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  2. // PSG/OM (0-3)

L'OM inflige la peine capitale au PSG

Solide en première période, facile en seconde, Marseille a collé une danse au PSG (3-0) devant un Parc des Princes médusé. L'OM flirte désormais avec le podium et virtuellement avec la deuxième place du championnat.

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C'est officiel : le championnat est bien terminé pour le Paris-SG. Trop loin des places européennes mais à l'abri de la relégation (13 points d'avance sur la zone rouge), le club de la capitale n'avait plus guère que ce “classique” (arrêtons avec le Clasico, y en n'a qu'un et il est en Espagne !) à se mettre sous la dent. Ben voilà, c'est fait ! Et l'histoire s'est soldée par la plus grosse raclée parisienne face à Marseille au Parc des Princes (0-3). Mais il y a deux façons de voir les choses au-delà de l'ampleur du score : le PSG a sombré et c'est une forme de constante en 2010 (6 matches, 5 défaites et 1 nul) ; et puis l'autre qui oblige à reconnaître que la bande à Kombouaré n'a pas souvent été aussi entreprenante que durant la première période. Mais voilà, en 2010, l'OM se pose comme l'exact inverse avec cette quatrième victoire de rang. Un succès moins évident que le score ne donnerait à le penser. Mais c'est toute la force actuelle de l'équipe de Didier Deschamps que d'être capable de faire le dos rond sous la pression et de planter en peu d'occasions. Les ingrédients parfaits pour venir taquiner le podium (à un point de l'OL) et se poser en virtuel deuxième du championnat avec un match en retard en compteur.

Ben Arfa, quelle semaine !

Le Parc des Princes avait pris des allures de Paris plage pour la réception de l'OM. Du coup, on craignait un peu que sans les frangins Cantona pour coacher les deux équipes, la qualité de jeu rejoigne celle de la pelouse. Mais non. Très vite, les deux escouades proposèrent une intensité dans les duels mais aussi dans les intentions, notamment côté parisien. Mis en confiance par une première tentative signée Clément un poil à côté, le PSG, dans son 4-4-2 traditionnel, s'évertuait à presser haut et à jouer très vite en un minimum de touches de balle. Dans ce premier quart d'heure, Marseille, positionné lui en 4-3-3, ne trouvait ni Lucho ni Niang, pendant que Heinze s'attirait les vivas de son ancien public à chaque ballon touché. Mais en ce moment, côté phocéen, Ben Arfa transforme presque tout en or. Un long coup franc de Bonnart dans la boîte vers la déviation du crâne de Cheyrou direction Hatem aux seize mètres : contrôle du gauche, frappe du droit au ras du poteau d'Edel (15e, 0-1). Premier but en Ligue 1 cette saison pour l'ancien Lyonnais à l'occasion de son premier PSG-OM trois jours après son retour en Équipe de France et son but libérateur en Ligue Europa, bien vu l'artiste qui avait raison de déclarer peu avant ce rendez-vous : « Le Parc, c'est chez moi, c'est le stade où je me sens le mieux » .

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Paris était un peu groggy mais très vite renouait avec ses intentions initiales, notamment avec quelques centres dangereux vers Hoarau, soit pour une remise, soit pour tenter le coup de boule gagnant mais sans pouvoir cadrer. On avait noté cependant l'incapacité de Mandanda à faire la loi dans sa surface. Une faiblesse toute proche de se payer comptant quand, sur un ballon en profondeur, le numéro 2 des Bleus était devancé par Erding à deux doigts de trouver le cadre à la sortie de son dribble (38e). En revanche, l'ancien Havrais reste un phénomène sur sa ligne à l'image de son double arrêt sur Hoarau puis Giuly (41e). Nonobstant ce manque de réussite, Paris affichait donc de belles dispositions devant mais restait terriblement fragile derrière. En vieux briscard, Heinze profitait de l'apathie générale, sur un coup-franc sensiblement voisin à celui du premier but, pour aller placer un coup de tronche imparable pour Edel mais pas pour son poteau gauche (45e). A la pause, Paris était encore en vie.

Makelele trop lucide pour déprimer

Au retour des vestiaires, Marseille revenait sur le pré avec Abriel à la place de Valbuena. Un changement profitable à Lucho, plus en phase avec l'ex-Lorientais, et bien aidé aussi par la baisse de régime parisienne dans le pressing. Plus libre, moins étouffé, le faux lent argentin commençait à distiller entre les lignes et à pointer le bout de son nez dans la zone de vérité comme sur cette petite louche vers Niang interceptée de justesse par Camara. Et quelques minutes plus tard, sur un centre de Heinze mal repoussé par Edel, Lucho, en expert du deuxième ballon, reprenait calmement dans le but déserté (55e, 0-2).


Déjà en perte de vitesse depuis la reprise, Paris coulait carrément après ce break. Le syndrome d'une équipe en plein doute, prompte à plonger face à quelque coup du sort. Désormais inexistants devant, toujours aussi bancal derrière, les partenaires de Claude Makelele confortaient leur capitaine dans sa décision d'en finir à la fin de saison avec cette galère capitale. Pour favoriser les contres, Deschamps sortait Ben Arfa pour Koné et ses jambes de feu. Et une minute plus tard, l'OM salait encore la note grâce à Cheyrou facile, trop facile pour éliminer dans la surface, après la déviation de Niang, et conclure comme à l'entraînement (71e, 0-3). Un calvaire pour le PSG dont le public ne sifflait même plus Heinze, trop occupé à demander la tête des dirigeants parisiens, à siffler ses joueurs ou même carrément à se barrer. Même le remuant Erding n'arrivait pas à sauver l'honneur, seul face à Mandanda (80eet 83e). Pour parachever la soirée bien dans le ton, Kezman le pestiféré effectuait son entrée à la place de Makelele, même pas déprimé par la tournure, un peu trop expérimenté et lucide pour espérer que son équipe de bras cassés fasse mieux. En face, les Phocéens n'étaient pas nécessairement euphoriques, assez expérimentés et lucides pour savoir que eux peuvent encore faire beaucoup mieux.

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