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Kyky brûle-t-il ?

Attendu comme le messie du football français depuis qu'il a explosé à Monaco, Kylian Mbappé est en train de découvrir la critique. Est-il vraiment lancé dans une dérive individualiste, ou bien est-il injustement mis au pilori ? Compliqué de démêler le vrai du faux, et de trier entre les reproches légitimes et le reste.

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Ils étaient beaux, nos deux Français sur les deux premières marches du podium. Kylian Mbappé en un, Ousmane Dembélé en deux. Boum, une double ration de cocorico sur la boîte pour montrer au monde que l'avenir était à nous. Le trophée du Golden Boy a souvent été un grand festival du pétard mouillé – poke Anderson, Alexandre Pato, Renato Sanches. Mais comme le millésime d'octobre dernier caressait l'Hexagone dans le sens du poil, les fans des Bleus ont enfilé leurs œillères comme si de rien n'était en croyant dur comme fer que ces deux petits bonshommes nous rendraient invincibles. Six mois plus tard, les paillettes sont retombées et certaines ont même été balayées. Dembélé et Mbappé sont toujours en équipe de France, ils sont encore dans des grands clubs, et ils restent des joueurs de premier plan.


Mais au temps de l'euphorie a succédé celui des doutes, une chronologie implacable à laquelle on n'échappe ni en amour ni dans le football. Pour Dembélé, les motifs d'accusation sont d'une simplicité biblique : acheté trop vite, trop cher, tout le temps blessé, peine à trouver sa place au Barça, pas irréprochable dans l'attitude, et pas encore assez mature pour assumer le statut de joueur professionnel. Depuis l'affaire du cuisinier payé par son club pour l'empêcher de faire n'importe quoi avec son estomac, c'était devenu encore plus facile de le montrer du doigt. Mbappé, lui, a mieux entretenu l'éclat de son blason et est resté intouchable jusqu'à très récemment. Mais depuis quelques semaines, les premiers nuages commencent à pointer le bout de leur nez.

Anakin


Pour commencer, Kylian a subi comme ses coéquipiers la volée générale de critiques qui s'est abattue sur le PSG après l'élimination ridicule contre le Real. C'est de bonne guerre, ça ne mange pas de pain, et tous les Parisiens y ont eu droit. Mais le cas Mbappé a commencé à créer des remous avant le huitième de finale contre Madrid. D'ailleurs, avant le match aller, il y avait déjà du monde pour militer pour la titularisation de Di María à la place du Français. Mbappé aurait perdu son football, entend-on çà et là. Mbappé en fait des caisses, Mbappé ne sait plus lâcher son ballon. Les statistiques semblent dire le contraire puisque le marmot a déjà catapulté 13 passes dé' cette saison avec le PSG, mais le disque tourne toujours.


Pire, à force de fréquenter le joueur le plus cher du monde, Mbappé se serait « Neymarisé » . Le mot est lâché. Comme un Anakin qui a trouvé son sénateur Palpatine, Kylian apprend le côté obscur du football avec Junior et laisse de plus en plus parler son individualisme. Une rengaine qu'on a commencé à entendre à l'automne dernier après son mauvais match contre l'OM, pile poil au moment où il recevait son trophée du Golden Boy. Il est vrai que ce soir-là, Kyky avait ressemblé à un sous-Neymar qui a rayé les mots « collectif » , « efficacité » et « QI football » de son Larousse. Mbappé avait ensuite redressé le tir, avant un nouveau passage à vide qui aurait grosso modo démarré après la mandale d'Anthony Lopes.

La mort, les impôts et les Spurs


Le monde de Clint Eastwood se divisait entre ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Quand il s'agit de Kylian Mbappé, il se divise entre ceux qui veulent qu'il soit excellent là, maintenant, tout de suite, tout le temps, et ceux qui rappellent qu'il vient d'avoir 19 ans et qu'il ne faut pas pousser l'exigence trop loin. Quand on claque 160 briques pour un type, on est en droit d'attendre des résultats immédiats même s'il est encore en âge de faire de la conduite accompagnée, argumentent les premiers. Sauf que le type en question est déjà cent mille fois plus mature et mille fois plus fort que tous les autres joueurs de son âge, et que lui en demander plus relève du caprice de supporter gâté, répondent les deuxièmes.



Il y a aussi ceux qui ne comprennent pas pourquoi on lui reproche de trop dribbler alors que son jeu est en grande partie fondé là-dessus, et ceux qui pensent qu'il serait plus mis en valeur dans une attaque à deux comme à Monaco. Aux États-Unis, il y a un proverbe qui dit qu'il n'existe que trois choses certaines dans la vie. « Death. Taxes. Spurs. » La mort, les impôts, et les San Antonio Spurs. Kylian Mbappé rejoindra certainement la courte liste des infaillibles très bientôt, mais pas pour l'instant. Après tout, il y a encore deux semaines, les Spurs étaient dixièmes de la conférence Ouest et on se demandait s'ils allaient être éjectés des playoffs pour la première fois depuis plus de vingt ans. À cette époque, leur coach Gregg Popovich venait d'arriver dans le Texas. Mbappé, lui, n'était même pas à l'état de projet.



Par Alexandre Doskov
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