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Jimmy Modeste : « C'est fou ce que le foot peut créer comme joie »

Jimmy Modeste n'a pas le temps. En l'espace de 24 heures, l'entraîneur adjoint à l'Entente Sannois Saint-Gratien et Noisy-le-Grand a vécu deux exploits en 32es de finale de la Coupe de France. Un premier le samedi avec la victoire des pensionnaires de N1 contre Montpellier (1-0), et un second le lendemain, quand son équipe évoluant au sixième échelon matait tranquillement une Ligue 2 nommée Gazélec Ajaccio (2-1). Entretien avec un homme qui a passé un week-end complètement dingo.

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Avez-vous conscience d’avoir vécu quelque chose d’unique ce week-end ?
Avec un petit peu de recul, je me dis que ça n’arrive vraiment pas souvent, même si ça existe des adjoints qui ont la même situation que moi. Honnêtement, je trouvais déjà ça magnifique d’arriver en 32es de finale de Coupe de France avec mes deux clubs. Mais là, les deux qualifiés pour les 16es, c’est vraiment extraordinaire. Deux clubs amateurs ! C’est fou ce que le foot peut créer comme joie.

Comment vous êtes-vous organisé pour vivre au mieux ces deux matchs en deux jours ?
Au départ, j’avais surtout peur que les deux rencontres tombent le même jour. Ça m’aurait obligé à choisir un match sur les deux. Mais quand j’ai su que Sannois jouait le samedi et Noisy le dimanche, je me suis dit que j’allais voir du beau football contre des équipes professionnelles ce week-end. (Rires.) Finalement, j’ai pu préparer tout ça tranquillement.

Quelles ont été les différences entre les deux clubs dans la préparation et l’approche des matchs ?
« Les joueurs étaient hyper contents, ils se sont sentis comme des pros ces dernières semaines. »
En ce qui concerne l’Entente SSG, il n’y a pas eu de changements. Ils ont l’habitude de s’entraîner pendant les vacances. Même s’ils n’ont pas ce statut professionnel, ils s’entraînent comme des pros. En revanche, c’était totalement différent à Noisy. Pour la plupart, c’était la première fois de leur vie qu’ils s’entraînaient le jour de l’An ou venaient à des séances le 28 ou 29 décembre. C’était un gros changement. Finalement, les joueurs étaient hyper contents, ils se sont sentis comme des pros ces dernières semaines.


Attardons-nous un peu sur la performance de Sannois Saint-Gratien. Comment aviez-vous préparé cette rencontre face à Montpellier ? Battre le 4e de Ligue 1, ce n’est pas rien.
En début de semaine, on a regardé beaucoup de matchs de Montpellier, on a fait des montages vidéo et c’était très impressionnant défensivement comme offensivement. Entre le coach et moi, on en rigolait, on se disait : « Waouh, ça va être très, très dur. » Mais plus on avançait dans la semaine, plus on y a cru. Vincent Bordot (l'entraîneur de Sannois, N.D.L.R.) a toujours dit aux joueurs qu’on devait jouer ce match pour le gagner.

Une victoire dans le temps additionnel, ça se fête. Est-ce que vous avez pu un peu profiter samedi ou a-t-il fallu se tourner vers le match du lendemain ?
C’était l’anniversaire de notre intendant samedi, tout le monde l’adore à Sannois Saint-Gratien. Il y avait une double raison pour faire la fête, mais j’ai préféré faire l’impasse parce qu’il y avait beaucoup de travail le dimanche matin à Noisy. En plus d’être adjoint là-bas, je m’occupe aussi des jeunes et il y avait une grosse fête à préparer. Il fallait convoquer tous les petits pour être ramasseurs de balle, discuter avec les parents. C'était du boulot.


Avant la rencontre face au Gazélec Ajaccio, avez-vous utilisé l’exploit de Sannois la veille pour conditionner vos joueurs ?
« On a même reçu un texto de l’entraîneur de Viry nous disant : "Voilà, on vous a montré que c’était possible, maintenant à vous de le faire !" »
En réalité, on leur a surtout parlé de l’exploit de Viry-Châtillon (ils ont battu Angers 1-0, N.D.L.R.). On a même reçu un texto de l’entraîneur de Viry nous disant : « Voilà, on vous a montré que c’était possible, maintenant à vous de le faire ! » Mais de mon côté, j’ai préféré ne pas trop parler du match de la veille, je n’aime pas trop mélanger les deux. Le capitaine de Noisy s’en est chargé. Je l’avais invité à venir voir Sannois-Montpellier et il en a parlé aux joueurs à l’échauffement. Il leur a dit : « Sannois l’a fait, j’étais au match, j’ai vu leur exploit, on peut le faire ! »

Entre Noisy-le-Grand et le Gazélec Ajaccio, c’était quand même 4 divisions d’écart. Est-ce que l’émotion était encore plus forte ?
Bizarrement, dès qu’on a appris le tirage avec Moussa Sidibé, le coach de Noisy, on s’est dit qu'il y avait quelque chose à faire. On a regardé leurs résultats en Coupe de France et ils avaient dû aller en prolongation contre une R1 et une N3. Puis, on savait que notre équipe était capable de mettre beaucoup d’intensité dans le match afin de perturber leurs joueurs techniques. J’étais vraiment confiant pour Noisy pendant la semaine, alors que Montpellier me faisait beaucoup plus peur pour Sannois.



Même contre une équipe d’Ajaccio réduite à 10 avant la pause, ça n’a pas été facile de gérer cet avantage pendant plus de 45 minutes.
Les 7 minutes de temps additionnel ont été très dures ! Mais on se sentait vraiment forts, costauds, on avait tous les supporters derrière nous. Le dernier quart d’heure a été délicat : on a eu une blessure musculaire, 2-3 joueurs avec des crampes. Quand on a vu les 7 minutes, on s’est dit que l’arbitre voulait nous tuer, mais les joueurs ont réussi à tenir.

