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L'art de grandir dans l'ombre du PSG

Passé de dominant à dominé en l'espace de quelques saisons seulement, l'OL se résout aujourd'hui à subir temporairement la domination sportive et économique du PSG. Une réalité qu'a désormais acceptée le président de l'OL Jean-Michel Aulas, qui espère tout de même inverser une tendance figée pour encore pas mal de temps.

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Jean-Michel Aulas est un homme qui aime gagner. L'homme d'affaires lyonnais a cette fibre en lui depuis le début de sa prise de fonctions à Lyon en juin 1987. Pour ce club, son OL, Aulas a tout donné afin que Lyon devienne une référence française sur le plan européen. En 2007, lorsqu'il dessine les contours du Parc OL alors qu'il domine sportivement et financièrement le championnat de France depuis cinq ans, JMA a sûrement déjà des rêves de Ligue des champions qui apparaissent la nuit.


Il est alors loin de se douter que dix ans plus tard, ce ne sera pas le club propriétaire de son stade qui attirera la quasi-totalité de la lumière. Que ce ne sera pas l'OL qui pourra débourser des sommes importantes pour s'attirer les meilleurs joueurs sur le marché comme Neymar ou Mbappé. Oui, malgré toutes ses qualités évidentes de manager et de meneur d'hommes, Jean-Michel Aulas n'a pas anticipé le virage où les investisseurs soutenus par des États du Golfe ou de pays émergents comme la Chine allaient faire de leurs clubs de foot les nouveaux ogres affamés du football européen.

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Ironie du sort, 2007 marque la dernière année où l'OL a terrassé le PSG dans son antre en championnat. Ce 29 octobre, Ben Arfa punissait Landreau à deux reprises, Pauleta en faisait de même pour Paris, mais Lyon repartait du Parc avec les trois points (2-3). Une saison où Lyon empochera son septième titre de champion de France de suite, s'offrira même une Coupe de France en prolongation face à un PSG passé une semaine avant à deux doigts de descendre en Ligue 2. Puis les années sont passées, la domination de l'OL s'est estompée pour laisser peu à peu place à celle du PSG et de son ère qatarie.


L'homme fort du Rhône, conscient que son équipe ne pouvait pas lutter avec cette machine à gagner nouvelle génération, a donc préféré l'opposition frontale dans les médias, sur Twitter ou ailleurs, en se faisant passer pour une PME historique qui ne peut lutter à armes égales face à la multinationale parisienne : « Le PSG vit sur des ressources subventionnées d’un État qui vient polluer le fonctionnement d’une économie traditionnelle. Il faut faire ce qu’ont fait les Anglais ou les Allemands, avec des clubs qui engendrent leurs propres ressources. (...) Dans le contexte actuel, pour un club comme Lyon qui vit avec des investisseurs privés, c’est extrêmement difficile d’avoir à lutter avec un investisseur qui n’a pas un modèle économique libéral. » Amusant pour celui qui affirmait en 2000 qu'il fallait « accepter l'inégalité de l'élitisme » . Ou, comme sur Téléfoot en 2008, que l'on « ne fait pas de politique de solidarité si on veut avoir des clubs en quarts de finale de Coupe d'Europe, car l'un est contraire à l'autre  » . Refuser le principe de chaîne alimentaire, et aussi avouer quelques-unes de ses erreurs passées, tel est alors le combat que JMA décide de mener.

Docile, pour l'instant


Puis le discours du président de l'OL a petit à petit changé. Notamment depuis le début de la saison. La réforme européenne qui profite aux cinq plus gros championnats, des revenus de plus en plus conséquents provenant du Groupama Stadium, une capacité à garder ses meilleurs joueurs confirmée (Fekir), et revoilà un président Aulas en première ligne comme défenseur de Nasser Al-Khelaïfi. Vendredi, le président de l'OL remerciait le club parisien et son président pour le « prêt » de leur jardinier Jonathan Calderwood afin d'aider le club rhodanien à mieux entretenir ses pelouses. « J'ai eu récemment besoin du PSG du fait de sa compétence en matière de gestion des pelouses. J'ai demandé s'ils pouvaient nous déléguer leur "green-keeper" pour nous aider à résoudre nos problèmes de pelouse qui sont difficiles. Ils l'ont fait de manière ouverte et en gentleman. Chapeau à eux. »


Dans la foulée, JMA enchaînait une sortie plus inattendue, toujours en faveur de ses homologues parisiens. Dans les colonnes du Figaro, Aulas apporte même son soutien vis-à-vis du fair-play financier qu'il avait pourtant longuement défendu : « Ce n’est pas sain, les dirigeants parisiens ne peuvent pas gérer de manière prévisionnelle leurs investissements, car ils sont sous la coupe de décisions remises en cause. Ils ont réussi à convaincre l’instance de leur bonne foi et ils se font reprendre par une commission d’appel qui renvoie au premier stade. J’ai pu mettre l’accent sur nos différences de stratégie, mais là, je suis solidaire de leur combat. » Troublant. Un changement de cap que le dirigeant lyonnais juge nécessaire, ayant temporairement admis pour de bon la supériorité du PSG. Ayant admis, aussi, que le moment était désormais venu pour s'affirmer véritablement comme le deuxième meilleur club français devant Monaco et surtout Marseille. En apparence au moins, car Aulas n'est pas vraiment du genre à rester dans l'ombre de qui que ce soit.



Par Andrea Chazy
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