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Julian Dicks : « J’aime les chiens plus que les hommes »

Julian Dicks n’était pas un tendre. Durant ses onze années à West Ham, son style de jeu agressif et son manque de discipline lui ont valu le doux surnom de Terminator. Désormais adjoint de Slaven Bilić chez les Hammers, il n'est pas encore devenu le plus chaleureux des hommes. Du moins auprès de ses semblables. Car son regard et son ton changent dès qu’on évoque son autre passion : les chiens. L’ex-défenseur évoque sa carrière, sa reconversion dans le coaching et le chenil qu’il tenait fut un temps avec son épouse.

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Sur la fin de ta carrière, tu avais une quelconque idée de ce que tu allais faire après ?
Non. Honnêtement, tout ce que je voulais faire, c’était jouer au foot. J’ai dû prendre ma retraite à 29 ans, à cause de toutes mes blessures (au genou, notamment, ndlr). J’étais très amer à cause de ça. Je n’avais absolument pas l’intention de devenir entraîneur ou quoi que ce soit d’autre.

Pourquoi ne pas avoir pensé directement à entraîner ?
Je ne voulais simplement pas du tout faire ça.
« Devenir entraîneur ne présentait pas d’intérêt pour moi. Je voulais seulement jouer. Pour moi, le foot, ce n’était que ça. »
J’étais trop amer. Devenir entraîneur ne présentait pas d’intérêt pour moi. Je voulais seulement jouer. Pour moi, le foot, ce n’était que ça. Alors j’ai pris quatre ans à l’écart du football. Puis un jour, fin 2008, un de mes amis a voulu que j’entraîne une de ses équipes, Wivenhoe Town, vers Colchester (club amateur d’un bourg de 7000 habitants, dans l’Essex, à l’est de Londres, ndlr). Parce que le manager était parti. J’ai pris du plaisir, pendant cinq ou six mois. Tout est parti de là.


Est-ce aussi à cause de ta réputation que tu ne pensais pas à entraîner ?
Ma réputation ? Être agressif ? Non. J’étais agressif quand je jouais au foot. Mais c’est tout. Je ne suis pas agressif dans la vie, ici au terrain d’entraînement ou ailleurs. Je n’ai jamais eu de souci lié à ça hors d’un terrain. Quand je jouais, oui, ok. C’est juste que je voulais gagner. Je n’étais pas très grand et quand j’étais plus jeune, j’étais même petit. Donc je me devais d’être agressif. Je prenais des coups, alors au lieu d’en prendre, j’ai décidé d’en mettre.


Il y a un geste où tu t’es dit que tu étais allé un peu loin ?
J’ai mis un coup de coude dans le nez à Franz Carr, qui jouait à Newcastle. C’était à St James’ Park. Est-ce que je regrette ? (Il prend une inspiration.) Pas vraiment. Mais c’est quelque chose que j’ai senti que j’allais faire et que je n’ai pas réussi à arrêter. Sachant que ce n’était pas bien. Donc si je regrettais un geste, ce serait celui-là, mais juste parce que je n’ai pas réussi à me contrôler. Je ne sais pas pourquoi. Si je pouvais répondre à ça... J’avais la balle là (il fait un geste vers le sol), Franz était derrière moi et c’est arrivé.

Tu as déjà trouvé qu’un coéquipier allait trop loin ?
Non. Tu sais, à l’époque, tu faisais des gros tacles, tu te faisais sortir, ça arrivait. Mais on jouait contre Wimbledon, qu’on appelait le Crazy Gang. Eux, ils faisaient un peu dans le vilain.
« J’avais toujours Dennis Wise au marquage. Il me mettait des coups, je lui en mettais, puis il recommençait, etc. Mais après le match, on se serrait la main et on allait boire un coup. »
Ils avaient des joueurs comme Vinnie Jones, qui faisaient peur aux gens. Des joueurs comme moi, ils essayaient de les brutaliser encore plus. Mais on répondait. J’adorais ces matchs. Tu dois faire face, sinon tu ne peux pas gagner. Je me souviens d’une échauffourée avec les 22 joueurs, sur le terrain, mais c’était la norme à l’époque. Tu devais faire attention à toi. J’avais toujours Dennis Wise au marquage. Il me mettait des coups, je lui en mettais, puis il recommençait, etc. Mais après le match, on se serrait la main et on allait boire un coup. Il n’y avait plus rien après le match. Je ne dirais pas que j’étais ami avec Dennis, mais j’aimais boire un verre avec lui.

