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Karim Belhocine : « La crise fera ressortir les équipes qui ont bien travaillé »

Après une carrière de joueur sinueuse, conclue sur un titre de champion de Belgique, Karim Belhocine, 42 ans, est devenu le coach en vue outre-Quiévrain. À la tête des Zèbres du Sporting Charleroi, troisième surprise de Jupiler League avant son arrêt, le natif de Vénissieux détaille les bonnes résolutions d'un coach confiné, les clés du management des jeunes en 2020 et revient sur sa rencontre avec Bruno Genesio.

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À quoi ressemblent les journées de confinement d'un entraîneur ?
Le football est aujourd'hui très secondaire, mais comme tout le monde, nous devons nous adapter à cette situation inédite. On a réussi à distribuer des vélos et des altères à tous nos joueurs avant le confinement et en Belgique, ils ont le droit de faire du sport autour de chez eux, donc on organise une première séance le matin et une deuxième l'après-midi en live avec le staff. On a mis en place ces entraînements de groupe sur Zoom pour que les joueurs puissent se voir, rire ensemble.

C'est aussi l'occasion de se poser et de prendre du recul sur son métier...
« J'aime observer le travail de Klopp, Zidane ou Guardiola pour voir ce que je peux essayer de piocher chez chacun de ces grands entraîneurs. Voilà pour les beaux discours. J'essaie de m'y tenir, mais comme pas mal de monde, je m'ennuie aussi. »
Je fais surtout beaucoup travailler les analystes vidéo, les pauvres. J'essaie de profiter de la période pour visionner nos rencontres et analyser le rapport entre certains de nos buts et des exercices travaillés à l'entraînement... Je me constitue une vidéothèque dans laquelle je conserve certains principes de jeu. Je veux, par exemple, qu'à la perte du ballon, mes joueurs les plus proches exercent un pressing de 5 secondes, tandis que les autres se réorganisent. Donc je combine des séquences de matchs où nous avons réussi à le faire, où nous l'avons raté, avec des actions d'équipes comme Liverpool. J'aime observer le travail de Klopp, Zidane ou Guardiola pour voir ce que je peux essayer de piocher chez chacun de ces grands entraîneurs. Voilà pour les beaux discours. J'essaie de m'y tenir, mais comme pas mal de monde, je m'ennuie aussi.

La Ligue belge a été la première à prendre la décision d'arrêter son championnat définitivement (*). Qu'en as-tu pensé ?
Les instances ont pris leurs responsabilités rapidement, et je pense que c'est la décision la plus raisonnable. Il faut reconnaître qu'elle était plus simple à prendre en Belgique où il ne restait qu'un match à jouer avant la fin de la saison régulière. Au moins, la situation est claire.



Beaucoup d'entraîneurs estiment que leur rôle est avant tout de réduire les incertitudes. Comment faites-vous pour préparer la prochaine saison dans ce contexte ?
Il faut le prendre comme un challenge dans lequel nous devons prouver notre capacité d'adaptation. C'est difficile de se projeter, mais on a commencé cette semaine des discussions sur le recrutement, même si à mon avis, hormis dans les gros clubs, il ne se passera rien durant ce mercato. On est obligés de prévoir plusieurs scénarios pour la préparation de la saison prochaine. Une chose est certaine, les joueurs ont droit à leurs trois, quatre semaines de vraies vacances. On table sur une reprise du championnat fin juillet, même à huis clos, donc ma tâche est de faire en sorte qu'ils soient prêts à ce moment-là.

« Ça me manque beaucoup de me poser dans le vestiaire pour les regarder danser ensemble. Mais notre troisième place reste historique. »
L'arrêt de la saison est d'autant plus rageant pour le Sporting Charleroi, qui termine à un point des tours préliminaires de la Ligue des champions...
Il y a un peu de déception, car nous étions sur une très belle dynamique. On aurait aimé aller jusqu'au bout, savoir jusqu'où ce groupe extraordinaire pouvait aller. J'ai rarement vu autant de complicité dans une équipe : de Nicolas Penneteau, un de nos leaders, à Rémy Descamps, son remplaçant, tous les joueurs ont un état d'esprit incroyable. Ça me manque beaucoup de me poser dans le vestiaire pour les regarder danser ensemble. Mais notre troisième place reste historique, et le Sporting Charleroi va disputer la Ligue Europa, c'est déjà magnifique.


