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La blague qui n'en était pas vraiment une

Verre d’eau salée signé Franck Ribéry ou coéquipiers tirés du lit par un Paul Gascoigne d’humeur à jouer au billard en pleine nuit, les plaisanteries plus ou moins potaches contribuent toujours à la bonne humeur. Presque toujours.

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L’été 2003 s’annonce inhabituellement radieux pour Eddie Forrest. Alors qu’il vient de parapher une prolongation d’un an avec Arbroath, club semi-amateur de troisième division écossaise, il reçoit le plus beau coup de fil de sa jeune carrière. À l’autre bout du combiné, Danny Smith, président de Raith Rovers, pensionnaire de seconde division, offre au modeste défenseur central de vingt-quatre ans l’opportunité de devenir un footballeur à temps complet. L’occasion rêvée d’enfin vivre de sa passion et ne plus grelotter lorsque la mer répond d’une lame de fond à un ballon mal renvoyé en provenance de Gayfield Park, le stade accolé à la mer. Dans l’euphorie, Forrest obtient des Smokies la résiliation de son nouveau contrat et démissionne dans la foulée du centre de loisirs où il arrondit ses fins de mois. Sans même en informer son agent.

Chômage soudain

Arbroath utilise la cagnotte destinée à Forrest pour boucler le retour au club de Paul Browne, en mal de temps de jeu à Raith Rovers. De son côté, sans nouvelles et trépignant d’impatience, Eddie Forrest contacte les Rovers pour lui aussi sceller son avenir. Au téléphone, Danny Smith n’a plus du tout le même timbre de voix que lors des précédents entretiens. Forrest réalise stupéfait qu’il joue le rôle du dindon d’une farce ne l’amusant guère. « Quelqu’un a joué avec ma carrière et ma vie, c’est tout sauf drôle » , enrage-t-il auprès de la BBC. Aux anges avec la perspective d’un contrat pro, Forrest s’apprête à finalement vivre l’enfer du chômage, les Red Lichties ne possédant désormais plus les liquidités nécessaires pour le reprendre.


L’enquête menée par les Rovers en interne et le traçage effectué par l’opérateur téléphonique de la victime ne laissent aucun doute sur l’identité du sinistre farceur, divulguée par communiqué : « C'est avec un immense regret que nous vous informons que Paul Browne, notre ex-capitaine, a avoué être l'auteur du canular téléphonique où il offrait à Eddie Forrest un contrat avec Raith Rovers FC et l’incitait à résilier avec Arbroath. » Une version bien différente de celle de l’accusé qui, quinze ans après, soutient toujours mordicus que « ce n’était ni [lui] ni [son] téléphone » . C’est un ami bienveillant qui aurait fait le coup, inquiet pour la carrière d’un Paul Browne qui n’en dévoilera pas davantage sur ce sujet. Dans le doute, Arbroath rompt alors son contrat.


La version du pote débordant de sollicitude ne convainc pas grand monde et Browne, raillé, s’exile en Angleterre. Pour « protéger son épouse et son nouveau-né » selon les médias. « Je faisais simplement un essai et tout allait bien. Les médias en ont fait des caisses » , assène-t-il aujourd’hui. Quant au communiqué de Raith Rovers l’incriminant, « ils voulaient juste que l’affaire se tasse » . Imparable. Mais pourquoi ne pas avoir prévenu Forrest avant que l’affaire ne prenne de telles proportions ? « Son contrat arrivant à terme chez nous, Paul était le gagnant de l’histoire » , éclaire John Greer, historien des Rovers. « Mais c’est une bonne connaissance et quelqu’un de très bien » , rétablit-il aussitôt. Pour Forrest, la roue semble enfin tourner dans le bon sens. Partick Thistle, peut-être attendri, revient à la charge non pas avec un essai, proposé quelques semaines plus tôt, mais avec un contrat professionnel en bonne et due forme impossible à refuser. Ironie du sort, Browne rentre d’Angleterre bredouille et se retrouve le bec dans l’eau.

Le retour du Paria

Et il n’est pas le seul. Arbroath, au cœur de la saga malgré lui, recherche toujours un défenseur central. Browne viré, le club se tourne auprès de... Forrest, parti donc entre-temps courir du côté de Firhill Park. Pris au dépourvu, John Christison, le président, prend la température auprès de son entraîneur John Brownlie et de son capitaine Andy Dow concernant un retour éventuel du paria, et tout rentre dans l’ordre. « Cette histoire était plus drôle qu’autre chose. Paradoxalement, ce que les fans ont le moins bien encaissé est la signature de Forrest pour Partick Thistle, car Arbroath lui proposait un très beau contrat après toute l’affaire » , se remémore Simon, un match à domicile raté sur les quatorze dernières années au compteur. La faute à un ami négligent dont la cérémonie de mariage se déroulait le même jour.



Limité, Eddie Forrest ne joue qu’une poignée de matchs chez les Jags et retrouve bien vite les affres des divisions inférieures. Il est même chahuté lorsqu'il retrouve en qualité de visiteur un Gayfield Park vindicatif à l’égard de celui qui leur a collé deux râteaux en un été. Quant à Paul, les « Browne, téléphone pour toi ! » descendent régulièrement des terrasses délicieusement vétustes dans l’hilarité générale. Les crampons raccrochés, le présumé plaisantin livre désormais toute sorte de colis dans la région de Kirkcaldy. Avec plus ou moins de succès, à en croire un post de Wardy sur Pie & Brovril, forum de référence pour tout supporter écossais : « Paul Browne vient d’arriver chez moi avec un paquet destiné à quelqu’un d’autre et a glissé le mien dans la boîte aux lettres des voisins. Il est aussi bon livreur que défenseur ! » Eddie Forrest, lui, conduit désormais des taxis à Glasgow. Jusqu'au jour où l’espiègle Browne éprouvera l’irrésistible envie de faire de même.

Par Grégory Sokol Tous propos recueillis par GS sauf mentions
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