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Stéphan et l'inculture de l'instant

Après un départ fracassant dans le monde professionnel, Julien Stéphan connaît sa première période de turbulences au Stade rennais. Le moment choisi par certains observateurs pour estimer que le technicien breton n'est pas au niveau. Avant un triptyque (Monaco, Cluj, Toulouse) décisif pour Rennes, il était important de remettre les pendules à l'heure.

Dans le monde cruel des entraîneurs, l’état de grâce ne dure jamais très longtemps. Dans celui de Julien Stéphan, la gloire du printemps dernier appartient déjà au passé. La soirée du 27 avril au Stade de France est déjà rangée dans une boîte à souvenirs, dans laquelle il reste les images de ce succès historique face au PSG, de la liesse à Rennes et surtout une ligne supplémentaire au palmarès du Stade rennais. Depuis, le technicien breton a eu le temps de laisser planer le doute sur son avenir, avant de prolonger jusqu’en 2022 et de se lancer pour la première fois de sa carrière chez les professionnels dans la gestion d’une préparation d’avant-saison et d’un mercato estival. Pour quels résultats immédiats ? Une place de leader après trois journées de Ligue 1, puis une première vraie période de turbulences après huit matchs sans gagner toutes compétitions confondues. Sans surprise, l’odeur du sang attire les charognards et les premiers jugements définitifs sont tombés : Stéphan serait un entraîneur surcoté (un mot à la mode pour imposer un avis tranché). La porte ouverte à toutes les bêtises.

Le pragmatisme à la sauce Stéphan


Les mots durs contre le technicien ont pointé le bout de leur nez ces dernières semaines, en pleine crise de résultats pour le SRFC. Il y a eu les premiers doutes sur les réseaux sociaux, les premières interrogations (parfois légitimes) dans les travées du Roazhon Park, les premières critiques au sein de certaines rédactions et les premières inepties à la radio, à l’instar de celles débitées par le plus célèbre éditorialiste de RMC, qualifiant sereinement Stéphan de « bétonneur » , le considérant comme un « fils de » ou le comparant à un « entraîneur classique de Ligue 1 » . Les joies de la culture de l’instant. Attention, scoop : le coach rennais n’était pas un immense crack après le triomphe du printemps, et ce n’est pas non plus une gigantesque déception après une série noire de huit matchs sans succès. Mais voilà, nous sommes à une époque où le pragmatisme est perçu comme un gros mot, un état d’esprit négatif et qui rappelle immédiatement la philosophie de Didier Deschamps. Le fils de Guy a-t-il été biberonné aux idées du sélectionneur français ? Possible, il faut dire qu’il a pu le côtoyer et qu’il s’est forcément inspiré de l’expérience de son papa. Sauf qu’il suffit de voir les matchs de Rennes et de l’écouter parler (avant et après les rencontres) pour comprendre qu’il n’a rien à voir avec les dinosaures du football français.


« On a plus de chances de gagner dans la durée avec la manière » , assurait-il dans So Foot en septembre. Comme quoi, Stéphan n'est pas fermé à l'idée de faire bien jouer son équipe, il est juste beaucoup moins dogmatique que Christian Gourcuff, un coach qui l'a inspiré à un moment donné. La preuve avec les différents systèmes adoptés par le technicien rennais depuis dix mois : un 4-2-3-1 équilibré et séduisant pour remettre Ben Arfa au cœur du jeu - avant que ce dernier ne le trahisse en mai -, un 4-4-2 évolutif, un 4-3-3 et le récent 5-3-2 qui l'a conduit à être rangé dans la case des coachs défensifs par une poignée d'ignares. « Un système défensif, ça ne veut rien dire. Ce qui est important, c'est l'animation » , a-t-il répété dernièrement en conférence de presse, où le natif de Rennes prend toujours le temps d'expliquer sa stratégie, comme quand il avait précisément détaillé sa décision de mettre un joueur offensif supplémentaire aux côtés de Niang face à Lille, en septembre dernier. Oui, Stéphan a des choses à transmettre, et oui, il fait partie d'une nouvelle génération d'entraîneurs incarnant l'avenir du football français. Rappel : le bonhomme a 39 ans.

Une question de temps


Car les gens ont tendance à l'oublier, Stéphan reste un petit nouveau dans le monde professionnel. Un homme qui continue d'apprendre son métier, surtout quand il est confronté pour la première fois à une période délicate. À la même époque la saison dernière, il préparait un match contre Plabennec avec la réserve du Stade rennais. 318 jours plus tard, il a dirigé près de cinquante matchs à la tête de l'équipe pro, il a goûté à un huitième de finale de Coupe d'Europe et il a mis fin à une disette de quarante-huit ans en ramenant un trophée dans sa ville natale. Une vie rapide qui ne semble pas lui avoir fait perdre la tête : « Je connais bien mon métier, donc je ne m'enflamme pas du tout, tempérait-il dans So Foot. Parce que j'ai reçu, c'est vrai, beaucoup de remerciements, beaucoup de louanges ces derniers temps. Ça touche, ça fait plaisir, mais à mon avis c'est beaucoup trop. » Avant d'enchaîner, avec lucidité : « Quand on entraîne un club professionnel, la normalité n'existe plus. La vie n'est plus normale. Là, il a fallu gérer une préparation et un mercato, c'est une première pour moi, une autre phase. » Une autre phase de son apprentissage et la perspective d'un nouveau défi : prouver qu'il n'est pas seulement un entraîneur de coups, mais qu'il peut faire de Rennes une équipe capable de s'installer dans le top 5 de la Ligue 1. Une mission qui demande aux dirigeants rennais de la patience et la nécessité de ne pas céder au psychodrame à la première crise venue. Et tant pis si les adeptes de la culture de l'instant ne sont pas contents.



Par Clément Gavard
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