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Jović, le fol envol du rapace

En plantant cinq pions face au Fortuna Düsseldorf vendredi soir (7-1), le Serbe Luka Jović a réalisé un exploit à seulement vingt ans et s’est emparé de la tête du classement des buteurs du championnat allemand. Retour sur le parcours d'un surdoué en quête de lumière.

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Un contrôle impeccable du droit, pour maîtriser ce centre puissant venu de la gauche. Puis une demi-volée soudaine du même pied sous la barre de Yohann Pelé, pour glacer un peu plus un stade Vélodrome déjà confiné à l’état de cathédrale à la suite du huis clos infligé par l’UEFA à l’OM.


Nous sommes le 20 septembre 2018 et, dès la première journée de la Ligue Europa, l’Eintracht Francfort joue les messagers de l’Europe à l’encontre de l’Olympique de Marseille : aucun cadeau ne sera fait au dernier finaliste de la C3. À la 89e minute d’une partie dont l’autre mérite aura été de lui rappeler l’existence de l’ancien Messin Simon Falette, passeur décisif, la France du football, tassée dans son canapé, vient de faire la rencontre de Luka Jović.

Le plein de lumière, enfin


La 89e minute, c’est aussi celle qu’il a fallu attendre, le 27 juin dernier, pour voir l’attaquant serbe monter sur la grande scène du football international. C’était en Russie, lors du troisième match de poule de la Serbie face au Brésil (0-2). Mais la qualif’ de la Seleção comme l’élimination des Aigles blancs étant alors scellées, la deuxième sélection du garçon est pour beaucoup passée aussi inaperçue que la première, le 4 juin face au Chili (0-1) en amical.


Et puisque pas mal de monde se fout de la Ligue Europa et qu’il n’a été appelé ni en septembre ni en octobre 2018 par Mladen Krstajić pour disputer la Ligue des nations, il a bien fallu, pour Jović, fomenter un autre coup d’éclat. Un réel acte fondateur que personne ne pourrait ignorer. Celui-ci s’est joué ce vendredi, à Francfort-sur-le-Main, en ouverture de la huitième journée de Bundesliga : un quintuplé face à la lanterne rouge, le Fortuna Düsseldorf, éparpillé 7-1 à la Commerzbank-Arena. Sébastien Haller a mis deux buts et délivré deux passes décisives ? Parfait, il fait un formidable second rôle.

Le petit échec portugais


La tête d’affiche, c’est ce que le destin semblait déjà promettre il y a quelques années au natif de Bijeljina, ville de 45 000 âmes appartenant à la République serbe de Bosnie. Buteur à 17 piges dès sa première apparition en 2014 en SuperLiga (première division serbe), le gaucher n’a pas traîné pour se faire une place au sein de l’effectif de l’Étoile rouge de Belgrade, son club formateur. Six buts en 2014-2015, sa première saison complète (24 matchs) avec les Rouge et Blanc, six autres lors de la première partie de l’exercice suivant (23 matchs).


L’Europe est sous le charme. Et le Benfica dans le love, au point de claquer sept millions d’euros pour s’attacher ses services. Une signature pour cinq ans et demi, mais en forme de coup d’arrêt pour le Serbe. Cantonné à l’équipe réserve, il ne dispute que quatre malheureuses rencontres avec l’équipe première des Aigles : deux entre janvier et juin 2016, et deux autres en 2016-2017. Suffisant pour coucher deux nouveaux sacres nationaux sur son palmarès après les titres de champion de Serbie 2014 et 2016. Mais certainement pas pour convaincre les dirigeants lisboètes de le conserver.

Une affaire qui marche


Alors, le garçon fuit l'échec et trouve refuge en Allemagne. À 19 piges seulement, Jović s'engage en faveur de Francfort, où il est prêté pour deux saisons avec option d'achat facultative. Et la greffe prend rapidement sous les ordres de Niko Kovač (aujourd'hui au Bayern Munich). Très rapidement, même : en 2017-2018, soit les dates de son premier exercice, le bonhomme remporte la Coupe d'Allemagne (contre les Bavarois en finale) et colle neuf caramels en 24 titularisations toutes compétitions confondues. Dont le seul de la demi-finale de Coupe face à Schalke 04 d'une aile de pigeon zlatanesque. Récompense immédiate : l'attaquant est appelé par son pays (deux capes pour le moment) pour disputer le Mondial russe.


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Ce vendredi soir, le gamin a donc fait encore mieux avec son quintuplé. Un exploit qui lui permet de pointer tout en haut du classement des buteurs de Bundesliga, une réalisation devant Paco Alcácer (l'autre sensation du championnat allemand), et qui ne devrait évidemment pas faire changer d'avis son club. Lequel a, par la voix du directeur Fredi Bobic au début du mois d'octobre, d'ores et déjà affirmé vouloir lever l'option d'achat.

Un destin à la Miroslav Klose ou à la Carlos Eduardo ?


Ce transfert devrait coûter douze millions d'euros à l’Eintracht, soit la transaction la plus onéreuse de son histoire. Mais le prix n'en vaut-il pas la chandelle quand on parle d'un joueur au talent indiscutable, le quinzième à avoir planté un quintuplé en Bundesliga, le plus jeune de tous et le premier en faveur de Francfort ?


La liste des hommes ayant eu besoin de toute leur main pour compter leurs goals inscrits en une seule partie de championnat au XXIe siècle fait en tout cas envie. On y trouve des noms comme Fernando Morientes, Jermain Defoe, Dimitar Berbatov, Radamel Falcao, Miroslav Klose, Cristiano Ronaldo, Robert Lewandowski, Sergio Agüero... mais aussi l’ex-Niçois Carlos Eduardo, ayant marché sur l’eau un dimanche d’octobre 2014 au Roudourou devant Guingamp (2-7). Et dont la trajectoire doit sonner, pour Jović, comme une invitation à garder les pieds sur terre.

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Par Simon Butel et Florian Cadu
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