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L'homme qui suivait l'AC Ajaccio au volant de sa vieille 106

Dans le civil, Loïc Durand est journaliste pigiste, a 27 ans et habite Montluçon (Allier). Mais ce fan inconditionnel de l'AC Ajaccio est plus connu sous son pseudonyme Perfettu, devenu une petite star de la Ligue 2 depuis qu'il sillonne les routes de France à bord d'une vieille 106 pour assister aux matchs à l'extérieur de son équipe. Fort de 132 déplacements et 97420 kilomètres au compteur, celui qui est aussi joueur et entraîneur amateurs compte bien ne pas s'arrêter là.

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Qu’est-ce qui motive un mec de 27 ans, avec une vie personnelle stable, à faire des centaines de kilomètres en voiture pour assister à une défaite de l’AC Ajaccio ?
C’est vrai qu’à l’extérieur, on perd souvent. (Rires.) Et après une défaite, le trajet retour paraît long. Mais il y a beaucoup de choses qui expliquent que je m’investisse tant là-dedans. D’un côté, l’aspect sportif : l’excitation du résultat, le fait de me sentir acteur de l’évolution du club... De l’autre, tous les petits à-côtés autour du match : l’aventure sur la route, découvrir de nouveaux stades, retrouver les copains, rencontrer des fans adverses... Un match qui date d’il y a 5 ans, je ne me rappelle pas le résultat, mais je garde tous les souvenirs autour de la rencontre en mémoire. Ça me forge un caractère, une histoire.

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Mais pourquoi ne pas te contenter de faire quelques déplacements de temps en temps ?
Soit je suis supporter à 100%, soit je ne le suis pas. C’est ma manière de vivre le foot. Je ne veux pas avoir l’impression de rater quelque chose si je loupe un match.

Qu’est-ce qui se passe si tu rates un déplacement ?
C’est inconcevable. J’aurais le sentiment de trahir le club et surtout de me trahir moi-même. Ma plus grande peur, c’est de tomber en panne avant un match. C’est con parce que personne ne m’en voudrait.


Revenons aux origines de ta passion. Ce n’est pas un peu bizarre de supporter l’ACA quand on vient de Montluçon ?
Petit, j’allais en vacances à Ajaccio avec ma famille et j’avais envie de découvrir le stade. C’est à 10 ans que j’ai traîné mon père à François-Coty. Un coup de foudre. Le stade était un champ de ruines à l’époque, il n’y avait pas de sièges, on était assis à même le béton. Dès lors, je faisais le forcing pour y retourner.

Et une fois que tu as eu le permis, tu es devenu inarrêtable ?
C’est devenu plus facile de supporter l’ACA. La voiture, c’est la possibilité de me déplacer où je veux, quand je veux. Je pars le vendredi matin pour aller à un stade et je repars le soir même. Si j’ai un coup de mou, je m’endors un peu sur la banquette arrière. J’aime cette solitude, elle s’apparente à de la liberté.

Ta voiture, parlons-en. C’est une 106 qui date de 1993. Elle tient le coup ?
Oui, malgré ses 317 000 km au compteur ! J’ai même fait ma première vidange après 215 000 km. J’avoue que je ne prends quasiment jamais l’autoroute pour la ménager. Vitesse de croisière : 90 ou 100 km/h. En tout cas, c’est une porcherie. Ma deuxième maison, avec oreiller, duvet et tout l’attirail du supporter.

Quels sont tes meilleurs et tes pires souvenirs de déplacements ?
Chaque déplacement est unique et a son histoire. Les pires, c’est quand tu fais des heures de route et qu’on te dit qu’on ne va pas ouvrir le parcage visiteurs. Il y a 3 ans, on a perdu contre une N3 (le Canet-en-Roussillon) en Coupe de France et il faisait un froid incroyable. En 2013, il y a eu des inondations à Quimperlé, on a patienté dans les gradins sous la pluie battante, sans savoir si le match allait avoir lieu. Mais les mauvais souvenirs peuvent se transformer en bons. À Auxerre, des fans de l’AJA m’ont piqué des écharpes. Quelques minutes plus tard, d’autres supporters du club me les ont ramenées, après avoir coursé les voleurs.


Tu fais partie de la famille de l’ACA maintenant ?
Les joueurs me reconnaissent, mais l’effectif tourne beaucoup, donc c’est plus difficile de nouer des liens. Le plus sympa, c’était Zakaria Diallo (qui joue maintenant à Montréal, N.D.L.R.), il venait toujours me voir avant et après les matchs. Avec les dirigeants, ça tourne moins, c’est plus facile. Je leur fais la bise.

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Tu es en train de devenir une petite star dans le monde des supporters. C’est vrai que Red Bull t’a envoyé 52 kilos de canettes à domicile ?

Oui, il y avait aussi un hôtel de Lens qui m’a nourri et logé gratuitement pendant un déplacement. Contre le Paris FC (1-1), 3000 personnes m’avaient contacté sur les réseaux sociaux pour me voir sur place. Mais je ne cherche pas à être un influenceur du foot, je veux juste donner une bonne image des supporters, qui ont mauvaise presse.

D’où tes comptes-rendus de déplacement sur HORSJEU.NET ou sur ta chaîne Youtube...
Oui, je veux montrer que mes déplacements se passent bien, que je suis bien accueilli. C’est souvent décalé, aussi : j’ai fait le classement des meilleures buvettes de Ligue 2, et cette saison je fais celui des chiottes.


Et ta copine, elle est d’accord avec tout ça ?
De toute façon, si elle me demandait de choisir entre elle et l’ACA, elle connaît la réponse. (Rires.) Peut-être qu’un jour, je me dirai : arrête tes conneries, grandis un peu. Mais ce moment n’est pas encore arrivé. Mon prochain objectif, c’est de faire le grand Chelem : tous les matchs à domicile et à l’extérieur en une saison.

Si tu as des enfants, tu leur donnerais des prénoms corses ?
J’aimerais beaucoup appeler mon fils Memo, comme Memo Ochoa (l’ancien gardien mexicain de l’ACA). J’aimerais aussi que mes enfants naissent à Ajaccio et au mois de juillet, parce qu’il n’y a pas de déplacement ce mois-là !

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Propos recueillis par Douglas De Graaf
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