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João Félix à l'Atlético, le match parfait

Après une saison en pro avec le Benfica Lisbonne, João Félix quitte le Portugal pour l'Espagne où l'Atlético de Madrid n'a pas hésité à lâcher 126 millions d'euros afin d'obtenir l'attaquant de 19 ans. Une somme folle qui s'explique par le fait que l'international portugais est le remplaçant parfait d'Antoine Griezmann au poste de neuf et demi.

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À l’heure où les community managers se battent sur les réseaux sociaux pour le trophée de l’annonce de transfert la plus originale, celui de l’Atlético a joué la carte de la sobriété. Un homme filmé de dos qui se balade dans le musée du Prado de Madrid, qui contemple les œuvres de Francisco de Goya avant de se retourner afin de montrer son identité : João Félix. Un large sourire – afin de montrer que l’appareil dentaire n’est plus d’actualité – et un simple hashtag PuroTalento (Pur Talent en VF). Pourtant, le transfert de l’attaquant portugais n’a rien de sobre et de banal. Bien au contraire puisque le natif de Viseu a été acheté 126 millions d’euros par l’Atlético de Madrid. Faisant du gamin de 19 ans le quatrième joueur le plus cher de l’histoire du football derrière Neymar (222 millions), Philippe Coutinho (145 millions) et Kylian Mbappé (135 millions).


Une somme astronomique que l’Atlético a commencé à payer en versant directement 30 millions au club portugais avant d’échelonner les 96 millions restant sur plusieurs années, tandis que le Benfica a bien reçu, lui, les 120 millions d’euros de la clause libératoire de João Félix. Une combine rendue possible par l’intervention d’une banque qui a fait un crédit de 90 millions à l’Atlético en échange de 6 millions d’intérêts comme l’a expliqué le SLB dans un communiqué. D’où les 126 millions pour le transfert. Auxquels devront s’ajouter près de 2 millions d’euros que l’Atlético devra verser au FC Porto pour les années de formation. Bref, des sommes énormes et un bordel financier qui n’a pu sortir du cerveau d’un seul homme, celui de Jorge Mendes, qui va empocher quelque 12 millions d’euros dans cette transaction. Sans que l’on sache si c’est le Benfica Lisbonne ou l’Atlético qui doit les payer.

Joue-la comme Griezmann


Pour comprendre comment João Félix, qui a signé un contrat de sept ans chez les Colchoneros, a pu être transféré 126 millions d’euros, il faut avoir vu un match du Benfica Lisbonne la saison dernière. Avoir vu ce gamin de 19 ans faire vivre le ballon et réciter son football aussi proprement qu'Armande Altaï effectue ses vocalises. Passes courtes, passes longues, frappes du droit, frappes du gauche, têtes, crochets courts, râteaux, petits ponts, grands ponts, roulettes, João Félix sait tout faire. Une pépite qui a très vite émerveillé le public de l'Estádio da Luz et le pays d’Amalia Rodrigues tout entier. Au point d’être très vite comparé à un certain Rui Costa. Pas étonnant, donc, de voir tous les grands clubs européens (Manchester City, Juventus, Real Madrid) se jeter sur lui, avant que l’Atlético de Madrid ne remporte la mise.


Un club qui, finalement, semble être parfait pour lui. Alors oui, l’attaquant portugais aime avoir le ballon dans les pieds et jouer dans une équipe qui a la possession, mais il débarque surtout chez l’une des seules formations qui évolue en 4-4-2 en Europe. Un schéma qu’il a connu au Benfica Lisbonne et qui lui permet de jouer dans sa meilleure position : en neuf et demi. Un poste qu’occupait jusque-là Antoine Griezmann et qui va donc revenir à João Félix, qui en a aussi profité pour récupérer le numéro 7 du Français. Si le Portugais a un talent indéniable, il lui manque encore une chose pour être un égal de Grizou : le physique. Et c’est aussi pour cette raison que l’Atlético est le club idéal pour lui puisque Diego Simeone va l’obliger à cavaler pendant 90 minutes et à bosser son physique pour en faire un véritable soldat aux pieds d’argent. Dans le cas contraire, le Cholo se moquera bien de la somme investie et foutra son joyau sur le banc.

L'ombre de Renato Sanches


Alors oui, l’Atlético semble être le bon choix de club pour João Félix qui aura plus de chances d’être titulaire qu’au Real Madrid, à la Juventus ou à Manchester City. Mais finalement, la meilleure option pour lui n’aurait-elle pas été de rester un an de plus à Lisbonne, afin de prouver que cette saison à 15 buts en Liga Nos n’était pas un feu de paille ? D’autant que l’international portugais ne pèse encore qu’une saison au haut niveau et 44 matchs. Pour 34 titularisations. Ce qui est peu. Attention, donc, à ne pas faire une Renato Sanches. À savoir six mois de grande classe avec le Benfica Lisbonne, un Euro 2016 extraordinaire, un départ au Bayern Munich et puis plus rien ou presque.


Mais contrairement à son aîné, João Félix ne débarque pas seul en terre inconnue à Madrid puisque dans la même journée, l’Atlético a signé deux autres joueurs en provenance de Liga Nos et plus précisément du FC Porto : Héctor Herrera et Felipe. Et puis, l’ancien international portugais Tiago est aussi présent dans le staff de Diego Simeone depuis sa retraite en 2017. Cela ne fait donc aucun doute, João Félix devrait bien devenir la nouvelle coqueluche du Wanda Metropolitano. À moins qu'Antoine Griezmann ne fasse finalement machine arrière et ne récupère son poste. Et son numéro 7.




par Steven Oliveira
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