mais peu importe mes décisions, ce sont onze joueurs aux jambes qui flageolent qui entraient à chaque fois sur le terrain. Onze Bertrand Traoré en puissance. Je ne connais pas Bruno Genesio, mais je me dis qu’il aurait également pu dénoncer comme je le fais l’investissement des joueurs, eux qui sont rarement remis en question dans ce club.


Alors Président, cette lettre est autant une demande de réhabilitation, qu'une invitation à ouvrir les yeux : je ne suis pas le problème de cet OL. Vous être un grand chef d'entreprise, un connaisseur hors pair du football et de ses subtilités. Cette crise est la première depuis un bail dans votre club, pile l'année où vous lâchez la main à un quadragénaire en quête d'une seconde jeunesse. Mais il n'est pas trop tard : pendant que certains préfèrent insister sur le point qui nous sépare de Metz, la lanterne rouge, personne ne semble vouloir remarquer qu’il y a seulement six points qui nous séparent des places européennes. Je ne peux que déplorer cette série incroyablement négative dans laquelle nous sommes plongés. Mais notre situation comptable est encore rattrapable et à un hors-jeu de quelques millimètres près, le derby était à nous. Les détails ont leur importance, mais je vous l'assure : secouez ce bocal, ces sbires qui veulent être califes à la place du calife, et je vous assure qu'ensemble nous recréerons un lien formidable avec les supporters. J'ai senti toute cette énergie lors de la dernière séance d'entraînement, quand je leur tapais dans les mains. Souvenez-vous de ce que vous avez dit la semaine dernière : « Sylvinho est victime d'un procès d'intention injuste. Il a la fibre, mais pas l'expérience. Il a tellement envie de réussir et il va réussir. Si ce n'est pas à l'OL, ça sera après. » En espérant que votre prédiction lucide ne se réalise pas sur le banc d'un de vos futurs concurrents, mais bien ici dans cette famille lyonnaise dans laquelle je n'ai pas encore eu le temps de me faire adopter.

Serviablement vôtre,


Sylvio. »

Ceci est évidemment une fiction. Toute ressemblance avec des faits réels et avérés serait fortuite.



Par Mathieu Rollinger
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