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L'Inter doit désormais reconstruire

Pour la première fois depuis 14 ans, l'Inter ne participera à aucune coupe d'Europe la saison prochaine. La faute à une deuxième partie de saison catastrophique, entre blessures et malchance. Et pourtant, les prémices étaient bien différentes…

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Les mines sur les visages des joueurs de l'Inter étaient sombres. Très sombres. Déjà, le score fait mal. 3-1. Une nouvelle défaite à San Siro, la huitième de la saison toutes compétitions confondues, face à une Lazio qui n'était plus venue gagner ici depuis 1998, et un historique 5-3. Mais ce qui fait encore plus mal à l'Inter, c'est la manière. Un match que l'Inter aurait pu gagner. Aurait dû gagner, même, sans ôter aucun mérite à l'adversaire. Mais comme l'a dit Stramaccioni, «  certaines phases de cette rencontre sont le symbole de la saison de l'Inter » . Impossible de lui donner complètement tort. Le premier but de la Lazio est arrivé d'une sortie hasardeuse de Handanović. Le ballon tape le dos de Ranocchia, ou peut-être celui de Floccari. Le fait que ce ballon, qui aurait pu finir soit en touche, soit de l'autre côté du terrain, se retrouve au fond des filets.

Deuxième acte, le pénalty de Ricky Álvarez. À ce moment-là, l'Inter est menée 2-1 et peut donc revenir à 2-2. Mais au moment de frapper, Álvarez glisse et envoie le ballon dans les tribunes. Une image qui n'est pas sans rappeler l'erreur de Pazzini, lors d'un Inter-Udinese de la saison dernière (victoire 1-0 des Frioulans). Enfin, le but d'Onazi est la cerise sur le gateau. Le gamin de 20 ans a tenté 50 frappes depuis le début de la saison. En général, c'est à côté. Au mieux, dans les gants du gardien. Cette fois-ci, c'est à 30 mètres, et c'est pleine lucarne. Le destin ne voulait pas de l'Inter en Europe. Peut-être aussi une façon de faire réagir Moratti, et d'entamer un nouveau cycle.

Quasi relégable sur la phase retour

Mais comment l'Inter en est-elle arrivée là ? Le début de saison a pourtant été bon. Avec son trio Cassano-Milito-Palacio, l'Inter de Strama fait des merveilles. Le 3 novembre, le coach réalise d'ailleurs son plus beau chef-d'œuvre. Une victoire 3-1 sur la pelouse de la Juventus, qui perd ainsi son invincibilité après 49 matchs. Ce soir-là, les Interisti sont euphoriques, et pour cause : ils reviennent à un point du leader turinois, et la presse s'emballe. Stramaccioni est érigé (trop tôt ?) au rang de génie, comparé à Mourinho, et l'Inter fait figure de principale rivale de la Juve. Cette hype va durer… 7 jours. La semaine suivante, les Nerazzurri sont battus sur la pelouse de l'Atalanta, 3-2, et retombent à quatre points. C'est le début de la dégringolade. Il y a bien ci et là quelques exploits, comme ce succès 2-1 obtenu au courage contre le Napoli, ou la magnifique victoire 3-2 à Catane après avoir été menée 2-0. Mais les statistiques sont là pour rappeler la triste réalité : après sa victoire au Juventus Stadium, l'Inter n'a jamais été capable d'aligner plus de trois matchs sans défaite. Et les chiffres de la phase retour sont ahurissants : l'équipe noire et bleue y a collectionné 5 victoires, 3 nuls et 9 défaites, pour un total de 18 points. Si l'on ne prenait en compte que les résultats obtenus lors des matchs retours, l'Inter serait 15e, derrière des équipes comme Bologne, Sienne (qui va être relégué), le Genoa ou le Chievo.