Avant les fêtes, vous aviez battu Viry-Châtillon, l’autre petit poucet des 16es, en championnat. Aviez-vous un peu parlé de ces rendez-vous en Coupe de France ?
En fait, ça s’est mal passé pour Viry parce qu’ils ont pris un rouge et beaucoup de cartons jaunes. On a échangé avec eux après la rencontre, on a discuté avec le coach de Viry et il nous a dit que ça allait peut-être les plomber pour leur match contre Angers et on lui a remonté le moral. Ils ont vraiment fait quelque chose de magnifique eux aussi, c’est énorme.


Parlez-nous un peu de Nurettin Kalkan, le président turc de Noisy-le-Grand depuis près de deux ans. Comment un homme d’affaires qui a dirigé un club professionnel en Turquie (Ofsport) se retrouve à présider Noisy ?
« L’homme qui a tout lancé à Noisy, c’est l’entraîneur Moussa Sidibé. Il déploie une énergie incroyable pour le faire avancer. »
Son frère était un proche du club de handball. Il est fan de foot, il y a eu une connexion avec le club et il a tout de suite accepté de le reprendre. Mais l’homme qui a tout lancé à Noisy, c’est l’entraîneur Moussa Sidibé. Il déploie une énergie incroyable pour le faire avancer. Le président est arrivé quelques mois plus tard. Je suis responsable de l’école de foot et je peux vous dire qu’on l’a vu plusieurs fois venir assister à l’entraînement des jeunes. Il est très présent, on sent que c’est un projet qui lui tient à cœur. Ça m’a vraiment marqué de le voir aussi présent, c’est rare de voir un président impliqué avec l’ensemble du club.

Expliquez-nous, comment devient-on entraîneur adjoint dans deux clubs différents en même temps ?
Au départ, je ne voulais pas être adjoint. Quand j’ai arrêté ma carrière de joueur, Vincent Bordot m’a sollicité. Il me disait toujours que j’avais les qualités pour ce poste. J’étais un peu réticent, puis j’y ai pris goût, j’ai passé mes diplômes d’entraîneur, j’ai eu mon BEF... Ça m’est tombé dessus comme ça et je prends beaucoup de plaisir. Concernant Noisy, Moussa a joué avec mon petit frère, il savait que j’étais à Sannois et il m’a dit : « Écoute, j’ai un gros, gros projet, mais j’ai besoin de toi sur deux choses : l’entraînement senior avec moi et restructurer le club au niveau des jeunes. » Noisy est un club avec un vivier extraordinaire, mais tous les jeunes partaient dans les clubs aux alentours. Depuis un an et demi, on commence à fidéliser nos joueurs.

Comment vous organisez-vous au quotidien ?
« Pouvoir transmettre ma connaissance du foot aux jeunes de Noisy, ça me fait énormément plaisir. Je serais très content si je voyais des joueurs finir professionnels dans 10 ou 15 ans, ce serait une très grosse fierté. »
Ce sont les matinées qui sont très chargées. Ensuite, j’ai mon après-midi pour souffler et le soir je repars à Noisy-le-Grand. En revanche, les week-ends sont compliqués. Généralement, Sannois joue le vendredi soir et parfois, on rentre le samedi matin, donc je ne passe même pas par chez moi et je file à Noisy pour m’occuper des jeunes. Et on termine le soir par le match des seniors. Pour l’instant, j’ai la santé, donc ça ne me dérange pas. Je suis un passionné, j’aime vraiment le foot. Pouvoir transmettre ma connaissance du foot aux jeunes de Noisy, ça me fait énormément plaisir. Je serais très content si je voyais des joueurs finir professionnels dans 10 ou 15 ans, ce serait une très grosse fierté. C’est un boulot, mais surtout une passion et je suis très content de pouvoir vivre ça.


La question que tout le monde se pose : comment allez-vous faire si vos deux équipes s’affrontent au prochain tour ?
Cette question, on me la pose depuis les premiers tours. À chaque fois qu’on passe un tour, on me dit : « Vous allez vous rencontrer, vous allez vous rencontrer ! » On va attendre le tirage ce soir... C’est clair que si les deux équipes se retrouvent, je ne pourrai pas vivre le match de la même manière, ça sera dur. En fait, j’essaie de ne pas trop me poser la question, mais si ça arrive, je serai un peu triste. J’en ai parlé avec les deux staffs, tout est très clair. J’ai la chance d’être dans deux clubs où les entraîneurs sont des amis très proches, ce sont des bonnes personnes, ils comprennent ma situation. J’irais sur un banc, c’est certain, mais je préfère garder ça pour moi... (Il coupe.) En fait, vu que je suis à Sannois depuis longtemps, je pense que j’irais sur le banc de Sannois, voilà.

Après avoir enfilé le costume de l’adjoint dans deux clubs, n’espérez-vous pas prendre celui de numéro 1 prochainement ?
Pas tout de suite. Je continue d’apprendre, j’ai la chance de bosser avec Vincent Bordot qui passe son BEPF, j’enregistre beaucoup de choses. Maintenant, c’est clair qu’on fait tout ça pour avoir un poste de numéro 1. Mais je suis clair, pour moi un adjoint doit être proche des joueurs et surtout ne jamais vouloir prendre la place du coach principal. Les deux sont mes amis et ils savent très bien que le jour où ils quittent le club, je partirai avec eux. Ensuite, je vais continuer à passer mes diplômes et pourquoi pas diriger une équipe dans quelques années ?

Propos recueillis par Clément Gavard
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