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Jolie Môme : « La culture avec un gros Q ne touche pas tout le monde »

La Compagnie Jolie Môme, c'est une troupe qui joue beaucoup, qui chante souvent, qui lutte parfois, et qui fait vivre un théâtre. Entre autres. C'est d'ailleurs dans son théâtre de La Belle Étoile à Saint-Denis qu'elle donnera cinq représentations de son spectacle Futsal et mains propres, du 13 au 17 mars. Michel Roger, le metteur en scène, et Flô, l'une des actrices, parlent donc de jeu, d'argent, d'enfance, de combat et d'excellence.

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Futsal et mains propres, c'est « 1h30 de chronique sociale et sportive, créée par la Compagnie Jolie Môme » . Pouvez-vous développer l'idée ?
Michel Roger : Une petite équipe d'un petit bled du centre de la France est particulièrement performante, et arrive à se qualifier pour une finale d'une hypothétique Coupe d'Europe de futsal.
« Ce qu'on aime dans le foot, c'est son côté populaire. »
Et parce qu'elle est performante, un nouveau président arrive, il va apporter l'argent du sponsoring, argent qui va donner du confort, de la confiance...

Flô : Ça commence comme ça. Mais après, ça se complique ! (Rires.) C'est sur comment l'argent, quand il arrive, pervertit l'esprit du sport, l'esprit d'équipe, etc.

Le foot est forcément sale ?
M.R. : Oui, le sport d'argent est sale, bien sûr. Comme tout jeu d'argent. C'est-à-dire que les gens qui pensent à l'argent avant de penser aux êtres humains sont prêts à tout, y compris à la guerre. Mais on aime le foot ! Le jeu, l'aspect artistique, technique, collectif... Bon, on n'est pas des costauds, ce n'est pas notre activité principale. Mais c'est quelque chose qu'on apprécie. Comme le sport en général, quand il est désintéressé.


Flô : Ce qu'on aime dans le foot, c'est son côté populaire. C'est le fait qu'il y a vraiment plein de gens qui sont investis sans aucune arrière pensée de fric ou autre chose dans les petits clubs, quoi ! Des gens qui sont à fond juste pour la passion du foot, l'art du beau geste, l'esprit d'équipe, l'aventure d'une belle équipe...

M.R. : On est dans un quartier populaire, on a le terrain de foot derrière le théâtre. Et le football, c'est la vraie culture des gens.
« En général, la culture des gens, c'est le football. »
Le problème, c'est que cette culture est pervertie par tout un tas de choses qu'on connaît : sponsoring, drogue, jeux d'argent... Tout un tas de choses qui amènent à des choses pas très propres.

On retrouve cette perversion dans le théâtre ?
M.R. : (Il réfléchit) Oui, d'une certaine façon. Même si les grands businessmen du théâtre en France, ce n'est pas extraordinaire. Aux États-Unis, peut-être. Mais on retrouve surtout ça dans le cinéma. Avec les blockbusters, les acteurs bankables, les films faits pour faire du fric.


Dans votre démarche, il y a une volonté de faire passer un message social à travers l'utilisation du foot ?
M.R. : Oui, bien sûr. On est dans un quartier, on fait un festival dans un village en Auvergne depuis une vingtaine d'années et on se pose toujours la question : pourquoi les gens du coin viennent peu ? Pourquoi est-ce toujours le même public de théâtre ? En général, la culture des gens, c'est le football. Et à la campagne, c'est le football, la chasse, le dancing. Mais LA culture, avec un gros Q, ne touche pas tout le monde, et on est obligé d'en tenir compte. Bon, on ne se fait pas d'illusion : même si on fait un spectacle à ce propos, on sait qu'on est quand même à côté des centres d'intérêt des gens. Pendant qu'on est en train de jouer une pièce sur le rôle des internationalistes pendant la Première Guerre mondiale, ils sont en train de regarder le match hein, il n'y a pas de doute. On sait dans quel monde on vit ! Et c'est aussi parce qu'on sait dans quel monde on vit qu'on parle de ça.

Une troupe de théâtre et une équipe de foot, ça se ressemble ?
M.R. : On retrouve le sens de l'équipe, l'interdépendance entre les membres, une énergie qui doit être collective... Et puis, on considère le théâtre comme un art physique. Bon là, il n'y a pas de grande performance parce que les filles viennent d'apprendre à jouer au football.
« On a fait pas mal d'entraînement de foot pour les répètes, on a organisé des rencontres avec les filles du quartier, on a fait un tournoi, et on est allés rencontrer l'Association Barça de Saint-Denis pour apprendre. »
Donc on ne peut pas faire... On peut faire des contrôles, quand ils sont réussis ! (Rires.) Après, l'avantage qu'on a au théâtre, c'est que même quand on perd en compétences physiques, on progresse. Il y a beaucoup de grands comédiens très vieux, comme Michel Bouquet (93 ans, N.D.L.R.). Au foot, c'est plus compliqué. Même si j'ai vu Kopa à 38 ans !

