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L'évangile selon Virgil

Passé en un peu plus d'un an de défenseur le plus cher du monde à meilleur défenseur de la planète, Virgil van Dijk confirme chaque semaine un peu plus ce nouveau statut. Ou comment un type hier trop maigre est devenu un roc qui ne plie sous aucun rouleau.

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La théorie, d’abord, énoncée par ce vieux loup qu’est Tarcisio Burgnich, stoppeur repère de l’Inter d’Helenio Herrera. C’était les années 1960, un autre temps, un autre football, mais il faut écouter les mots de Burgnich lorsqu'il évoque le rôle du défenseur : « Je dis toujours que l’attaquant est un fantaisiste que le défenseur doit annuler. À mon époque, le défenseur avait vraiment un second rôle : il bougeait seulement en fonction de son attaquant. Eux, ils faisaient. Et nous, on les empêchait de faire. » Interrogé il y a quelques semaines par So Foot sur son drôle de métier, José Fonte, champion d’Europe en 2016 avec le Portugal et actuel défenseur patron défensif au LOSC, ne disait pas autre chose malgré l’évolution du poste : « À mes yeux, c’est le poste le plus difficile avec celui de gardien de but. Quand tu es attaquant et que tu loupes une occasion, le public souffle, mais tu sais que tu auras d’autres possibilités de te racheter. Quand tu es défenseur, c’est impossible : si tu te plantes sur une intervention, ton équipe encaisse un but et tu es une merde, c’est tout. » Depuis l’époque Burgnich, le libéro s’est envolé, le rôle du central a évolué, le monde a vu apparaître des axiaux aventureux et un type hors cadre, lui aussi habité par l’envie de boucher n’importe quel trou, de compenser n’importe quel espace égaré par un partenaire, mais aussi un peu plus que ça.


Prenons une feuille, un stylo et observons le modèle. La leçon dure une trentaine de secondes et offre un résumé riche de ce qu'est devenu, à vingt-sept ans, Virgil van Dijk. La scène date du 31 mars dernier, jour d’une victoire miracle (2-1) pour Liverpool face à Tottenham, décrochée sur le fil grâce à un but contre son camp de Toby Alderweireld. Moussa Sissoko et Heung-min Son se pointent vers la surface des Reds et font face à Van Dijk. Là, il faut voir le central néerlandais briser les angles de passe, parfaitement gérer la position de son corps, forcer Sissoko à partir sur son pied gauche et échouer. Sur l’instant, il y a l’impression que Virgil van Dijk est entré dans la tête du milieu français, mais qu’il a aussi, par sa maîtrise, sauvé le cours d’une rencontre où Liverpool aurait pu perdre, sur cette action, les pédales. Faut-il jouer les surpris ? En aucun cas quand on sait que le Néerlandais, également auteur de quatre buts toutes compétitions confondues et titulaire lors des trente-trois matchs de Premier League disputés cette saison par les Reds, n’a toujours pas été dribblé par le moindre adversaire sur les 2935 minutes qu’il a gobées cette saison. Assez pour être reconnu aujourd’hui par une double étiquette : actuellement, Virgil van Dijk est simplement le meilleur défenseur d’Angleterre et probablement du monde. Rien que ça.

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Transformer l'effort en balade


L’exploit du colosse de Breda réside avant tout en un point : avoir su transformer le difficile en simple, l’effort en balade, et avoir donc, par ce tour de force, réussi à accrocher l’élégance à ses chevilles. Balle au pied, Van Dijk possède le rare talent de donner du temps à ses coéquipiers et de leur inventer des espaces là où son boulot réside avant tout dans la réduction et la destruction chez l’adversaire. Pourtant, il y a aussi l’idée que ce mec aurait pu mettre tout le monde d’accord sur son cas bien plus tôt, lui qui est le plus vieux de la ligne défensive des Reds, mais aussi l’un de ceux qui possèdent le moins de sélections internationales (25 pour VVD, 35 pour Alisson et 28 pour Andy Robertson) avec Trent Alexander-Arnold, qui n’a lui que vingt ans. Comment l’expliquer ? Si Virgil van Dijk n’a jamais eu de souci à gérer le fameux temps d’adaptation partout où il est passé en pro, son décollage a été pour le moins complexe : jugé trop petit par ses formateurs à Willem II à une époque où il devait faire face à « une croissance un peu retardée » et où il était un latéral droit sans jus, l’ado avait failli prendre la porte. Pire, en 2010, alors qu’il avait décidé de rejoindre Groningue et qu’il avait pris vingt centimètres, le Néerlandais a vu son appendice exploser et l’opération découler sur une péritonite et une infection urinaire. « J’étais dans mon lit, avec des fils électriques et des tuyaux reliés à moi. J’ai vu la mort dans les yeux, expliquait-il récemment à FourFourTwo. Le football ne voulait plus rien dire pour moi. Il m’importait seulement de rester en vie. »


« Je pourrais écrire un livre sur lui »


Puis, il y a eu la transformation physique : celle d’un mec qui n’était pas, au départ, très emballé par les séances d’entraînement, qui ne savait pas trop comment gérer un tel gabarit et qui avait une tendance à faire le strict nécessaire sur un terrain. « Fainéant » , pouvait-on lire et entendre. Tout le contraire du Virgil van Dijk qui s’est envolé au Celtic avec Neil Lennon et qui aura fait dire, dès la première séance d’entraînement, à Kris Commons ceci : « Mais qu’est-ce que ce type fait là ? J’ai eu le sentiment que le Celtic était le club le plus chanceux du monde. » C’est à Glasgow que le Néerlandais a utilisé pour la première fois son aura et qu’il a commencé à faire pleurer les vagues avec autorité. C’est à Glasgow qu’il a dégagé au loin sa nonchalance et c’est aussi à Glasgow qu’il a commencé à devenir un type à suivre. Soit un chef de file intransigeant, une sécurité pour ses milieux créatifs, un démineur de doutes et un mec capable d’enchaîner les duels sans transpirer, d’anticiper chaque création adverse et de relancer avec propreté et malice.


Celui qu’il est aujourd’hui à Liverpool et qu’il était à Southampton, celui que Klopp adore. « Je pourrais écrire un livre à propos de ses qualités, de sa force, de l’amour que j’ai pour lui » , riait l’Allemand après la victoire à Munich le 13 mars dernier, voyage lors duquel Van Dijk a inscrit le second but des Reds. Il n’y a pas de surprise si le Batave est aujourd’hui comparé aux légendes, à un joueur comme Mark Lawrenson, tant il a réussi à faire passer un cran à Liverpool sur le plan défensif : qui aurait un jour imaginé le Liverpool de Klopp avec la meilleure défense du championnat (lors des trois premières saisons du technicien allemand, les Reds avaient encaissé une quarantaine de buts en moyenne, N.D.L.R.) ? Pas grand monde, avant Van Dijk : un joueur qui a réussi à changer le visage entier de son équipe en un peu plus d’un an et qui a réussi à transformer chaque copie distribuée en référence. Peu importent les rouleaux, le roc ne bouge pas d’un centimètre.



Par Maxime Brigand
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