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Jùnior Firpo, jouer pour s’intégrer

À l’heure où le 3-5-2 envahit les écrans d’avant-match, Jùnior Firpo, 22 ans, s’affirme comme le latéral gauche que tous les entraîneurs rêveraient d’avoir dans leur équipe. Les qualités d’un ailier, l’endurance d’un milieu, et la puissance d’un défenseur. Depuis le début de saison, le natif de Saint-Domingue, en République dominicaine, s'impose avec le Betis comme l’un des meilleurs à son poste en Liga. Il y a quelques années de ça, pourtant, il ne fallait pas lui parler de football.

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Les reins de Sergi Roberto brisés sur la pelouse du Camp Nou, une frappe du droit pour lui, le gaucher, des pas de danse, puis un sourire qui pourraient nous faire croire qu’il en a toujours été ainsi. Avant d’être l’artisan numéro un de la victoire (3-4) du Betis face à Barcelone il y a plus de trois semaines, Jùnior Firpo a mis longtemps avant d’aimer le jeu qui est devenu son métier.

L'enfant qui n'aimait pas le foot


Pedro Martinez, Manny Ramirez et bien sûr Sammy Sosa, ses idoles dans ce pays où le baseball est roi, et qu’il n’a envie de remplacer par aucun autre lorsqu'il le quitte. Loin de la République dominicaine et des stars de la MLB, Héctor Jùnior Firpo Adamés, dit Jùnior, débarque sur la Costa del Sol à six ans. La balle a grossi, et le timide gamin ne veut pas la caresser. « Quand je suis arrivé en Espagne, je ne savais pas ce qu’était le football. Mon père m’a inscrit pour que je me fasse des amis parce qu’au collège, je n’étais pas très à l’aise avec les autres » , confie-t-il au Decano Deportivo de Séville. Le gamin, guidé par la passion d’un beau-père qu’il « considère comme [s]on père depuis le premier jour » , squatte d’abord l’aile gauche de plusieurs clubs andalous. Il débute à l’Atlético Benamiel dont il rentre des entraînements « en pleurant » parce qu’il ne « sait pas jouer » , mais le temps fait son œuvre, et guidé par Vera, un entraîneur à l’ancienne, il apprend à apprécier le balompié, puis file à Puerto Malagueño, un autre club de Málaga.


Avant que les scouts du Betis, impressionnés par son volume de jeu, ne le remarquent à 18 ans. C’est chez les Verderones qu’il recule au poste de latéral gauche. Celui qui attaque plus qu’il ne défend et qui répète inlassablement les efforts. C’est pour cela que Quique Setién, le coach du Betis, l’a installé dans son 3-5-2 en milieu de saison dernière avant qu’une blessure au genou ne vienne l’empêcher de terminer sa saison. Il se ressource avec les siens, et revient plus fort. Mais avant même de débuter en Liga, Junior connaît sa première grande émotion sur le terrain en 2015 : il joue pour le pays de ses parents lors d’un match amical face au Brésil Olympique. Plus tard, en février dernier au Riazor face à La Corogne, il devient le premier Dominicain de naissance à fouler une pelouse de Liga, et s’érige en modèle sur l’île des Caraïbes. « Une radio locale m’a appelé 48 heures après le match, ils m’ont dit que c’était la folie, que j’étais maintenant l'une des personnes les plus connues de République dominicaine » , se souvient-il. Le Bético est fier d’être aussi de là-bas, mais, binational, il a choisi, parce que le niveau montré récemment le pousse vers la plus grande ambition sportive : ce sera la sélection espagnole.

Voie de gauche, voie royale ?


Au Camp Nou mi-novembre, à l’origine de trois des quatre buts verdiblancos, il a prouvé qu’il pouvait y aspirer. Déjà appelé avec les espoirs en septembre dernier, Jùnior pointe son nez au seuil de la Roja. Et pourrait donner une occasion supplémentaire à Luis Enrique d’aimer encore un peu moins Jordi Alba, auquel il ajoute la polyvalence pouvant aussi évoluer au milieu ou comme arrière central. « C’est une position à laquelle il peut s’adapter, parce qu’il est jeune et qu’il est en plein processus d’apprentissage » , analyse Luis Fernández, ancien numéro 3 mythique du Bétis, dans El Pais. Il en a la taille (1,84m) et la puissance, sa marge de progression se situera désormais dans sa capacité à être plus régulier. On l’a déjà vu très présent dans l’autre gros match de cette première partie de saison, où il a éteint Jésus Navas lors du derby gagné 1-0 face au FC Séville. Le Betis l’a bien compris, il a prolongé jusqu’en 2023 avec une clause libératoire de 50 millions d’euros. Géré par Media Base Sport, l’écurie de Pere Guardiola, frère de Pep, la presse anglaise évoque déjà un transfert vers City. Mais avant le bleu ciel, peut-être, et le rouge, plus probable, c’est en vert et blanc que Jùnior devra aller chercher ce statut de meilleur latéral gauche de la péninsule qui n’est le sien que ponctuellement. Il est sur la bonne voie.

Par Romuald Gadegbeku
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