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Kondogbia à l'Inter Milan, le bon choix ?

Geoffrey Kondogbia, à l'AS Monaco depuis 2013, vient de signer un contrat de 5 ans en faveur de l'Inter Milan avec un gros salaire à la clé. Pour le club de la Principauté, c'est plus de 35 millions d'euros qui vont faire le chemin inverse, soit 15 de plus que la clause libératoire versée à Séville pour débaucher le gaucher. À 22 ans, l'international français va connaître son quatrième club en cinq ans. Un choix qui interroge. Vraiment ?

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Geoffrey Kondogbia ne portera plus le numéro 22 de l'AS Monaco. Geoffrey Kondogbia ne ratissera plus de ballon de sa semelle. Geoffrey Kondogbia ne pourra plus faire ses siestes dans sa villa de La Turbie, ni même exposer ses figurines de Naruto dans sa baraque des Alpes-Maritimes. Et pour cause, le gaucher de 22 ans jouera à l'Inter Milan où son salaire (on parle de 4 millions d'euros par an) en fera un des joueurs les mieux payés d'Italie dans un club en pleine reconstruction où Giannelli Imbula pourrait d'ailleurs débarquer d'ici peu. Imbula, Kondogbia, Medel, Kovačić, Icardi, Shaqiri, l'Inter commence à se reconstruire doucement. Roberto Mancini est déjà tout excité à l'idée de coucher son équipe type sur son tableau Velleda.

Trois mois parfaits


Pourtant, le choix du Français appelle à la réflexion. À 22 ans, Geoffrey Kondogbia facture déjà quatre clubs et trois pays (Lens, Séville, Monaco, Inter). Ça interpelle forcément. Surtout que le garçon était dans le giron de Doyen Sport avant de signer à Monaco. Alors qu'il venait de sortir une grosse fin de saison sur la Principauté, on ne reverra plus le champion du monde U20 en Ligue 1. Celui qui, entre février et avril, avait impressionné l'Europe après ses matchs contre Arsenal et la Juventus. Pour ce natif de Nemours, la Ligue des champions a été un révélateur incroyable. Fin, technique, relayeur, râtisseur, briseur de lignes, le gaucher a fait des soirées européennes sa vitrine personnalisée. Et visiblement, ça a plu, puisque de nombreuses écuries se sont renseignées sur son cas ces dernières semaines (Real Madrid, Barcelone, Arsenal, Inter Milan, AC Milan). On en aurait presque oublié sa première saison moyenne – il sortait du championnat du monde U20, il est vrai – et son début de saison 2014/2015 quelconque avec en point d'orgue sa blessure à la cuisse lors du déplacement à Toulouse en décembre. Au vrai, « Kondo » a explosé en trois mois : février, mars, avril. Trois mois où son talent a fait taire les sceptiques. Trois mois qui l'ont ramené en Bleu avant de l'envoyer à Milan. Là où on ne l'attendait pas forcément…

Casanier et jeune papa


Au départ, le jeune papa ne souhaitait pas foncièrement quitter le Rocher, surtout à un an de l'Euro, lui qui venait de faire des sorties remarquées avec l'équipe de France. Le championnat d'Europe 2016, la France, la Ligue des champions au menu, tout semblait réuni pour que l'ancien Lensois continue son bail monégasque pour encore une saison. Celle de la sécurité. D'autant que l'air étranger ne lui avait pas forcément fait du bien lors de son passage andalou : « Sur le terrain, tout se passait très bien, mais je n'arrivais pas à trouver un équilibre dans ma vie personnelle. Je n'étais pas seul. Ma petite amie était là, et ce n'était pas facile pour elle non plus. Elle ne parlait pas la langue et avait des études à mener. Quand je n'étais pas là, elle était toute seule. Je ne me sentais pas bien. Ça m'a beaucoup perturbé. Heureusement que ça se passait bien sur le terrain, parce que j'aurais pu péter un câble. Nous n'avions pas d'amis sur place. On a le même tempérament, elle et moi. On est discrets et assez casaniers, du coup, on n'a pas réussi à se faire des amis » , déclarait-il en avril dernier sur son année espagnole dans les colonnes de France Football. Mais voilà, le nouveau projet monégasque est limpide : parier sur des jeunes, les valoriser, les faire briller, puis les revendre au double. James hier, Kondogbia aujourd'hui et sans doute Bernardo Silva, Martial, Fabinho et Bakayoko l'année prochaine. Quand l'Inter a faxé son offre, difficile de ne pas ouvrir la porte. Le choix revenait au joueur.

Suivre la trace de Paul Pogba


Geoffrey Kondogbia a fait le pari de l'Inter. À Monaco, on ne s'inquiète pas plus que ça. Luis Campos, le directeur sportif, a déjà trois coups d'avance. Le départ de Kondogbia ne déstabilisera pas plus le club que les départs de Falcao et James l'été dernier. Cet été, Kondo, sa femme et leur bébé quitteront donc La Turbie pour la Lombardie et son nouveau projet. Sur le papier, le challenge est excitant : aider à la résurrection du champion d'Europe 2010 avec des jeunes pleins de talent. D'accord, l'Inter Milan ne disputera aucune compétition européenne l'année prochaine. D'accord, la Serie A n'a plus la même renommée que lors des années 90. Mais avec le retour au premier plan de la Juventus Turin, les clubs de Rome qui s'écharpent pour une place sur le podium, la folie napolitaine, la classe florentine et le retour aux affaires des clubs milanais, il se pourrait que le championnat italien retrouve des couleurs et de l'attractivité dans les mois qui viennent. En attendant, Kondogbia va avoir du boulot. Au tarif auquel il a été recruté et compte tenu du salaire qui va être le sien, le joueur va devoir faire à l'Inter ce que son pote Paul Pogba a brillamment réussi à Turin : devenir un patron. Et là, il n'y aura plus João Moutinho et Jérémy Toulalan pour le chaperonner.

Par Mathieu Faure
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