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  1. // Ukraine – Reprise de la saison

L’avenir du foot ukrainien en questions

Avec deux semaines de retard, c’était l’heure de la reprise ce week-end pour le football en Ukraine, un pays qui n’a que très peu lâché la une de l’actualité ces dernières semaines. On dit la Crimée décidée à se rattacher à la Russie, on dit le territoire profondément divisé entre l’Ouest pro-européen et l’Est pro-russe, on dit clairement que tout ça ressemble au final à un climat de guerre civile. Si l’avenir du championnat national est évidemment secondaire, on peut quand même s’inquiéter de son sort. Diagnostic.

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Le championnat reprend-il normalement ?

Déjà longue en temps normal à cause de l’hiver particulièrement rigoureux en Ukraine, la trêve hivernale a été prolongée de deux semaines supplémentaires cette saison en raison des graves troubles qui ont secoué le pays : les manifestations à Kiev et un peu partout sur le territoire, la destitution du président pro-russe Viktor Ianoukovitch, la réplique des pro-Russes avec Poutine en observateur fureteur, la situation géopolitique complexe du territoire de Crimée, l’ambiance de défiance entre l’Ouest et l’Est du pays, etc. Tout ça figure à la Une de tous les journaux et JT depuis déjà un paquet de semaines et l’instabilité reste grande, tout comme l’incertitude entourant l’avenir à court et moyen terme de l’Ukraine. Et donc le football dans tout ça est quand même bien peu de chose. Mais peut offrir l’occasion de retrouver un semblant de normalité. C’est en tout cas l’avis du nouveau ministre des Sports Dmitry Boulatov, qui s’est montré insistant pour que le championnat reprenne finalement ses droits ce week-end, alors que ça aurait dû initialement redémarrer le 28 février. Il a carrément évoqué un « besoin vital » de la population pour le football, terminant son allocution publique d’un vibrant « Il unit l’Ukraine, unissons l’Ukraine ! » Le report avait été décidé par le tout nouveau ministère de l’Intérieur, mais le ministère des Sports et la fédé de football se sont montrés assez convaincants pour persuader le nouveau pouvoir en place que ça devait reprendre, sans trop de risque niveau sécurité. D’ailleurs, tous les clubs participant à la Premier League ukrainienne souhaitaient réinvestir les pelouses, et notamment le meilleur d’entre eux : le Shakhtar Donetsk. Bien que situé en plein territoire pro-russe, l’actuel leader, quadruple champion en titre, a publiquement montré des signes d’unité et de réconciliation, par le biais de son directeur général Sergei Palkin, qui avait émis le souhait que pour cette reprise, toutes les équipes du championnat remplacent symboliquement le sponsor maillot par des mots de soutien à l’unité nationale. Le richissime propriétaire du Shakhtar, Rinat Akhmetov, prône aussi l’apaisement, bien qu’il ait été un fidèle soutien du président destitué Ianoukovitch.

Des équipes ont-elles souffert plus que d’autres ?

Une équipe ressort particulièrement ébranlée par ces événements, et ce n’est rien de moins que le second au classement à mi-saison : le Metalist Kharkiv, en plein territoire pro-russe, propriété de Serguei Kurchenko, l’un des plus proches conseillers de Ianoukovitch. Il fait partie des 18 personnalités identifiées par l’Union européenne comme étant responsables de détournement de fonds appartenant à l’État ukrainien. Ses avoirs ont été gelés et il est actuellement en fuite à une adresse inconnue, très probablement en Russie. Sans son boss, c’est l’anarchie à Kharkiv, qui a perdu son entraîneur historique Myron Markevych, démissionnaire. Le directeur sportif danois Frank Arnesen, qui venait tout juste de s’engager avec le Metalist, a également préféré démissionner. Face aux difficultés financières qui ne peuvent qu’empirer, le club a aussi décidé de brader son meilleur joueur, l’attaquant international Marko Dević, transféré au Rubin Kazan.

