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La flamme Ben Arfa

Et si Hatem Ben Arfa était enfin lancé ? La question est trop facile, trop récurrente pour un joueur dont l’irrégularité et le sentiment de gâchis auront marqué la carrière. Mais elle mérite (encore) d’être posée après un but splendide et une prestation très solide à Lyon mercredi. Surtout que les bouleversements récents au Stade rennais pourraient finalement lui être bénéfiques.

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Les histoires d’amour avec Hatem Ben Arfa ne sont jamais simples. Elles sont souvent courtes, compactes, passionnelles. Rien d’étonnant vu son profil de joueur frisson, capable de procurer du plaisir, mais aussi d’engendrer beaucoup de frustration, avant de finalement partir pour ne jamais revenir. « Nice ? C’est compliqué de retourner avec son ex » , avait même lâché HBA lors de sa conférence de présentation à Rennes début septembre. En revanche, le joueur de 31 ans n’a eu aucun souci pour malmener son premier amour, l’Olympique lyonnais, mercredi soir lors de la victoire du SRFC (2-0). Ben Arfa a choisi de répondre aux sifflets et à une banderole insultante de son ancien public en claquant un pion formidable des 25 mètres pour ouvrir le score. Son premier but à Lyon depuis le 23 janvier 2008 (une victoire de l’OL à Gerland contre Lorient 2-0). Jusqu’à cette semaine, il n’était jamais parvenu à briller contre son club formateur, que ce soit avec Marseille, Nice ou Paris. Petit déclic ?

Couple éphémère


Cela fera bientôt trois mois que Ben Arfa a retrouvé le chemin des terrains en compétition officielle, après plus d’un an et demi sans jouer et un échec au PSG. À Rennes, le natif de Clamart voulait d’abord retrouver le plaisir de tâter le cuir. Mission accomplie ? Pas loin, surtout que ses débuts sous la tunique rouge et noire ont été fracassants avec un penalty transformé à la dernière minute contre Jablonec (2-1), offrant au club breton la première victoire de son histoire en phase de groupes de Coupe d’Europe. Et après ? Le silence et quelques fulgurances. Ben Arfa a parfois traversé des rencontres tel un fantôme, multipliant les erreurs et laissant planer le doute. Alors, comment retrouver le joueur qui avait fait le bonheur des Niçois ? Il était là, le grand défi de Sabri Lamouchi.


« Hatem est un magicien. Je sais qu’il va nous apporter énormément, mais je sais aussi que le groupe le mettra en valeur comme lui mettra en valeur notre collectif » , s’était réjoui le technicien à l’arrivée d’HBA. Un ancien milieu technique avec un joueur délicieux comme Ben Arfa, ça ne pouvait que matcher. Et pourtant, Lamouchi aura trop souvent tâtonné, peinant à trouver la bonne recette pour faire briller l’ancien Lyonnais et se coltinant les premières frustrations de sa nouvelle star, à l'image de cette embrouille avec Benjamin Bourigeaud à l'entraînement. « Il n'y a absolument pas de tension, avait assuré le coach franco-tunisien. Hatem est un compétiteur au sein d'un groupe solidaire et il a envie de porter Rennes le plus haut possible. » Mais les marches se graviront désormais sans Lamouchi.

Le coup d'un soir ?


La romance entre les deux hommes n'aura finalement jamais commencé, Ouest-France affirmant même que Ben Arfa – annoncé malade pour le match contre Strasbourg – était allé se plaindre de son utilisation par le coach auprès d'Olivier Létang. Une rumeur difficile à confirmer. « On attend plus d’Hatem. Il a la qualité pour faire beaucoup plus » , rappelait par ailleurs le président Létang cette semaine. La réponse du principal intéressé est arrivée sur la pelouse du Groupama Stadium. Titularisé au cœur du jeu par Julien Stéphan dans un 4-2-3-1 évolutif en 4-4-1-1, Ben Arfa n'a pas seulement marqué un très beau but, il a livré une prestation XXL. Sa meilleure sous le maillot rennais.


Les chiffres parlent d'eux-mêmes. À Lyon, Ben Arfa a été le joueur breton à toucher le plus de ballons (77), réussissant 6 dribbles et quasiment toutes ses passes (94%). Un vrai chef d'orchestre. Pour sa première sur le banc d'une équipe professionnelle, Stéphan va devoir relever un challenge de taille dans les trois prochaines semaines : faire en sorte que l'attaquant s'épanouisse dans ses performances et régale davantage le Roazhon Park (3 pions marqués à l'extérieur en Ligue 1). Mais cela dépendra aussi de sa relation technique avec ses coéquipiers. Ces derniers mois, la gaucher a parfois voulu trop en faire, sans vraiment combiner avec ses partenaires. Le retour de Siebatcheu – blessé, puis snobé par Lamouchi – en pointe pourrait lui offrir un point d'appui intéressant et son entente avec l'explosif Ismaïla Sarr pourrait faire des dégâts dans les défenses adverses. « Moi, j’ai l’ambition de faire mieux qu’à Nice. Et je sens que je peux faire mieux » , avait annoncé Ben Arfa en septembre. La flamme est rallumée, il faut désormais la faire briller.

Par Clément Gavard
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