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Kean, le type d'Asti

Avant d’éclater à la Juve, de prendre son envol vers l’Angleterre et de squatter l’attaque du PSG, comme il le fera une nouvelle fois ce mercredi soir à Leipzig en Ligue des champions, Moise Kean a été un petit garçon à Asti dans le Piémont, à quelques encablures de Turin. Récit de l’enfance du phénomène « Mosè » .

De l’autre côté des Alpes, l’histoire de la naissance de Moise Kean est connue de tous. C’est sa maman, Isabelle, qui n’avait pas manqué de la conter le jour où les projecteurs se sont braqués pour la première fois sur son fils. « Les médecins m’avaient dit que je ne pourrais plus avoir d’enfant. J’en pleurais, mais je priais, aussi. Une nuit, j’ai rêvé que Moise me venait en aide et, quatre mois plus tard, j’étais finalement enceinte » , racontait-elle pour Tuttosport en 2019. C’était il y a un an seulement, mais, bien avant cette belle confidence, Kean avait eu le temps de devenir le premier joueur né en 2000 à évoluer en Serie A ou à fouler les pelouses de Ligue des champions. Il avait aussi dû faire face aux cris racistes de certains imbéciles à Cagliari et gérer les comparaisons avec Mario Balotelli, avant de s’envoler pour l’Angleterre et Everton où il n’a, pour le moment, pas fait danser grand-monde, au point d’atterrir à Paris avec un billet retour pour le Royaume déjà réservé. Une fast life qui ne ressemble pas vraiment à ce qu’était son quotidien lors de la première moitié de sa vie.

De l'école aux terrains


Renato Biasi connaît la ville d’Asti comme sa poche. C’est là que l’ancien portier du Torino, qui n’a joué qu’une seule rencontre de Serie A en 1986 face à l’Udinese, est né. C’est ici aussi que l’ancien responsable de la section jeune du club local, situé à une petite cinquantaine de kilomètres de Turin, a rencontré pour la première fois Moise Kean. « Nous avions également son grand frère, Giovanni, sept ans plus vieux que lui, chez les jeunes, se souvient l’éducateur. Moise accompagnait son grand frère aux entraînements, empruntait un ballon aux grands et jouait sur le côté. » Moise Kean débarque à Asti à l’âge de 5 ans avec son frère et sa mère, séparée de son papa, qui vient de trouver un boulot dans une maison de retraite où elle fait « les trois huit » .

Tous les jours, Moise alterne entre l’école élémentaire Baussano, l’oratorio Don Bosco et les terrains d’entraînements de l’AC Asti. À l’école, Lorella Forastiere confiait le sourire aux lèvres à la Gazzetta dello Sport que, pour faire en sorte que Moise reste calme, elle n’hésitait pas à passer un deal avec lui : « Je lui disais que s’il se tenait bien, il avait le droit d’apprendre la danse à ses camarades après la cantine. Il suivait les consignes à la lettre, en les faisant passer un par un avant de se lâcher ensuite. » Ce côté exubérant, Renato l’a retrouvé lorsqu'il a eu Moise sous ses ordres au club. « Petit, Moise était un petit garçon très extraverti. Il fallait parfois le reprendre à cause de cela, aussi parce qu’il était bien plus fort que ses coéquipiers. Il se rendait déjà compte qu’il était plus fort et aussi en avance d’un point de vue physique sur les autres enfants de son âge. » La dernière escale, donc, c’est dans l’enceinte de Don Roberto Pasquero que la faisait régulièrement le jeune Kean.


« J’allais à l’oratorio et je jouais au foot »


Pour lui, l’oratorio est une deuxième maison qui rassure une mère célibataire catholique au possible, et qui permet surtout au jeune joueur d’origine ivoirienne de bouffer du rab de ballon. « Il ne faut pas oublier que la famille de Moise Kean n’est pas une famille aisée, elle est même plutôt pauvre à la base, rappelle Biasi. Le seul loisir de Moise, c’était jouer au foot. Pendant que les autres enfants jouaient à la Playstation après l’entraînement, lui partait à l’oratorio jouer. Et ça, c’est incontestable, ça lui a permis de s’améliorer techniquement. » Biasi en est sûr : ce phénomène n’est pas inhérent à Kean, mais bien à tous les petits garçons qui vivent aujourd’hui dans la Botte : « Tu vois la différence entre les rares petits garçons qui continuent à s’entraîner à l’oratorio et les autres. Aujourd’hui en Italie, lorsque deux équipes s’affrontent et que tu cherches à savoir quels enfants sont les meilleurs, tu cherches ensuite leur nom dans la liste et ce sont très souvent des étrangers ou des fils d’immigrés. Pourquoi ? En partie parce qu’ils ont moins d’opportunités que les autres, du coup, ils jouent davantage au foot. Quand j’étais gamin, avant ou après ou l’entraînement, j’allais à l’oratorio et je jouais au foot ou bien je faisais d’autres sports qui ont développé mes capacités de coordination. »

Passage dans une autre dimension


L’oratorio est un facteur, mais à dire vrai, Kean est aussi naturellement au-dessus du lot. Au sein du club d’Asti, il évolue rapidement avec des garçons nés en 1998 qui ont donc deux ans de plus que lui. À cet âge, ce paramètre compte beaucoup. Mais pas pour Moise qui affirme week-end après week-end sa supériorité physique et technique en « marquant quatre ou cinq buts par match » selon ses coachs. Un cas de figure qui oblige Biasi à reproduire ce que lui-même avait fait quelques dizaines d’années auparavant : emmener le jeune Moise Kean tenter sa chance au Torino. Moise n’a même pas encore 10 ans, mais déjà, celui qui est fan d’Obafemi Martins va connaître un premier décollage direction les étoiles : « Je connais très bien Silvano Benedetti, un ex-coéquipier, qui dirige l’école de foot du Torino. Lorsque j’ai emmené Moise, il a fait un test avec des enfants déjà présents dans cette école de foot rénovée et qui, en plus, avaient deux ans de plus que lui. Devinez quoi ? Cela n’a strictement rien changé. Moise continuait de faire de grandes différences, et à la fin, Silvano n’a pas hésité pour le faire venir. »

La suite, c’est une Vieille Dame qui vient chiper le joyau à polir du Toro avant d’offrir, en 2016, un contrat pro qui permettra à Moise d’appeler sa mère et de lui dire : « Maman, à partir de maintenant, tu ne devras plus travailler. » Que reste-il aujourd’hui de Moise Kean à Asti, hormis son passage rue Filippo Corridoni ? Pas grand-chose. Au club, l’équipe dirigeante a changé et désormais, Moise Kean est dans une autre dimension. Mais pour Biasi et les autres, il reste le plus précieux : les souvenirs. « J’ai la chance de me rappeler de lui petit. C’est la plus belle chose qui soit, car c’est le moment où tu le vois jouer, heureux et progresser sous tes yeux. Chez les jeunes de la Juve, et même ensuite, il avait ce statut de jeune prometteur. Mais désormais, il doit prouver. Il a eu quelques difficultés l’an passé, mais ses débuts cette saison à Paris me font forcément plaisir. C’est à lui de jouer, maintenant. » Nul doute que face à Leipzig, ce mercredi soir en Ligue des champions, Thomas Tuchel s'accordera sur cette formule.

Par Andrea Chazy Propos de RB recueillis par AC.
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