Flô : Dans notre façon de faire le théâtre, il y a une expression qu'on utilise tout le temps, c'est « se passer le ballon » . Que ce soit dans le cadre d'un dialogue, ou d'un jeu sans texte. Ça veut dire quelque chose.


Vous avez joué au foot dans votre jeunesse ?
M.R. : Moi oui, bien sûr. Comme 80 % des garçons. Et j'adorais ça !

Flô : Gamine, j'ai joué au foot avec mes cousins parce que j'avais un grand-père qui aimait beaucoup jouer, donc il m'a appris. Mais je suis une des rares dans l'équipe à avoir touché un ballon avant la pièce ! (Rires.)

Et ça vous aide sur les planches ?
Flô : Alors bizarrement, je suis quasiment la seule à ne pas toucher un ballon pendant le spectacle ! (Rires.)
« Jouer au foot avec une perspective théâtrale m'a fait réaliser que le foot est un peu de la danse avec un ballon. »
Je joue l'entraîneur, donc c'est une nana qui fait du foot depuis qu'elle est gamine. Et pour ça, ça m'a aidé. Après, on a fait pas mal d'entraînement de foot pour les répètes, on a organisé des rencontres avec les filles du quartier, on a fait un tournoi, et on est allés rencontrer l'Association Barça de Saint-Denis pour apprendre...



De manière générale, dans votre jeu de comédienne, avoir fait du foot apporte quelque chose ?
Flô : Il y a le fait de jouer avec son corps, le placement par rapport à l'espace... En fait, je dirais plus que dans l'autre sens, jouer au foot avec une perspective théâtrale m'a fait réaliser que le foot est un peu de la danse avec un ballon.
« J'ai toujours préféré jouer au foot que regarder les matchs, mais j'avais quand même un amour pour le Stade de Reims parce que mon père était de l'époque. Comme tous les enfants, quoi ! »
Je l'ai vu de cette manière-là parce que je l'abordais dans cette perspective de faire une pièce là-dessus, tu vois.

Vous suivez le foot féminin ?
M.R. : On a vu que la France a gagné 6-0 contre l'Uruguay. Mais on n'a pas regardé le match.

Flô : Récemment, j'ai vu le documentaire Sport de filles qui a été tourné à Bréquigny. Il est vraiment vachement bien, il y a plein de parallèles avec notre pièce, sur le sport amateur, sur l'état d'esprit... J'avais aussi vu Un vrai sport de gonzesses vers 2013, et tu sentais déjà le fric qui arrive, la mise en avant de la meuf qui est la plus belle parce que c'est la plus belle. Tu te dis : « Ok, on quitte un peu le sujet du foot, là. »


Vous aviez une équipe favorite dans votre jeunesse ?
M.R. : J'ai toujours préféré jouer au foot que regarder les matchs, mais j'avais quand même un amour pour le Stade de Reims parce que mon père était de l'époque. Comme tous les enfants, quoi !
« Les joueurs ont la chance de faire le métier qu'ils aiment, un peu comme nous. »
C'est rassurant : on a l'impression d'être dans le même pays, d'avoir les mêmes sentiments, les mêmes centres d'intérêt... D'ailleurs, quand on regarde un match à la télé, on a un peu l'impression d'être en enfance. C'est tout juste si on sucerait pas son pouce. Bon maintenant, on suce la bière. C'est la différence.

Donc tout n'est pas négatif dans le foot professionnel ?
M.R. : Non. Les joueurs ont la chance de faire le métier qu'ils aiment, un peu comme nous. Bon, pas avec le même salaire. Mais ça se rapproche.

Il y a les même notions d'exigence et d'excellence ?
M.R. : Excellence.... On essaie tous de l'atteindre, chacun dans notre mesure. Tous les êtres humains qui arrivent à tenir le coup dans la tête, en tout cas. Mais en ce moment, il y a de moins en moins de gens qui tiennent le coup. C’est pour ça qu’ils descendent dans la rue. Et le combat de la rue, c'est aussi de l'exigence et du haut niveau. Et du risque, comme pour les sportifs !

Propos recueillis par Eric Carpentier Futsal et mains propres, vendredi 8 mars à Bonneuil-sur-Marne et du 13 au 17 mars au théâtre La Belle Étoile, à Saint-Denis.
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