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L’autre Ibrahimovic

La terreur du championnat luxembourgeois est un blondinet de 26 ans à la voix grave originaire de Bosnie. Qui s’appelle Ibrahimović. Sanel, de son prénom.

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« Vous avez vu ce que sait faire mon cousin ? » Il en rit, mais il en est conscient: Sanel a hérité du nom le plus lourd à porter quand on décide de faire carrière dans le football. Il s’appelle Ibrahimović. Comme l’autre. Sauf qu’il n’a aucun lien de parenté avec lui : son patronyme serait un peu le « Durand » de la Bosnie-Herzégovine, d’où il est originaire. Seul point commun avec le Suédois : Sanel marque, beaucoup. Un but par match en moyenne. On comprend de suite mieux les bons classements réguliers de La Jeunesse, l’un des deux clubs d’Esch-sur-Alzette, deuxième ville luxembourgeoise. Un club connu pour avoir vécu les dernières courses de Cyrille Pouget sur les terrains en 2006 et qui partage les couleurs noire et blanche, ainsi que les surnoms – « Vieille Dame » ou « Bianconeri » – de la Juventus Turin. C’est à Tuzla, à 118 km de Sarajevo et 1404 d’Esch-sur-Alzette, que le FK Sloboda offre ses premiers crampons à Sanel Ibrahimović, 6 ans. Puis la guerre, et l'exil. À 16 ans, lui et sa famille se réfugient au Luxembourg. Rapidement, il retourne seul au pays, où il devient joueur de futsal professionnel. « Je gagnais bien ma vie, avec presque un tournoi de minifoot par jour. » En juin 2008, alors qu’il passe ses vacances au Grand-Duché, sa maman le supplie de rester. Et le voilà qui s’installe dans le Nord du pays, à Wiltz, où l’on compte une forte communauté bosnienne.

« Quand tu as le ballon, tu le passes à Sanel et il s’occupe du reste »

Henri Roemer, ancien diplomate et copain de Michel Platini - ils ont été élus en même temps au comité exécutif de l’UEFA en 2002 -, se souvient très bien de l’arrivée de Sanel Ibrahimović au FC Wiltz 71 quand il en était président : « Le nouveau mari de sa mère travaillait chez une de mes connaissances, c’est par lui que le lien s’est fait. Le problème, c’était que pour qu’il puisse jouer, il lui fallait une autorisation de travail et donc, pour ça, justifier être spécialisé en quelque chose. Alors je l’ai embauché dans mon hôtel en disant qu’il était spécialiste de la cuisine bosnienne. Je ne sais même pas s’il sait cuisiner, il faisait les petits-déjeuners. » Sanel apprend la langue de Molière avec ses collègues. Et chaque week-end, il troue les filets adverses sous les couleurs wiltzoises, donc, en Promotion d’honneur (2e division). De doublés en quadruplés, il se taille une réputation de tueur. La stratégie du FC Wiltz est alors assez lisible: « Quand tu as le ballon, tu le passes à Sanel et il s’occupe du reste » . Au point d'inscrire deux-trois fois Fred van de Sande, son gardien belge et quadragénaire, au classement des passeurs décisifs. À peine promu en BGL Ligue, Wiltz redescend, malgré le titre de pichichi d’Ibrahimović. « Si j’avais joué au F91 Dudelange (le club qui vient d’écraser le championnat, ndlr), je n’en aurais pas mis 18, mais 38 » , lâche-t-il alors. Au dire de ses détracteurs, le bonhomme serait arrogant et prétentieux. Et alors ? « Il faut savoir être égoïste pour être un bon attaquant, assure Henri Roemer. Sanel a le nez du but, de très bons crochets, la mentalité du gagneur. Il mettait la pagaille dans les défenses. Il n’a pas eu une enfance trop gâtée, voilà pourquoi il sait travailler. »

Un transfert record de... 35 000 euros !

La carrière de Sanel aurait pu prendre une tout autre tournure si Philippe Gaillot y avait mis un peu du sien. Décidé à observer de plus près le phénomène, le recruteur du FC Metz choisit mal son jour. Le F91-Wiltz auquel il est venu assister prend des allures de pugilat : 15-0. Sanel ne traverse pas la frontière, et rejoint RM Hamm Benfica à Luxembourg, pour 35 000 euros – un record –, avant de rejoindre La Jeunesse une saison plus tard. La BGL Ligue étant amateur, Ibra gagne sa croûte dans une société de gardiennage opérant dans les parkings souterrains : « Je fais pas grand-chose. Je dois juste m’asseoir à un petit bureau pendant 7 ou 8 heures. » Ce qui lui laisse assez peu de temps pour d’autres passions. « Je vois déjà peu ma femme… La semaine, j’ai mes entraînements, le samedi, je suis en famille et le dimanche, je joue. Pendant la trêve hivernale (qui dure trois mois, ndlr), je ne pars jamais en vacances, je fais ma propre préparation. » Une hygiène de vie qui paye puisqu’il n’a jamais été blessé. Malgré tout, Sanel n’envisage pas vraiment son avenir. Devenir pro ? Pourquoi pas, d’aucuns disent qu’il en a les qualités. Mais pas à n’importe quel prix. Il a déjà décliné une offre de Cologne : « Ça ne sert à rien de partir loin pour être pro juste pour dire qu’on est pro si c’est pour gagner moins qu’en étant amateur. J’ai encore un an à jouer avec la Jeunesse, après on verra. J’ai 26 ans, c’est rien. » À cet âge-là, Zlatan avait déjà dit au revoir à la Vieille Dame.


Par Noémie Pennacino
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