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Kévin Cabral : « Je suis devenu LeBron James !  »

Voilà près d'un an que Kévin Cabral a posé les pieds à Los Angeles. Pur produit parisien où il n'a finalement pas été conservé les 18 ans passés, l'ancien pensionnaire de Valenciennes trouve à 22 ans sa place dans le football de l'autre côté de l'Atlantique. Entretien avec le petit protégé de Chicharito et Douglas Costa, bien décidé à remettre la MLS au goût du jour.

Il y a moins d’un an, tu foulais les pelouses de la Ligue 2 avec Valenciennes. Avant ça, tu n’avais pas été gardé par le centre de formation du PSG. Aujourd’hui, te voilà dans une attaque avec Douglas Costa et Chicharito à Los Angeles. C'est mieux qu'une partie FIFA, ton histoire !
Ouais, on peut dire ça ! (Rires.) Il y a deux ans, je n’aurais jamais pensé que je jouerais avec des joueurs comme ça, et c’est incroyable d’évoluer à leurs côtés.

Ces deux joueurs te surprennent-ils à l’entraînement ? Qu'apprends-tu d’eux ?
Les deux joueurs me surprennent vraiment, à l’entraînement comme en match, mais c’est vraiment auprès de Chicha que j’apprends le plus. Douglas est arrivé récemment (prêté par la Juve le 10 février dernier, NDLR). Tous les jours, je suis impressionné par leur professionnalisme et leur talent. Ce n’est pas pour rien qu’ils sont encore au top niveau aujourd’hui. Par exemple, Chicha fait toujours des doubles séances, il en rajoute une couche à la maison. Avec ça, j’essaye forcément de m’inspirer des plus grands et, si je suis les pas de Chicharito, je ne peux qu’être sur la bonne voie. Il a 33 ans et il m’étonne toujours. Lors du premier match de championnat, il marque un but dans les dernières minutes par exemple. C'est un leader et il nous pousse tous vers le haut.


Jouer avec Chicharito à Los Angeles, c’était le rêve de Kévin Cabral à 18 ans ?
Non, on ne va pas se mentir. Comme la plupart des joueurs français, je rêvais de la Ligue 1. Mon rêve était de toucher le summum du football français. Quand t’es tout jeune, tu veux évidemment jouer la Ligue des champions et la Coupe du monde, mais plus tu grandis, plus tu comprends qu’il ne faut pas griller les étapes.

« Quand tu joues en France, tu ne calcules pas la MLS. On se dit tous que c’est un championnat pour les stars européennes en préretraite. Alors qu’en fait, les dirigeants ont complètement changé de mentalité. Et je suis le premier à être tombé dans le panneau. »

Justement, tu n'as pas la sensation de passer les étapes dans le désordre ? Il y a quelques années encore, quand un joueur allait en MLS, c'était pour y finir sa carrière ou du moins la relancer.
Ah, c’est sûr que ce n’était pas dans mes plans. Lors des premiers contacts, j’avais même refusé de rejoindre L.A. parce que je me disais : « Je ne vais pas aller en MLS à 22 ans, quand même. » Mais ce n’est pas parce que je suis un des premiers à avoir pris ce chemin que c’est une carrière dans le désordre. Ce choix-là va peut-être finir par inspirer d’autres joueurs. Le problème, c’est que quand tu joues en France, tu ne calcules pas la MLS. On se dit tous que c’est un championnat pour les stars européennes en préretraite. Alors qu’en fait, les dirigeants ont complètement changé de mentalité. Et je suis le premier à être tombé dans le panneau.

Tu connaissais quoi de ce club ? Toi qui es un gros fan de Playstation, ça t'arrivait de les prendre pour une partie FIFA, par exemple ?
Non, même sur console, qui prend L.A. ? Personne ! (Rires.) Même à l’époque de Romain Alessandrini, de Zlatan Ibrahimović, et avant ça de Steven Gerrard, tu n'as aucun joueur rapide dans l’équipe, alors ça ne vaut pas le coup. Au-delà de la blague, je crois que de toute ma formation, je n’avais même pas entendu le mot MLS. J’ai appris que ce championnat existait sur le tard. En revanche, j’avais déjà joué avec Chicharito et Douglas Costa sur la PS3. Les deux, là, c’était une dinguerie.



Quel a été le déclic en avril 2021, quand tu as finalement sauté le pas pour traverser l'Atlantique ?
Le discours des dirigeants a été très convaincant. Ce qui m’a attrapé, c’est qu’ils ont lié les actes aux mots. Un soir d’hiver, pour un Valenciennes-Sochaux, il faisait froid, il neigeait, les dirigeants de Los Angeles ont envoyé un représentant pour me convaincre. Certains clubs de Ligue 1 étaient dans le coup. Des clubs allemands aussi. Mais avec la pandémie de la Covid, ils étaient tous réticents. Surtout au regard du coût du transfert. L.A. Galaxy a mis un projet de jeu sur la table et ils n’ont surtout pas flanché sur le prix (5,5 millions d'euros, NDLR). Comment tu ne veux pas venir avec des ambitions et de belles intentions avec tout ça ?

