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  1. // Karim Benzema fête ses 30 ans

Karim Benzema, ombre et lumière

Karim Benzema fête aujourd'hui ses 30 ans. Un âge auquel on a le droit de jeter un œil dans le rétroviseur et le devoir de regarder droit devant.

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On ne sait pas bien ce qui peut se passer dans la tête d'un footballeur. Encore moins dans celle d'un footballeur de trente ans évoluant dans la meilleure équipe du monde. Encore moins dans celle de Karim Benzema. Trente ans, c'est assez pour faire un bilan, regarder derrière et sans doute être fier de ce qui a été accompli. Trente ans, ce n'est pas encore trop pour arrêter de se projeter, de continuer à rêver. Mais les avis de passage de la petite mort ne tarderont pas non plus. Il le sait, sans doute mieux que quiconque. Dans un XXIe siècle où seuls les meilleurs ont eu le droit et le devoir d'être fidèles, de Totti à Messi en passant Gerrard ou Lampard, il faut bien reconnaître une chose : Karim Benzema n'a jamais cédé aux sirènes de la facilité. Il aurait pu dire au revoir à Lyon plus tôt, il aurait pu quitter l'exigence madrilène depuis bien longtemps. Mais non, trop conscient du chemin parcouru, il a fait jusqu'ici le nécessaire pour ne jamais se tromper dans sa fidélité sportive.

Le ballon, juste le ballon


Lorsque l'on énumérera les noms comme des trophées dans dix, vingt ou trente ans, sans doute que celui de Karim Benzema sera dissimulé sous un tas d'autres. Il n'a peut-être pas fait assez en son nom pour mériter une postérité qui évitera la poussière. Mais en passant les doigts sur de vieilles traces, de vieilles photos ou vidéos, de vieux souvenirs à la fois intacts et toujours un peu reconstruits, nous ressentirons probablement encore un peu de tendresse. De son but contre Manchester United à Gerland en 2008 à ces trois (peut-être davantage d'ici là) Ligues des champions conquises avec le Real Madrid dans la peau d'un élégant soldat, il subsistera ce sentiment commun d'une passion qu'il a partagée d'un même amour avec le plus modeste des supporters lambda. Car Karim Benzema, c'est aussi et surtout ça : une passion non feinte pour le football, de cette photo en noir et blanc du SC Bron Terraillon où il accaparait déjà le ballon rond aux places d'honneur du Ballon d’or. Un destin vertigineux, peut-être un peu trop grand pour lui, comme il l'aurait été pour nous tous.

Dernière bataille


Que lui reste-t-il à vivre sur le terrain ? Dire au revoir à la France, du mieux qu'il peut. Ce ne sera sans doute jamais sous un maillot bleu. À vrai dire, il a déjà eu 81 occasions de le faire. C'était aussi à lui de les saisir. « Dans la vie, c'est chacun son camp » , rappait Oxmo Puccino en 1998 en pleine illusion « black, blanc, beur » . Ce sera le grand point noir, peut-être le grand regret de sa carrière, même si ni lui ni les autres n'ont fait les pas nécessaires : ce grand rassemblement qui aurait pu, qui aurait dû s'orchestrer devant un joueur de ce talent.


Demeure tout de même un rendez-vous que nous offre l'autre plus belle des compétitions, celle qui lui a souri : cette affiche contre le Paris Saint-Germain à la fin de l'hiver prochain. Difficile de ne pas l'imaginer comme un moment charnière de sa fin de carrière. Triompher sur le sol français encore une fois, pour nous rappeler tout ce qu'il nous a donné, et tout ce qu'il a retenu. Quoi qu'on en pense, qu'on en dise, quoi qu'il ait fait, on ne peut s'empêcher de penser que Karim Benzema a grandi comme beaucoup d'entre nous avec la France de la croisée des siècles, celle qui a gagné. On aurait aimé gagner avec lui aussi. Merci et tant pis, Karim. Que ta trentaine soit sereine, autant qu'elle puisse l'être, seul face au monde et à toi-même.

Par Chris Diamantaire
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