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La bêtise sévit

Le huitième de finale de Coupe du Roi opposant le Betis au Séville FC ce samedi a été interrompu peu avant la pause en raison de plusieurs jets de projectiles venant des supporters beticos. Une partie finalement rejouée dimanche, et remportée par les Vert et Blanc (2-1). Un énième incident en tribunes, venu rappeler l’incompréhensible phénomène qui touche l’Europe depuis le début de saison.

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40 minutes. Voici le temps qu’aura duré le Gran Derbi de ce samedi, entre le Betis et le Séville FC. Une opposition animée et rythmée, auréolée de deux superbes buts signés Papu Gómez (35e), puis Nabil Fekir (39e). Mais loin du spectacle, c’est justement l’égalisation de l’international français qui a déclenché les hostilités malgré elle. Parti célébrer son corner direct avec la hincha présente au virage Gol Sur du Benito Villamarín, l’ancien Lyonnais a eu le malheur de voir une dizaine d’individus s’adonner à un lancer de projectiles. À l’unisson sont jetées des boulettes de papier, des bouteilles en tout genre... et une barre en PVC. Servant à tenir les drapeaux, cette dernière heurte le milieu adverse Joan Jordán en pleine tête, qui s’écroule dans la foulée. Problème : en se relevant pour être soigné, le relayeur s’en va chambrer les ultras en se tapant le visage et en mimant la « caradura » (expression consacrée, outre-Pyrénées, lorsque l’on veut moquer le mauvais comportement de quelqu’un).

La barre d’affaire


Les tensions vont alors monter d’un cran, et gagner les 22 acteurs. Une période de troubles à laquelle monsieur Ricardo de Burgos Bengoetxea met un terme, en renvoyant tout le monde aux vestiaires. Les joueurs de Séville s’exécutent, pas ceux du Betis, restés sur la pelouse et demandant la reprise de la partie comme l’indiquera le club dans un communiqué : « La volonté du Real Betis Balompié, S.A.D. a toujours été de reprendre la rencontre et d’aller à son terme. » Une demande finalement refusée par les officiels et de Burgos Bengoetxea qui, au terme d’une réunion d’une demi-heure avec son haut responsable Luis Medina Cantalejo, a fait respecter l’article 240 paragraphe 2C du Règlement général de la fédération espagnole (RFEF) et clôt ces tristes scènes. Un incident sérieux et regrettable, sauf pour Andrés Guardado visiblement, dont la police nationale s’est chargée en peu de temps en identifiant et interpellant l’agresseur présumé.


Mais comme rien ne se passe jamais convenablement dans ces moments compliqués, les deux camps en sont venus à régler leurs comptes par publications interposées sur les réseaux sociaux. Juan Miranda et Victor Camarasa du Betis, par exemple, s’en sont donné à cœur joie : « Je condamne fermement ce qu’il s'est passé en tribunes, et j'espère sincèrement que Jordan s’en sortira. Néanmoins, nous avons tous entendu son entraîneur l’encourager à se jeter au sol et à simuler des vertiges. Ils savaient ce qu'ils faisaient » , se scandalise le premier, quand le second évoque la « complicité du quatrième arbitre » dans cette « mise en scène » . Des sorties inélégantes, notamment pour le pauvre Jordan, transporté à l’hôpital et souffrant d’un traumatisme crânien.

24h chrono


Pour beaucoup de Français, ces images auront rappelé les malheurs du début de saison hexagonal. Il faut dire qu’entre bagarres et émeutes, les incidents n’ont pas manqué : à Nice, à Angers, à Lens, à Lyon, à Saint-Étienne et à Paris. De quoi fatiguer les plus grands coureurs cyclistes. Une focale à laquelle les spectateurs se sont malheureusement habitués, mais que cette nuit andalouse est malgré tout venue élargir. En effet, ce climat de tensions palpables a depuis plusieurs mois dépassé nos simples frontières. Ainsi, les Belges n’ont pu que constater la recrudescence de violence ayant émaillé leur championnat à Anvers et à Liège. De même qu’en Écosse, à Dundee ou plus récemment en Angleterre et des clubs comme Arsenal et Burnley (des incidents avaient déjà eu lieu durant l’Euro, à Wembley). À l’inverse, ce lot de cascades n’avait rien de vraiment coutumier en Espagne.



C’est justement la « rareté » de l’évènement qui a peut-être permis aux autorités concernées de prendre une décision rapide. Dès la soirée suivant les faits, Rafael Alonso Martínez, président du Comité d’organisation des compétions, a effectivement statué sur l’avenir du match en le reportant au lendemain dans le même stade et à huis clos. Un choix bien sûr facilité par la proximité urbaine des deux clubs, facilitant la reprogrammation de la rencontre malgré le recours (refusé) du Séville FC qui envisageait une autre plage horaire. Au-delà de la rapidité d’exécution des institutions, une phrase tirée du communiqué fédéral est néanmoins à souligner : « Par la présente décision, la RFEF a souhaité entendre les deux parties et déresponsabiliser, sportivement, les deux clubs de cet incident. » Une justesse dans les propos utilisés, détachant l’équité sportive des sanctions disciplinaires. Un pragmatisme dont n’avait, par exemple, pas fait état la FFF lors des événements ayant affecté le seizième de finale de Coupe de France entre le Paris FC et l’Olympique lyonnais.

Action, réaction


Mais la question n’est évidemment pas de comparer les situations, ni les méthodes règlementaires propres à chaque fédération. La nécessité pousse avant tout à s’interroger sur ces sempiternels comportements violents et ces attitudes existantes qui continueront hélas d’exister, mais dont les séquences de plus en plus proches, schématisées par un mimétisme inquiétant, retirent petit à petit aux stades leurs caractéristiques attrayantes.

Un phénomène d’envergure sociologique, difficilement explicable pour une population pourtant privée de football entre 2020 et 2021. Et si certains rationnalisent justement cela par les « envies de défoulement » de gens frustrés et refrénés dans leur excitation durant deux ans, rien ne peut minimiser le déferlement de haine proposé aux enfants et aux familles venues soutenir leur équipe préférée le temps d’un week-end. La tâche s’annonce donc aussi fastidieuse que disparate et avant de prétendre pouvoir y mettre fin, il faudrait déjà parvenir à achever un match de 90 minutes.

Par Adel Bentaha
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