Quatre ans plus tôt, le PSG décidait de ne pas te conserver dans son centre de formation. Est-ce une revanche ?
En fait, quand tu as 17 ans et que tu apprends ça, tu te dis : « Je suis nul et je ne vais jamais finir par être professionnel. » À ce moment-là, c’est un véritable échec et il faut traverser cette période difficile. Ce jour-là, je suis rentré dans ma chambre de l’internat et j'ai dû expliquer ce qui s’était passé à l’entretien à mes potes. Et là, ils m’ont aidé à me rebooster. Parce que vraiment, je me demandais ce que j’allais faire de ma vie. Finalement, le club a fait un beau geste et m’a envoyé faire des tests à Caen et Saint-Étienne. Donc je n’ai pas eu le temps de m’effondrer, je devais vite rebondir. Avec le recul, j’ai été fort mentalement. Alors que je devais finir la saison au PSG - il restait un ou deux mois –, je faisais mes valises pour deux jours et j’allais à droite à gauche pour passer les tests. Et il fallait être costaud mentalement au moment de revenir dans l’internat et retrouver mes potes conservés par le centre de formation dans la chambre.

C’est avec cette détermination qu’un beau matin, tu arrives à Valenciennes pour tout casser ?
J’ai tout cassé. Déjà, quand j’arrive là-bas, on me regardait différemment. Parce que même si le PSG ne m’a pas gardé, j’ai une ligne en or dans mon CV. Et quand je suis revenu des tests, j’ai fait le petit débrief avec les potes de chambre. Et je leur ai dit : « C’est sûr, je vais être gardé. » Alors on a discuté des salaires. Tu réfléchis et tu te dis : « Ah oui, lui il a ça, lui a ça aussi, moi je vais demander ça. » Quelques jours après, j’ai signé et j’étais tellement heureux de jouer et d’avoir retrouvé un club. Je me disais : « Ouf, je ne suis plus dans la merde, je ne suis plus tout seul. »



Quel est le meilleur choix de ta carrière : rejoindre Valenciennes pour se relancer ou Los Angeles pour passer une étape ?
C’est simple : sans Valenciennes, il n'y a pas Galaxy. Mais il faut savoir que je n’ai pas de rancœur contre le PSG. Ce sont eux qui m’ont élevé dans le football. Ils m’ont tout appris, et je serai éternellement reconnaissant envers le centre de formation de Paris.

« Aux États-Unis, ce n’est pas qu’un match, c’est un gros spectacle. Un show avec des feux d’artifice, l’hymne national avant le début du match, des danseuses... C’est fou ! Tu te rends vite compte que ce pays est plein de passionnés du foot. »

Tu as eu la sensation de changer de statut, dans ce monde du foot ?

Sur le terrain, oui. Parce que même s’il me reste beaucoup à apprendre, je peux dire que j’ai réussi à rebondir. La plus grosse différence, c’est en dehors du rectangle vert. Quand j’arrive à Los Angeles, je ne peux pas jouer le premier match, car je ne suis pas qualifié par la ligue. Et du coup, je vais quand même au stade pour voir le derby face au FC Los Angeles. J’étais habillé normalement. Avec le masque aussi. À la mi-temps, je vais aux toilettes. Je suis sorti de la tribune, j’ai fait un pas dans le couloir, je suis devenu LeBron James ! J’ai mis vingt minutes à aller aux toilettes, alors que c’était à cinq mètres de la loge ! Quand je suis revenu, le match avait déjà repris. Tout ça parce qu’il y a un spectateur qui m’a reconnu et m’a demandé un selfie. Derrière un deuxième, et hop, c’était fini. Je ne comprenais rien à ce qu’ils me disaient. J’ai dû faire 100 selfies, et heureusement que Zak, le garde du corps, est venu me sauver.



On pense à quoi à ce moment-là ?
Déjà, tu compares avec Valenciennes où j’ai fait 10 selfies au grand max. Et puis après, je me suis dit, eux, ils connaissent le football. Je suis arrivé avec l’impression qu’il n’y a que le basket aux États-Unis et, en fait, au premier coup d’œil, tu retournes totalement ta veste. Déjà là-bas, ce n’est pas qu’un match, c’est un gros spectacle. Un show avec des feux d’artifice, l’hymne national avant le début du match, des danseuses... C’est fou ! Et quand tu jouais au Hainaut période Covid et donc que tu passes de zéro spectateur à un stade rempli par 25 000 spectateurs, tu te rends vite compte que ce pays est plein de passionnés du foot. Et c’est aussi un lieu où il peut se passer tellement de choses.

Comment ça ?
Par exemple, en octobre dernier, je marque un but à Houston. C’était le but du 3-0 et, en vrai, il n'y a rien d’exceptionnel. Mais quand je rentre aux vestiaires et que j’allume mon téléphone, je me retrouve avec plein de notifications. Mon nom était partout sur Internet et dans les réseaux. Je ne comprenais rien. Et quand je regarde les messages de mes potes, j’étais mort de rire. Il y avait une vidéo qui tournait sur les réseaux où, au moment où je marque, il y a une demande en mariage en tribune. C’est dingue. Je l’ai regardé plein de fois, je ne comprends toujours pas comment c’est
possible.


Tu as des nouvelles du couple ?
Non. Surtout que c’était à l’extérieur. Mais le club leur a envoyé un maillot pour la petite histoire.

Tes ambitions, c’est de te marier là-bas ? De faire toute ta carrière à Los Angeles ?
(Rires.) En vrai, je veux m’imposer dans ce club. Je découvre peu à peu un autre football et je veux répondre aux attentes. Après, j’ai du mal à me projeter. Je ne veux pas griller les étapes. Restons focalisé sur les Galaxy, et on prendra les choses comme elles viennent.

Propos recueillis par Matthieu Darbas
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