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Johnny L'Embrouille

À 34 ans, Johnny Herrera, gardien de la Universidad de Chile, participe à sa première Copa América. Une récompense pour un joueur qui collectionne les polémiques. Entres autres : homicide, alcoolisme et haine invétérée de Colo-Colo.

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La vie d'un gardien de but peut basculer d'un jour à l'autre. Une erreur, et la vox populi hurle à l'incompétence. Un sauvetage, et c'est la glorification. Johnny Herrera, gardien de but chilien, sait parfaitement manier la dualité de ce poste. Adulé dans sa ville natale d'Angol et dans son club de la Universidad de Chile, « Superboy » est la cible constante de critiques au pays d'Alexis Sánchez. Et pour cause, le médaillé de bronze des JO de Sydney avec le Chili est un homme porté sur la controverse. L'idole de la U - sept titres de champions à son actif, un record - a vu sa carrière basculer dans la matinée du 20 décembre 2009, sur une route de la commune de La Reina.

Accusé de « quasi-homicide »


Le cas Arturo Vidal - récemment arrêté en état d'ébriété après avoir causé un accident, puis libéré - est l'un des nombreux exemples des problèmes avec la boisson de cette génération chilienne. Johnny Herrera a lui combiné drame et polémique. En décembre 2009, passablement éméché et en excès de vitesse, Herrera renverse et tue sur le coup Macarena Casassus, étudiante de 22 ans. Le gardien, qui évoluait à l'époque à Audax Italiano, sera arrêté avec 0,46 gramme d'alcool par litre de sang. Comme Vidal, Herrera a bénéficié de l'absurde clémence de la justice chilienne. La loi en vigueur en 2009 estimait que conduire avec un taux d'alcool dans le sang rimait avec prendre le volant « sous l'influence de l'alcool » . De fait, Herrera, malgré la mort de la jeune fille qui a été traînée sur 300 mètres, sera inculpé pour « quasi-délit d'homicide » . Le gardien chilien échappe à la prison, grâce à un accord avec la famille : Herrera doit payer 25 millions de pesos (environ 35 000 euros) aux proches de la jeune fille. De plus, le permis du joueur sera retiré pour seulement six mois, et des travaux d'intérêt général lui seront imposés. « L'irréprochable conduite d'Herrera antérieure aux faits » l'a sauvé, selon le procureur Fransico Lara. Une affirmation qui contraste avec le goût de la polémique dont Herrera a témoigné tout au long de son parcours.

Un joueur-supporter


Parmi ses cibles préférées, Herrera accorde un traitement particulier aux joueurs et supporters de Colo-Colo, club ennemi de la Universidad de Chile. À son tableau de chasse, le troisième gardien chilien de la Copa compte une baston avec Jorge Valdivia, lors d'un Superclásico en 2005 ou encore des insultes à répétition contre Claudio Borghi, l'ancien sélectionneur de la Roja. Chaque affrontement entre les deux rivaux offre un festival de punchlines de Johnny. Celui qui se déclare « plus anti colocolino que supporter de la Universidad de Chile » s'est notamment fait remarquer en faisant taire les critiques d'idoles de Colo-Colo tels que Raúl Ormeño ou Adolfo Nef, arguant qu'il « préférait se battre avec des chiens en vie, et non pas contre ceux qui sont mourants » . Le supporter de Colo-Colo, « arrogant et qui se félicite souvent de ce qu'il a réalisé dans le passé » en prend aussi pour son grade. Ainsi, Herrera a gagné le cœur des supporters de la Universidad. Outre sa haine pour les « albos » (les blancs en VF, surnom des joueurs de Colo-Colo), le gardien est considéré comme une idole au club. En effet, avec dix titres à son actif, il est devenu le joueur le plus titré de l'histoire du club. Et ses nombreux problèmes extrasportifs ne l'empêchent pas de porter le brassard de capitaine de la U. En 2012, Herrera récidive : il est arrêté avec 1,06 gramme d'alcool dans le sang, et sera encore libéré après une très courte détention. L'année suivante, lors d'un match tendu contre la Universidad Católica, un adversaire reçoit un projectile et sera évacué sur une civière. Herrera considère que Meneses simule et s'en va le frapper sur la civière. Il sera suspendu deux matchs.


Plus récemment, en mars, le troisième gardien de la Roja a encore démontré son problème avec la boisson. Avant un match contre son ancien club d'Audax Italiano, Herrera assiste à un mariage et se présente légèrement bourré au rassemblement de son club. En janvier de cette année, lors du Superclásico de Santiago, Herrera a encore affiché son goût du clash. La cible, Emiliano Vecchio, joueur de Colo-Colo « qui abuse de Twitter et qui se revendique chrétien et parle de la Bible quand cela l'arrange » . C'est en 140 caractères que le milieu de Colo-Colo rétorque : « Je n'ai pas honte de lire la Bible, mais j'aurais honte de sortir dans la rue tous les jours en sachant que j'ai tué quelqu'un. » Juan Ramírez, coéquipier de Vecchio, avait lui aussi ajouté sa pierre à l'édifice sur le réseau social : « Dieu t'a donné des mains pour être gardien, mais pas pour conduire. » Pour calmer le feu de la polémique, Johnny Herrera s'excuse d'avoir dépassé les limites et affirme qu'il fera de son mieux pour ne plus animer les avant-matchs contre le rival de Colo-Colo. Aujourd'hui, à 34 ans, le joueur aux douze sélections participe, du banc, à sa première Copa América. Et pas celui des accusés.

Par Ruben Curiel, à Santiago de Chile
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