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Julie Gayet : « J'étais la Wendie Renard de mon équipe »

Marraine du prix « Les Joueuses » , qui porte le nom du film qu'elle a produit et qui sortira en salles le 9 septembre prochain, à l'occasion de la deuxième édition du Vrai Foot Day, Julie Gayet s'épanche sur sa passion du ballon rond. Et surtout, sur l'importance de la place croissante du football féminin dans la société.

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À l'occasion de la seconde édition du Vrai Foot Day, le Prix « Les Joueuses » sera remis à un club qui aura porté un projet d’animation autour du foot féminin qui soit créatif, convivial et porteur de sens. Pour en savoir davantage sur ce prix, c'est par ici.



Les Joueuses, le film documentaire que vous avez produit, évoque la place de la femme dans le football et plus largement dans la société à travers les succès de l’Olympique lyonnais et de ses joueuses. Pourquoi était-ce important pour vous d’aborder ce sujet via le football ?
J’avais déjà produit le premier film de Stéphanie Gillard, qui s’appelait The Ride. Il parlait des Amérindiens aux États-Unis dans un moment de bravoure. Non pas via des problèmes d’addiction ou d’autres aspects parfois caricaturaux. Stéphanie aime plonger dans un univers et se faire oublier. Avant la Coupe du monde féminine, on voulait faire une sorte de Les Yeux dans les BleuEs. On a rencontré Brigitte Henriques à la FFF, et là, on a compris que cela n’allait pas être possible car Corinne Diacre refusait toutes les caméras autres que celles officielles. Sauf que nous, on voulait des images cinémas. Par la suite, j’ai produit un documentaire télé (Le moment de briller, NDLR) pour TF1 sur des joueuses de l’équipe de France via cinq portraits. L’objectif était qu’elles deviennent des icônes comme leurs homologues masculins, qu’on les voit sous leur plus beau jour, et qu’on puisse les suivre pendant le mondial en France. Le succès du film a dépassé nos espoirs puisque ce documentaire a fait plus de 2 millions de téléspectateurs. Derrière, la Coupe du monde a aussi fait de belles audiences. On continuait de chercher un moyen de faire ce documentaire avec Stéphanie, et c’est là qu’est née l’idée de l’OL.

« Avant la Coupe du monde féminine, on voulait faire une sorte de Les Yeux dans les BleuEs. On a compris que cela n’allait pas être possible car Corinne Diacre refusait toutes les caméras autres que celles officielles. »
Pourquoi l’OL ?
Stéphanie avait envie de mettre en avant une structure où il y avait des avancées dans le foot féminin. L’OL, c’est un club où il y a une volonté très ancienne de Jean-Michel Aulas de développer cette catégorie, de donner des contrats, d’avoir un rayonnement qui permet d’attirer les sponsors, de mettre à leur disposition des préparateurs physiques... Je les adore, ces joueuses. Ce sont de vraies championnes. Ada Hegerberg, c’est une lionne !

Pensez-vous que le film aurait eu moins de poids s’il avait été tourné au cœur d’une équipe féminine d’un autre calibre que celui de l’OL ?
Je n’espère pas ! J’ai envie qu’en Suède, en Norvège, en Italie, on puisse parler de ce film. On fête les 50 ans de la reconnaissance du football féminin cette année en France, et en même temps, ça ne fait que depuis 2007 que les meilleures joueuses ont des contrats professionnels.


Sans spoiler le film, il y a un très gros travail au niveau du son ainsi que sur l’image, notamment lors des matches. C’est une manière aussi pour le spectateur de mesurer, contrairement à ce que l’on entend parfois, la vitesse de jeu et l’intensité d’un match de haut niveau chez les femmes ?
Exactement. Ça a été une vraie volonté. On voulait faire ressentir cela, et plutôt que de comparer sans cesse, c’est davantage une invitation. Venez voir, venez expérimenter. Vivez-le. Et puis, on est tellement noyés d’images de foot au quotidien que l’on voulait casser cela aussi. On voulait filmer le football autrement.

On observe aussi que le football féminin, via le groupe de l’OL, a observé un changement majeur. Notamment lorsqu’on entend les joueuses les plus anciennes comme Eugénie Le Sommer ou Wendie Renard parler de ce temps pas si lointain où le football n’était pas encore un métier pour les femmes. Ce sont des discours qui tranchent avec ceux des plus jeunes, qui ont eu finalement des repères.
Oui, et on peut transposer cela à la place de la femme aujourd’hui dans la société. Des femmes nous ont ouvert des portes, ont bataillé, et actuellement, on est dans une période charnière. Dans le football, il y a celles qui n’ont pas connu les vestiaires, les contrats, les deux jeux de maillots ou même tout simplement ces « modèles » comme le dit très bien Eugénie Le Sommer. C’est très émouvant de voir ce qu’il se passe avec la nouvelle génération. De voir que lorsqu’on donne des moyens, ça marche.


