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Kanté, au tapis

Engagé dans des poursuites contre son ancien conseiller en image, N'Golo Kanté trempe actuellement dans une drôle d'affaire où le rythme des révélations conjuguées de L’Équipe et Médiapart en dit probablement autant sur le cas en lui-même que sur la gangrène du milieu du football : les arnaqueurs. Tentative de résumé.

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On l’appelait « l’opération Asperge » . Autrement dit, un coup de force politique : quarante-cinq minutes d’une démonstration d’habileté en pleine cité du Val d’Oise, à serrer des pognes, à invectiver des mères, à embrasser des bébés. Une masterclass en communication comme Jean-Marie Le Pen en avait l’habitude en ces temps-là, c’est-à-dire le milieu des années 2000. Le lieu : la dalle d’Argenteuil. Là même où Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, avait ciblé deux ans plus tôt la « racaille » , prélude à l’épisode du karcher. Alors ce 6 avril 2007, au cœur de la campagne présidentielle, le châtelain de Montretout a organisé un véritable putsch. Il n’a pas prévenu la populace, mais rameuté une nuée de journalistes, principalement pour dire ceci face caméra : «  Je tiens à vous remercier tous de m'avoir permis de m'exprimer, là où même pas notre ministre de l'Intérieur n'ose se rendre. » En réalité, lui n’a rien fait d’autre que le spectacle.


La tête pensante de l’opération, c’est Farid Smahi, ancien conseiller FN en île-de-France, anti-sioniste revendiqué. Le rabatteur du public - il le réfutera plus tard -, c’est Nouari Khiari, un ami au parcours trouble, homme d’affaires d’origine algérienne, entrepreneur. Son pedigree de l’époque ? Il est connu sous le pseudonyme d’ « Abdelnour » dans les milieux islamistes radicaux - ça aussi, il le niera - pour ses violentes diatribes contre l’État d’Israël, est un proche de Dieudonné et d’Alain Soral, et a été interpellé et poursuivi en avril 2005 pour « banqueroute par détournements d’actifs, défaut de comptabilité, abus de biens sociaux et association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » . Non condamné. Mais joli CV. Et sur lequel, jusqu’au mardi 26 novembre dernier, on pouvait trouver cette ligne de plus : « conseiller d’image de N’Golo Kanté » . Car voilà le genre d’olibrius avec qui, depuis juillet 2016, le Français faisait affaire. Et vu le profil, on se demande bien pourquoi.

Tensions, puis pressions


L’affaire Kanté est une affaire complexe. Infiniment complexe. Les noms s’enchaînent, les accusations aussi, et mieux encore : les plaintes se croisent. Ainsi, Nouari Khiari et Abdelkarim Douis, conseiller sportif du joueur depuis 2015, s’accusent mutuellement de « menaces de mort » , alors que le premier a indiqué à Médiapart que le second chercherait à l’évincer pour empocher « la gestion des droits à l’image » de Kanté. En bref, et comme toujours, une histoire de gros sous, débutée par une plainte déposée par le joueur contre Nouari Khiari, pour « tentative d’escroquerie » , « abus de confiance » et « exercice illégal de la profession d’agent » .

Remontons un peu dans le passé : les deux hommes ont été mis en relation via l’entourage du joueur, attrapé par le réseau tissé par Khiari en Île-de-France. Il tient en effet depuis 2009 une société spécialisée dans le conseil en relations publiques et en communication et, le 21 juillet 2016, cinq jours après la signature de Kanté à Chelsea, était devenu à ce titre le boss de la gestion de son image. Mais rapidement, leurs liens se sont détériorés. D’abord parce qu’il commence par proposer au gamin de s’associer avec une société de paris sportifs, « ce qui était inconcevable pour moi et il le savait, explique le milieu de terrain à L’Équipe. Je pense qu'il l'a fait en sachant que j'allais refuser, pour justifier un travail qui n'a pas été fait et ensuite me demander de le payer. » Et ça marche : alors que Kanté souhaite mettre fin à leur collaboration au bout d’un an, il se voit exiger deux virements successifs de 75 000€ à titre de dédommagement, à l’amiable, le 24 août, puis le 7 décembre. Calculette : 150 000 en tout.