Penses-tu que la crise économique qui s'annonce dans le football mondial puisse être un avantage pour les clubs qui sont déjà habitués à se débrouiller avec peu de moyens ?
Beaucoup de choses risquent de changer dans le monde, et le football n'est qu'une composante de tout ça. J'espère qu'elle fera réaliser à certains que nous sommes des privilégiés de vivre notre passion. Pour moi, si cette crise économique permet de réfléchir à de nouveaux modèles, se recentrer sur les centres de formation et le travail à long terme, ce sera une bonne chose. Elle fera ressortir les équipes qui ont bien travaillé. En cela, les clubs belges, qui ont toujours eu beaucoup moins de moyens que leurs voisins, seront peut-être mieux préparés. On a déjà l'habitude de devoir s'adapter et d'être malin pour exister.

Qu'est-ce qui t'a poussé à quitter le staff d'Anderlecht pour rejoindre Charleroi ?
« Lorsque Kompany est arrivé À Anderlecht, même s'il souhaitait me conserver comme adjoint, j'ai eu cette opportunité avec Charleroi et j'ai préféré franchir le pas. »
Dès ma retraite de joueur, j'ai commencé comme adjoint puis entraîneur principal à Courtrai pendant deux saisons. En 2017, j'ai eu l'opportunité de rejoindre Anderlecht comme assistant de Hein Vanhaezebrouck alors qu'il jouait la Ligue des champions. On a affronté le PSG et le Bayern Munich, c'était une expérience exceptionnelle dans un club incroyable. J'ai fait deux intérims comme entraîneur principal et lorsque Vincent Kompany est arrivé, même s'il souhaitait me conserver dans son projet comme adjoint, j'ai eu cette opportunité avec Charleroi et j'ai préféré franchir le pas.



C'est quoi le style Belhocine ?
Ce sont mes joueurs qui donnent le style de jeu de mon équipe. Cette saison, on a beaucoup marqué en transition, car on a les profils pour, mais à l'entraînement, je travaille tout autant les attaques placées. Un coach proche de ses joueurs ? J'ai l'avantage d'avoir pris ma retraite il y a peu, donc je connais bien la nouvelle génération. J'aimais le rôle d'assistant, car on peut y créer plus de complicité que lorsqu'on est entraîneur. Ce n'est pas toujours facile pour moi de garder une distance.

Pourtant, beaucoup d'anciens joueurs décrivent la nouvelle génération comme étant moins passionnée, plus difficile à gérer...
« Oui, la nouvelle génération est différente de la nôtre, mais je pars du principe que c'est elle qui est sur le terrain aujourd'hui. »
Dans le vestiaire, j'ai toujours préféré passer du temps avec des jeunes comme Michy Batshuayi ou Christian Benteke, qu'avec les anciens qui leur tombaient dessus pour un retard de 30 secondes. Oui, la nouvelle génération est différente de la nôtre, mais je pars du principe que c'est elle qui est sur le terrain aujourd'hui. On doit la conseiller, mais ce n'est pas à l'entraîneur d'essayer de les faire devenir comme on était il y a vingt ans. À nous de comprendre leurs motivations pour faire en sorte qu'ils s'épanouissent sur le plan individuel et dans l'intérêt du collectif.


En quoi ta carrière de joueur - CFA en France, D2 Portugal, D2, puis D1 en Belgique - te sert-elle aujourd'hui ?
J'ai toujours été conscient de la chance que représente le fait de devenir footballeur professionnel, car il m'a fallu travailler très dur, sur les terrains et en dehors, pour franchir toutes ces étapes. Cela m'a forgé un caractère et ces voyages m'ont rendu plus ouvert. Ils m'ont permis de côtoyer des catégories de joueurs très différentes et de comprendre qu'on ne parle pas de la même manière à celui qui sort d'un centre de formation et a toujours eu des facilités, qu'à celui qui a quitté son pays pour vivre son rêve.

Depuis ton départ en Belgique il y a quinze ans, as-tu gardé des contacts en France ?
« L'OL, c'est un club très particulier pour moi. »
J'habite à côté de Lille et je rentre à Lyon voir ma famille. J'ai d'ailleurs été reçu pendant trois jours par Bruno Genesio pour la validation de ma licence pro. On est tous les deux originaires du 8e arrondissement, et humainement, c'est un gars extraordinaire. L'OL, c'est un club très particulier pour moi. J'ai raté de peu un retour en ayant pris ma retraite quelques mois avant que La Gantoise vienne jouer en Ligue des champions (1-2). Mais, même si c'est pour nettoyer les vestiaires, j'aimerais beaucoup y revenir comme salarié un jour.

Propos recueillis par Ken Fernandez (*) Malgré des négociations avec l'UEFA qui a jugé la décision de la Pro League d'arrêter définitivement ses championnats de D1 et D2 "prématurée", son assemblée générale devrait l'entériner le 24 avril.
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