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Jordan Ayew, partir pour ne pas redoubler

Jordan Ayew devrait signer pour six mois à Sochaux. Car comme Luyindula avant lui, le petit frère de a atteint le point de non-retour à l'OM. Sauf que Jordan n'est pas un titi parisien. Il a grandi et a été formé à Marseille... Histoire d'une bouillabaisse.

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Son départ en prêt pour Sochaux sonne comme une délivrance, et pas seulement parce que cela libère une place en attaque à l'OM, et donc pas mal de fantasmes en cette période de mercato. L'attaquant a beau être un des rares produits du centre de formation olympien de l'effectif, les supporters n'en veulent plus. Pour le dernier match de l'année contre Bordeaux, la plus grande bronca fut réservée à son entrée. Et lorsque lephoceen.fr sonde les intentions des supporters à mi-saison, ils ne sont qu'un petit pourcentage à le voir récupérer une place de titulaire. José Anigo vient pourtant de repasser à un système à deux pointes, fait pour les qualités d'un joueur qui n'a que 21 ans. Il pourrait cependant finir à Manchester United en 2017 après son rebond sochalien que personne ne penserait à nourrir des regrets. L'ère Jordan à Marseille, c'est définitivement démodé.

Petit-pont, Pape Diouf et chantage

Pourtant, il y a pile trois ans, c'était un peu la perle dont tout le monde aimait parler. Son grand frère vient de s'installer dans l'équipe première. Avec son abattage et sa hargne, il a la cote dans les virages. Pourtant, la phrase à la mode, c'est : « Attends, son petit frère, c'est encore plus fort. » C'est que la version 2.0 commence à faire parler d'elle dans la région. À l'aise techniquement, le « fils de » n'aurait qu'un hobby dans les rencontres de jeunes avec l'OM : aller au poteau de corner pour rentrer un petit pont sur le défenseur et frapper en angle fermé. Comme ça marche, il retente. Deschamps le fait jouer en fin de saison, et il trouve le moyen de mettre deux-trois buts. Le public et la presse découvrent alors un jeune garçon technique, physique, avec l'instinct du buteur, mais une attitude hautaine, à mille lieux de son frère, l'avenant qui a toujours un sourire sur lui. « Il y en a un qui a le caractère du père, l'autre de la mère » , décrypte un jour Deschamps. Fils de footballeur africain, Jordan a pu, dès ses premières années, voir le cirque qui pouvait se mettre en branle autour de l'argent et la célébrité. Il a donc poussé le curseur de la méfiance au maximum, quitte à passer pour un taciturne. Et envoyé très jeune à Marseille pour faire ses classes dans le club présidé par son tuteur légal, Pape Diouf, Jordan n'arrive pas à prendre du recul avec son sport favori, qui devient aussi son métier. Du coup, ce n'est pas qu'il ne s'amuse pas comme les jeunes de son âge, mais le jeune attaquant n'arrive pas à relativiser, il prend tout à cœur.

Pour sa deuxième saison, Deschamps le place en troisième choix derrière Rémy, Gignac puis Brandão. Il claquera le plus beau but de la Coupe de la Ligue avant de finir titulaire quand l'équipe finit le championnat en roue libre. De quoi lui faire dire, lorsqu'Élie Baup prend ses fonctions, que « soit il joue, soit il s'en va » . Le dernier jour du mercato, son club essaie de le vendre à Nice pour acheter Foued Kadir. Il reste, participe à plus de quarante matchs, et inscrit 10 bûchettes sur la feuille de score. Certes, il s'est fait remarquer dans des altercations évitables contre Lille ou Paris et a pris un rouge en 74 secondes à Évian. Mais quand un an plus tard, il est question d'un nouveau départ en prêt à Bastia, les supporters se mettent à trembler. Quatre mois plus tard donc, ils n'en veulent pourtant plus.


Laisser filer le set

C'est que Jordan, qui voulait avoir sa chance devant, dans l'axe, l'a eue. Et il a déçu. Aligné un temps parce qu'il est le meilleur attaquant au pressing, il est rarement dans la surface pour finir les actions. Il doit aussi faire avec sa relation plus que glaciale avec celui qui fait tourner le jeu de l'équipe, Mathieu Valbuena, qui ne le trouve, ô hasard, que très rarement sur le pré. Mais ce qui a causé sa perte, c'est cette manie de vouloir sauver l'équipe quand il entre par une action individuelle, ce qu'il n'a jamais réussi. Le public, qui demande des têtes quand ça ne tourne pas, ne veut donc plus entendre parler d'Abdallah « le limité » , Cheyrou « le lent » , et J. Ayew « l'individualiste » . « En fait, il est fait pour jouer neuf et demi » , souffle un de ses coéquipiers, déçu de voir que les choses ne tournent pas pour lui. Parce que s'il s'entend bien avec Thauvin, Imbula, Mendy et Lemina, il n'a pas non plus été épargné par les querelles de vestiaires à l'automne. N'ayant pas la capacité de prendre du recul pour refaire surface, le départ est inévitable. Comme un tennisman qui laisse filer un set pour mieux entamer le second sans avoir à refaire son retard. Et pour se préparer aussi, à son objectif : le gazon anglais.

Par Romain Canuti, à Marseille
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