Problème : Khiari aime les zéros. Surtout quand il y en a beaucoup. Ainsi, il multiplie les pressions sur son mécène pour obtenir plus d’argent, et se voit proposer deux nouveaux virements : le premier de 150 000€ - refusé -, le second de 300 000€, auquel il ne donne pas suite. « En parallèle, cette personne a tenté de faire circuler des choses diffamatoires sur mon entourage ou auprès de mon entourage pour exercer une pression sur moi » , détaille Kanté au journal. La situation aurait pu s’arrêter là, mais le bougre a de la suite dans les idées. À l’été 2018, il aurait ainsi proposé au Français de participer à un hypothétique transfert au Real Madrid, une ingérence à laquelle Abdelkarim Douis va tenter de mettre fin le 9 septembre dernier dans un hôtel de Londres, à l’occasion d’une rencontre décrite par L’Équipe comme « parfois vive, mais surtout improductive » . Attention, le pire est ailleurs.

« Peut-être que mon frère, il avait une arme... »


Car dans l’après-midi de la révélation de l’affaire par le canard sportif, Médiapart en rajoute une couche et publie une enquête au long cours sobrement intitulé : « N’Golo Kanté : le magot, les menaces et le "calibre" » . À l’intérieur, le récit dément d’un voyage de famille devenu film de gangster. En mars 2017, Kanté part de Londres et rentre visiter sa mère, dans la cité des Géraniums à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), où elle vit toujours. Sur le trajet, il fait la rencontre de Rachid Saadna. Rien d’inquiétant : il est l’un de ses nombreux « conseillers  » . Sauf que pour le prix d’un Saadna, en voilà deux qui débarquent. Rachid est accompagné de son frère, Houari Saadna, visiblement pas le Dalaï-lama, qui somme l’international de mettre un terme au contrat le liant à Abdelkarim Douis, pour une affaire de litige sur le partage des commissions de son transfert à Chelsea. Grossièrement : Douis a touché 4,8 millions d’euros, Saadna zéro. Et selon un enregistrement sur lequel s’appuie Médiapart, voilà ce qui aurait été dit par le frère : « Tu travailles avec un avocat et tu arrêtes de travailler avec l’autre. Écoute, moi je rigole pas, soit tu arranges l’affaire ou soit Karim Douis, je le descends, point final. » Des menaces réfutées par Kanté lui-même, mais à propos desquelles Rachid Saadna aurait déclaré ceci rétrospectivement, toujours dans le même enregistrement : « Peut-être que mon frère, il avait une arme. (...) Il est venu intelligemment, il est pas venu (pour exercer de) la violence sur un petit. Il lui a donné le choix. »


Mal s’entourer en quinze leçons, voilà le nouveau bouquin à glisser sous le sapin. Dans un entretien particulièrement prémonitoire accordé à L’Équipe quelques jours avant de porter plainte, N'Golo Kanté portait cette réflexion sur le monde du foot : « On est dans un milieu qui attise les convoitises. Il y a des personnes malveillantes qui cherchent à profiter des joueurs. (...) J'ai été trop gentil. J'ai voulu croire en l'honnêteté et la sincérité de cette personne. Mais elle était seulement motivée par l'aspect financier. » Puis, rappelle que sa carrière a été construite sur trois piliers, pour y voir un peu plus clair : un agent (Abdelkarim Douis) et deux conseillers (Rachid Saadna et Idriss Gharout, non mentionné précédemment). Au vu des révélations de la semaine dernière, il se pourrait bien que le trio perde une jambe pour que remarchent celles de Kanté.

Par Théo Denmat
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