Le Tchernomorets Odessa, ancien adversaire de Lyon en C3, a aussi proposé à certains de ses joueurs étrangers une séparation à l’amiable. Cinq d’entre eux ont accepté, dont le Franco-Ivoirien Franck Dja-Djédjé. D’autres joueurs étrangers, présents en nombre dans le championnat ukrainien, ont matière à s’inquiéter de la tournure prise par les événements. Si les troubles persistent, le Shakhtar va-t-il continuer à attirer autant de bons espoirs brésiliens dans ses rangs ? Le jeune international Bernard n’a en tout cas plus beaucoup de temps pour convaincre son sélectionneur Luiz Felipe Scolari qu’il sera en jambes pour la Coupe du monde.

En revanche, parmi les clubs qui pourraient tirer parti du contexte actuel, se trouve le Dniepr Dnipropetrovsk. Habitué des premières places, il est présidé par l’oligarque Igor Kolomoisky, un proche du nouveau pouvoir en place qui vient d’être nommé gouverneur de la ville depuis le 1er mars.

Quid des deux clubs de Crimée ?


C’est la plus grande des inconnues : que va-t-il advenir des deux clubs de première division ukrainienne situés en Crimée, le FC Sébastopol et le Tavria Simferopol ? Leur avenir dépend de l’avenir du territoire, qui s’est récemment désolidarisé de l’Ukraine et dont la population a plébiscité ce week-end un rattachement à la Russie, dont elle est historiquement liée. Contacté la semaine dernière, le journaliste sportif local Andriyuk Kostylantyn se montrait plutôt clair. « Je n’imagine pas ces deux équipes rejoindre le championnat russe pour autant, clame-t-il. Des rumeurs en font état mais ce ne sont que des rumeurs. » Aucun des dirigeants des deux clubs n’a d’ailleurs pour l’instant exprimé un quelconque désir de changer de championnat. Mais le calendrier a été particulièrement coquin avec le destin puisque la reprise ce week-end voyait le Dynamo Kiev affronter le Tavria Simferopol… Le match devait se tenir initialement en Crimée mais il a finalement été délocalisé à Kiev dimanche. Les leaders du nouveau gouvernement de Crimée, Volodymyr Konstantinov et Serhiy Aksionov, ont mis une forte pression sur le FC Tavria pour l’empêcher de se rendre à Kiev mais le match a bel et bien eu lieu, avec une victoire 2-1 du Dynamo de Younès Belhanda.

Qu’en disent les stars ukrainiennes et les supporters ?

Beaucoup des groupes ultras des différents clubs d’Ukraine (à l’ouest comme à l’est) ont été des activistes en première ligne des manifestations anti-Ianoukovitch. À voir si l’unité contre un ennemi commun va durer ou si les vieilles querelles vont reprendre… Dans les semaines à venir, il va aussi falloir scruter avec attention les déclarations des acteurs du football ukrainiens, qui se sont montrés bien discrets depuis quelques semaines… La légende Andriy Chevtchenko notamment a beaucoup déçu le journaliste Andriyuk Kostylantyn : « Sa vie est entre Londres et Milan maintenant, et je ne l’ai pas entendu dire un mot de réconfort ou de soutien pour son peuple, pas un ! » Autre légende, l’entraîneur du Dynamo Oleg Blokhine était un soutien officieux de Ianoukovytch et se trouve donc assez mal placé pour l’ouvrir… Parmi les joueurs actuels, quelques timides appels à la paix se sont fait entendre (Tymoschuk, Chygrynskiy…). « Un seul joueur a eu le courage de l’ouvrir, c’est l’ancien international Volodymyr Yezerskiy, qui joue aujourd’hui à Hoverla Oujhorod, constate Andriyuk Kostylantyn. Il a dit clairement : ʺles manifestants de la place Maïdan sont des héros.ʺ Il est le footballeur dont les Ukrainiens doivent aujourd’hui se montrer le plus fiers. »

Par Régis Delanoë
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