Tu as aussi entraîné la Principauté de Sealand, un micro-état sur une plateforme pétrolière à l’Est de l’Angleterre...
Ouais ! Ils avaient besoin d’un coup de main parce qu’ils participaient à un tournoi. Ça n’a duré que dix jours. Je ne savais même pas ce que c’était, Sealand. Je n’y suis même pas allé. Ce n’est pas très grand, apparemment, de toute façon. J’étais entraîneur depuis peu et j’ai juste reçu un e-mail du prince. Ils étaient très gentils. J’étais dans les journaux, c’est peut-être pour ça qu’ils m’ont appelé. C’était sympa, mais certains joueurs n’avaient vraiment pas un bon niveau. Je ne sais pas qui ils étaient. C’étaient juste des gens normaux qui venaient un peu de partout. J’ai fait de mon mieux.


Tu peux nous parler de ton chenil ?
J’y élevais des bull terriers. Pour moi, ce sont des chiens très beaux. (Il marque une pause.) Ils n’ont pas très bonne réputation, mais c’est la faute de certaines personnes qui les élèvent mal. Qui ne s’occupent pas bien d’eux.
« Quand on m’a enlevé le foot, j’ai fini par me dire que j’allais travailler avec des chiens à la place. J’adore cette race et j’adorais avoir tous ces chiens. Ils étaient très loyaux. »
Les miens étaient très loyaux envers moi. Ce sont aussi de bons chiens de garde. J’en avais 13 : Robbie, Red... Je ne me souviens pas de tous les noms. Des noms assez normaux, qui n’avaient rien à voir avec le foot. Mon préféré reste mon premier, il s’appelait Jack. J’ai dû l’acheter à 19 ans quand je suis arrivé à West Ham. Ma femme de l’époque les amenait à des expositions canines. Ça me plaisait. Quand on m’a enlevé le foot, j’ai fini par me dire que j’allais travailler avec des chiens à la place. J’adore cette race et j’adorais avoir tous ces chiens. Ils étaient très loyaux. J’avais mes filles, des jumelles, et ils étaient très bons pour elles aussi.

C’était quoi ton premier chien, quand tu étais enfant à Bristol ?

J’avais 8 ou 9 ans. C’était un cocker spaniel anglais, choisi par mes parents, évidemment. Il s’appelait BC. Comme Birmingham City. J’ai dû le laisser en partant à West Ham, mais mes parents s’occupaient de lui, donc ça allait. On vivait dans une maison avec trois chambres et un jardin. Donc il y avait la place pour un chien. Si tu es dans un appartement, c’est un peu difficile. C’est pour ça que je n’ai plus de chien aujourd’hui. Ce ne serait pas juste pour la bête.


Le chenil, ça te rendait aussi heureux que le foot ?
Non. Le football, c’était ma vie. Et rien ne remplacera jamais ça. Mais quand j’allais mal, j’aimais aller au chenil pour être près de mes chiens. Avoir le chenil, ça m’a rendu un peu plus heureux, jusqu’à un certain degré. Mais rien ne s’approche du football. Même pas entraîner. Certains préfèrent entraîner, mais pas moi.

Tu aimes les chats ?
Non.

Tu préfères les chiens ou les hommes ?
Les animaux. Sans hésitation. Surtout les chiens. Si tu passes une mauvaise journée, ton chien arrive, il remue la queue. Ils ne te répondent pas, tu ne peux pas te disputer avec eux. Je n’ai jamais levé la main sur un chien. Il faut être cruel pour faire ça. Ce sont des animaux loyaux. C’est pour ça que je les aime plus que les hommes. Je préfère avoir un chien qu’un meilleur ami.

Propos recueillis par Thomas Andrei, à Londres
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