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Very good Trip'

Débarqué cet été à l'Atlético avec quelques doutes, Kieran Trippier s'est imposé en quelques matchs à peine comme un remplaçant parfait à Juanfran, parti à São Paulo. Mieux : à Madrid, l'Anglais fait mûrir son jeu.

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D’abord, le pot d’accueil. Soit un tête-à-tête avec un mythe : Oscar Ortega, 61 ans, un peu moins de huit ans de service dans le staff de l’Atlético et une tronche à jouer les sosies de Jim Broadbent. Ortega, un nom qui suffit à faire flipper, l’homme ayant la réputation de pousser les hommes jusqu’à l’épuisement extrême, voire carrément au vomi. Peut-être avant tout, car c’est ce que l’Uruguayen s’impose. La preuve : l’histoire raconte qu’au matin de la finale de Ligue des champions 2016, le préparateur physique des Colchoneros avait enchaîné les tours de terrain, en solitaire, dans un San Siro vide, pendant un très long moment. L’histoire veut, surtout, qu’Oscar Ortega soit la première personne présentée aux recrues. Cet été, João Félix y a eu le droit, Kieran Trippier aussi, dix minutes seulement après l’annonce de son arrivée à Madrid. Voilà la première chose qui a été demandée à l’international anglais : s’enfiler des 50 mètres, sur un dénivelé positif (30%). Bienvenue à l’Atlético, bonhomme, le même Atlético que Trippier a parfaitement cerné au moment de prendre pour la première fois la parole face à la presse en juillet : « Si je suis venu ici, c’est pour grandir. Je sais que j’arrive dans un club habité par la culture de l’effort et du sacrifice. Je suis prêt. » Et c’est ce que Kieran Trippier voulait : tester ses limites.

L'hélisurface parfaite


Mais pourquoi ici ? Pourquoi maintenant ? Première chose : Tottenham ne voulait plus vraiment de lui, ou du moins ne lui a pas fait sentir l’inverse. Voilà ce qu’en a dit l’intéressé il y a quelques semaines : « Lors de la deuxième partie de saison dernière, j’ai entendu de nombreuses rumeurs me concernant. J’ai eu tout ça en tête pendant plusieurs mois. J’ai essayé de ne pas y prêter attention, de faire de mon mieux... Et, à la fin, j’ai eu une conversation avec l’entraîneur et un rendez-vous avec le propriétaire, pour avoir un éclaircissement sur mon avenir et je n’ai pas eu l’impression que Tottenham voulait me conserver. Je n’ai jamais eu de réponse claire. C’est le football, ça arrive. » Piqué et pointé du doigt, Mauricio Pochettino n’a pas tardé à se défendre : « Non, ça ne s’est pas passé comme ça. Lorsqu’on s’est vus à la reprise, Kieran est venu me voir et m’a dit : "Coach, j’aimerais que vous acceptiez l’offre de l’Atlético." Il ne m’a rien demandé. Ce n’était pas une conversation. (...) Je l’ai d’ailleurs titularisé en finale de la Ligue des champions alors que j’avais d’autres options. Mes actes parlent plus que mes mots. » Peu importe où se situe la vérité, Kieran Trippier avait besoin d’autre chose, d’un nouveau défi, d’une nouvelle plate-forme pour grandir après une dernière saison moyenne dans le 4-2-3-1 des Spurs. L’Anglais avait surtout besoin de devenir « un meilleur défenseur » - et donc un footballeur plus complet - afin de retrouver sa place en sélection. Alors, celui qui fut révélé par Sean Dyche à Burnley a eu Gareth Southgate quarante minutes durant au téléphone au printemps dernier. Feu vert du sélectionneur : l’Atlético, en pleine reconstruction de sa défense après les départs de trois titulaires (Godín, Juanfran, Filipe Luís), était l’hélisurface parfaite.