Il y a aussi un parallèle à faire avec le foot féminin amateur. À l’image du monde professionnel, notamment suite à la Coupe du monde, de nombreuses sections féminines se sont aussi créées. Ce film, il est aussi pour ces femmes et jeunes filles-là ?
Oui, pour ces femmes et jeunes filles qui ont moins peur qu’avant de dire qu’elles font du foot. Les femmes ne demandent pas, donc il n’y a pas de club qui se crée. Mais quand il se crée, il est complet ! J’ai appris pendant la Coupe du monde que lorsqu’un club obtenait une licence pour ouvrir une section féminine, c’était tout de suite complet. Il y a quelque chose qui a changé grâce au Mondial en France, et l’idée du film, de montrer ces joueuses, c’est aussi de montrer ces modèles.

Pour le Vrai Foot Day que nous organisons, vous vous êtes engagée à marrainer le prix « Les Joueuses » récompensant le projet le plus dynamique et créatif d’une équipe de foot féminin amateur. En quoi était-ce important pour vous ?
Il faut tout faire pour mettre ces joueuses en lumière. À l’image du message qu’avait Ada sur ses chaussures, il faut qu’elles « croient en elles » . Forcément, j’avais envie d’être marraine sur cet événement.


« Quand je regardais du foot, j’étais Platini. Éric Cantona, c’était mon Dieu. C’est pour cela que c’est important que des femmes occupent les rôles principaux dans le foot, comme dans les films. »
Petite, vous jouiez au foot ?
Je jouais beaucoup à l'époque collège-lycée. Ce n’était pas des clubs, mais je me souviens qu’on allait jouer le dimanche. Et ce n’est d’ailleurs que plus tard que je me suis rendue compte qu’à ce moment-là, je ne regardais que du football masculin. Je me suis beaucoup retrouvée dans ce qu’Eugénie Le Sommer raconte sur le fait de ne pas avoir de modèles féminins. Mais du coup, comme au cinéma, tu te projettes quand même dans le rôle du personnage principal. Quand je regardais du foot, j’étais Platini. Éric Cantona, c’était mon Dieu. C’est pour cela que c’est important que des femmes occupent les rôles principaux dans le foot, comme dans les films. Après le lycée, j’ai continué à jouer et c’est là que j’ai réalisé. On avait monté une équipe à Canal+, j’étais allée jouer avec eux et au final, j’ai terminé au goal. Je me prenais tacle sur tacle, j’avais des bleus et pour une actrice, c’est difficile après pour passer des castings (Rires).


Vous jouiez quel poste ?
Quand je jouais au lycée, je jouais à l’arrière, capitaine de défense. J’étais un peu la Wendie Renard de l’équipe (Rires). J’avais cette âme de celle qui fédère, qui parle beaucoup sur le terrain. Insupportable.

D’où vient cette passion ?
Certainement familiale car mon père regardait le foot et je me souviens de la grande équipe de Saint-Étienne. J’ai eu la chance d’être en âge de suivre Éric Cantona, L’équipe du Dimanche, le football italien et anglais... La rencontre Cantona/Ken Loach pour Looking for Eric, c’était sublime. Mais malgré tout cela, je n’ai jamais défendu une équipe en particulier.

Vous regardez des matches de foot féminin ?
Il n’y en avait plus beaucoup dernièrement, donc c’était un peu pénible. Il y a un petit manque. J’avais surtout tellement peur, à cause de la période de coronavirus, que cela casse l’élan que l’on avait pu observer pendant la Coupe du monde en France.

« Au début, François Hollande n’était pas si sensible au football féminin, mais j’ai réussi à lui faire découvrir. »
On sait votre conjoint, François Hollande, fan de football. C’est une passion que vous partagez avec lui ?
On regarde tout le temps des matches ensembles. J’ai quelques regrets : c’est de ne pas l’avoir accompagné sur certains matches car je n’avais pas voulu être du côté « officiel » durant son mandat. Au début, il n’était pas si sensible au football féminin, mais j’ai réussi à lui faire découvrir. Au point qu’il me dise : « Ah ouais, c’est fluide. Elles vont vachement vite, c’est bien ! »

Vous avez des débats passionnés sur un match ? Ça vous arrive de vous engueuler à cause du foot ?
Mais c’est ça le football, non ? Je dois avouer que je suis plus démonstrative que lui. Je peux « exploser » , je me lève, je vibre... J’ai un petit côté Salma Hayek (Rires).

Propos recueillis par Andrea Chazy
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