Il existe plusieurs explications directes à cette chute. La première, évidemment, ce sont les blessures. Après la grave blessure de Diego Milito, plus rien n'a été comme avant. Il faut dire que n'importe quelle équipe aurait subi le contrecoup de l'absence d'un type qui vous garantit 20 buts par saison. Enlevez donc Cavani au Napoli, ou Klose à la Lazio, et regardez ce qu'il se passe. Un temps, Stramaccioni a toutefois pu compter sur le remplaçant idéal, Palacio, capable de soutenir quasiment à lui seul le poids de l'attaque. Mais là, crac. Palacio se blesse aussi. Il ne reste plus que Cassano. Qui se blesse à son tour. Ajoutez à cela la blessure récente de Zanetti, mais aussi celles tout au long de la saison de Stanković, Nagatomo ou encore Gargano, et vous obtenez un pauvre Stramaccioni qui a dû utiliser des ficelles et des pansements pour présenter une équipe convenable à chaque match. Hier, contre la Lazio, le coach a procédé à trois changements. Les joueurs qui sont entrés sur la pelouse se nomment Benassi, Pasa et Garritano. Trois jeunes de la Primavera. La deuxième explication, c'est aussi cette Europa League qui a pris beaucoup trop d'énergie pour rien à l'Inter. On l'a vu aussi avec la Lazio : cette compétition est un véritable piège pour les équipes qui n'ont pas un banc assez large. Les déplacements ôtent des forces, et provoquent parfois des blessures. Là encore, la statistique est impitoyable : l'Inter n'a remporté que 3 des 12 rencontres qui ont suivi un match d'Europa League disputé le jeudi. Pas beaucoup.

Avec ou sans Stramaccioni ?


On est alors en mesure de se demander : n'était-il pas possible d'anticiper tout cela ? L'Inter savait depuis la fin de saison dernière qu'elle allait disputer l'Europa League. Les dirigeants savaient également que l'équipe devrait reprendre sa préparation très tôt en vue du tour préliminaire de la C3, disputé le 2 août. Certes, il était difficile d'anticiper autant de blessures, ce qui a littéralement plombé la saison nerazzurra. Mais le mercato n'a pas franchement été à la hauteur des espérances, et notamment le mercato hivernal, censé être le mercato « de réparation » . Les dirigeants n'ont pas réparé grand-chose. Sneijder est parti à Galatasaray (sa cession était inévitable, on ne peut pas vraiment le reprocher à l'Inter), et les seuls Rocchi, Schelotto, Kuzmanović et Kovačic sont arrivés. Kovačic semble effectivement promis à un bel avenir (l'un des points de départ pour le futur), avec des qualités indéniables, mais ces recrues sont évidemment trop légères pour une équipe qui visait l'Europe et qui jouait sur trois tableaux. Schelotto, par exemple, n'a pratiquement rien fait, hormis son but lors du derby. Idem pour Rocchi et Kuzmanović.

Maintenant, il va vraiment falloir réparer. On l'a bien compris : l'Inter n'a plus les moyens d'il y a quelques saisons, lorsqu'elle faisait venir les plus grands joueurs du monde, de Zlatan à Eto'o, en passant par Crespo ou Sneijder. Un cycle s'est terminé, mais la transition est délicate. Par où recommencer ? Comment reconstruire ? Avec quel argent ? Avec ou sans Stramaccioni ? La Juve, en 2011, ne s'était pas qualifiée non plus pour l'Europe. Derrière, une augmentation de capital de 120 millions d'euros a permis de rebâtir une équipe solide et compétitive. Résultat : deux Scudetti consécutifs. Moratti n'est actuellement plus en mesure d'assurer de tels investissements. Alors quoi ? Trouver des solutions alternatives ? On avait parlé en début de saison d'un fonds d'investissement chinois. Et puis plus rien. Non, l'Inter va devoir reconstruire autrement. L'équipe nerazzurra a eu ses années de gloire, entre 2006 et 2010. Un cycle d'or, qui a mené la formation de Mourinho jusqu'en haut de l'Europe. Plus dure est la chute. Plus cruel est le retour à la réalité. Plus longue sera la renaissance.

Par Eric Maggiori
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