« Ici, tout est immense »


Deuxième chose : Trippier était fait, stylistiquement, pour l’Atlético. Et, en 540 minutes avec les Colchoneros (cinq matchs de Liga, un match de C1), le latéral a déjà fait grosse impression. Offensivement, il est déjà devenu une arme précieuse pour Simeone, un type capable d’enchaîner les efforts et dont les chiffres claquent : Kieran Trippier est pour le moment le meilleur centreur de l’effectif - au point que la presse espagnole ne vienne à son tour marcher sur les dires de Jim Cassel, ancien boss de l’académie de Manchester City, où Trippier a joué entre 1999 et 2010, qui estimait que l’Angleterre tenait avec son ex-poulain son « meilleur centreur depuis Beckham » -, mais aussi le joueur de l’Atlético qui affiche la troisième meilleure moyenne en matière de passes clés par match (1,8). Du Trippier pur. Encore ? Oui, le natif de Bury, deuxième joueur anglais de l’histoire de l’Atlético après un certain Drinkwater qui était venu mettre 10 buts en trois matchs pour le club lors de la saison 1923-1924, a également été décisif lors de la réception de la Juve (2-2) en Ligue des champions en lâchant un corner précieux sur la tête d'Héctor Herrera. Son ressenti : « Depuis que je suis arrivé ici, tout est immense : la mentalité du groupe, du staff, le Cholo. On s’entraîne à 100 à l’heure, on ne s’arrête jamais, et on répète tout ça en match. » Au moment de son départ pour l’Espagne, certaines voix s’inquiétaient pourtant de ne plus le voir dépasser la ligne et imaginaient qu’il allait finir frustré en Liga, castré offensivement et qu’il ne se retrouverait pas dans le football de Simeone. Un peu plus de deux mois plus tard, tout ça a été éclaté.

Arme offensive, bloc plus équilibré


Parce que Diego Simeone laisse Trippier s’exprimer et l’a déjà fait progresser défensivement grâce aux nombreuses séances réalisées avec son diable d’assistant, Germán Burgos, qui a pris l’Anglais en individuel dès le premier jour, tout comme Renan Lodi, l’autre renfort défensif majeur de l’été. « Lors de ma première séance ici, Germán Burgos m’a suivi partout et m’a directement expliqué ce qu’il voulait que je sois. Tactiquement, lorsque Renan Lodi a le ballon, je dois m’imbriquer dans le milieu de terrain. C’est une nouvelle façon de jouer, expliquait Kieran Trippier il y a quelques semaines. Dans ce 4-4-2, si je monte, Thomas et Koke ont pour consigne de me couvrir et de prendre ma place en attendant que je me replace aussi vite que possible. La clé est de choisir les bons moments pour monter, c’est quelque chose qui m’a joué des tours par le passé à Tottenham, où j’avais parfois tendance à monter et à déséquilibrer le bloc. Ici, je grandis. » Parce que dire, aussi, que le Cholo restreint ses latéraux est également une contre-vérité, ce que prouve notamment la heatmap moyenne de Santiago Arias la saison dernière.



En moyenne, Arias et Juanfran, les deux latéraux droits de l’Atlético la saison dernière, ont même passé plus de temps que Trippier dans la moitié de terrain adverse lors de l’exercice 2018-2019. Dans ce cadre, voir l’Anglais s’adapter au 4-4-2 de Diego Simeone n’est pas une surprise, ce dernier possédant une moyenne de centres réussis supérieure à celle des deux précédents cités (de plus, il a maintenant deux attaquants à pourvoir, et non le seul Harry Kane) et évoluant désormais au cœur d’un bloc davantage disposé à couvrir ses montées.



Ci-dessus, les zones où Kieran Trippier a touché le ballon lors d’Atlético-Celta de Vigo (0-0).




Confirmation de ce que Trippier expliquait récemment : ses montées sont couvertes automatiquement par les milieux axiaux de l’Atlético, ici Saúl et Héctor Herrera.


Depuis son arrivée en Espagne, Kieran Trippier avance, et vite : il s’est mis à l’espagnol, n’a presque plus besoin du traducteur improvisé qu’était Álvaro Morata, et a déjà glissé les supporters du Wanda Metropolitano dans son short. Le derby du week-end, face à un Real leader invaincu, mais détruit (3-7) par son ennemi durant l’été lors d’un amical qui n’en était pas vraiment un, est le moment parfait pour compléter l’atterrissage et lever un toast. Mais aussi pour mesurer la bonne adaptation du format de poche.

Par Maxime Brigand
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