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Des Bleus en basse déf

Lors son entrée en lice dans cette Ligue des nations contre le Danemark, l’ensemble du bloc défensif de l’équipe de France s’est morcelé. Au bout de cette première défaite à domicile en 19 mois, le signal d’alerte peut déjà être tiré. Car c’est le secteur majeur du patrimoine deschampien qui est menacé.

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Si le printemps est traditionnellement la saison des promesses, celles apportées par l’équipe de France ce vendredi face au Danemark n’engagent alors qu'à peu de choses. En lieu et place, cette défaite a rappelé quelques règles de bon sens. La première, que Didier Deschamps ne contredira certainement pas, c’est que les Bleus ont toujours construit leurs succès sur leur solidité défensive — et inversement expliqué leurs échecs par leur friabilité. Et c’est bien ce qui a péché lors de la dernière sortie au Stade de France. Bien qu’aux obsèques de son père au Pays basque, le coach a reconduit, en accord avec son bras droit Guy Stéphan, la même ligne que face à la Côte d’Ivoire à Marseille : Jules Koundé axe droit, Raphaël Varane central et Lucas Hernández axe gauche, encadrés par les pistons Kingsley Coman et Theo Hernández. Cinq lascars qui sont censés tenir la corde pour être les titulaires du poste, mais qui ont, sur leurs deux sorties communes, montré bon nombre de carences. À cinq matchs de l’ouverture du Mondial, le secteur défensif apparaît comme le chantier le plus préoccupant.

Consulter le Varane


Entre un manque de lucidité et de discernement dès les premières pressions danoises (souvenez-vous du poteau trouvé par Joakim Maehle dès l’entame), les difficultés à la relance ou encore de réels soucis de coordination, c’est toute l’arrière-garde qui a pataugé dans ce système en 3-4-1-2. Mais c’est quand son patron, Raphaël Varane, a dû rendre le tablier que l’entreprise a perdu gros. Le Nordiste, sans être impérial, avait contenu Kasper Dolberg et exhorté ses acolytes à sauter sur Mæhle et Wass, intercalés dans les demi-espaces. Ce n’est pas un hasard si c’est après la sortie du Mancunien sur blessure à l’heure de jeu — et son remplacement par William Saliba — que le château de cartes s’est écroulé sur deux estocades d’Andreas Cornelius. Ainsi, Pierre-Emile Højbjerg a su profiter du flottement créé par une perte de balle de Jules Koundé le long de la touche pour servir son attaquant sur un plateau bien lustré par des frères Hernández aux fraises. Vingt minutes plus tard, et comme s'ils étaient deux inconnus l'un pour l'autre, ces derniers (notamment Theo) se sont emmêlés dans leur gestion du hors-jeu, laissant l’ancien Bordelais croquer Saliba et crucifier dans un angle impossible Hugo Lloris, qui avait plus tôt repoussé héroïquement une tentative d’Eriksen, libre comme l’air lui aussi.



Tant d’égarements qui n’ont pu échapper à Guy Stéphan, lucide en conférence de presse : « Sur les deux buts, il y a un souci d’alignement. Ce qui reste important, dans notre système, c'est le cadrage du porteur de balle. S'il est mal cadré, on lui laisse l'initiative d'attaquer la profondeur. Pour moi, c'est sur ce point que l'on a perdu le match. » Un point pourtant déjà largement abordé par Didier Deschamps himself. « L’essentiel, quand on est en phase de récupération, est d’avoir un bloc compact, mais surtout de l’agressivité, de cadrer le porteur du ballon pour qu’il soit le moins libre possible, développait-il face aux médias en mars, après la victoire contre les Éléphants. Je ne choisis pas ce système pour verrouiller, mais pour créer plus de danger. » Dans ce plan, résolument prévu pour piquer dans le jeu de transition, rien ne marche si le ballon n’est pas gratté. Chose qui n’était pas au menu contre Schmeichel & co. « C’est regrettable. On doit être capables d’élever le niveau en matière d’intensité et d’agressivité. On a manqué de tranchant » , soupirait Hugo Lloris. Pourtant comme le dit Benzema, « pas question de pointer du doigt qui que ce soit » , le problème est bien global. Vendredi, les milieux N’Golo Kanté et Aurélien Tchouaméni avaient des espaces larges comme un océan à couvrir, et même les offensifs ont cherché leurs repères. « Où presser, à quelle hauteur ? On a quelques lacunes là-dessus et c’est à nous de nous améliorer » , concédait par exemple Antoine Griezmann. Comme si chacun était invité à se casser la tête pour résoudre le problème.

Spectacle d'impro


Ce problème, ce sont les Bleus eux-mêmes qui se le sont créé. Expérimenté une première fois en Albanie en 2019, ressorti de derrière les fagots face à la Suisse à l’Euro et retravaillé avec beaucoup plus d’aplomb à partir de la rentrée 2021, ce fameux 3-4-3 avait un objectif clair : optimiser l’immense potentiel offensif qu’offrent Mbappé, Griezmann et Benzema. Non sans réussite, parce que c’est ainsi que l’EDF s’est emparée de la Ligue des nations. Mais pour le moment, c’est derrière que ça coince. Peut-être tout simplement parce que ce schéma n’est pas encore 100% adopté par les principaux concernés. De fait, rares sont les joueurs qui évoluent dans ce schéma en club, alors que le sélectionneur assure vouloir justement s'adapter à eux. Varane à United, Koundé à Séville, Theo au Milan, Kimpembe à Paris, Lucas, Pavard et Coman au Bayern évoluent la majorité du temps (si ce n'est tout le temps) dans une formation à quatre défenseurs. Didier Deschamps a été tout au long de sa carrière un fervent adepte du 4-4-2... Lui qui est guidé par le résultat a forcément noté que sur l’ensemble des vainqueurs de la Coupe du monde, de l’Euro ou de la Ligue des champions ces dix dernières années, seul le Chelsea de 2021 s’est présenté avec un système à trois défenseurs. Ce dimanche, Ibrahima Konaté a rejoint Clairefontaine pour pallier le forfait de Varane ; un joueur qui est arrivé en finale de Ligue des champions dans une défense à quatre. Alors plutôt que s'entêter dans ce modus operandi, certes à la mode, mais qui tarde à porter ses fruits, Didier Deschamps doit se souvenir que c'est avec des latéraux formés comme des défenseurs centraux (Thuram en 1998, Pavard et Hernández en 2018) et avec une belle ligne de quatre qu'il avait inscrit les deux plus belles lignes de son palmarès.

Saliba, le prince William


Par Mathieu Rollinger Tous propos recueillis par MG.
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