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Jimmy Gressier : « Je n’oublie pas mon passé de footeux »

Premier athlète à gagner trois fois le championnat d'Europe Espoirs de cross, le Boulonnais Jimmy Gressier reste avant tout accro au foot. Les années à l'US Boulogne Côte d'Opale, les heures passées sur le city du Chemin vert, ses objectifs pour les années à venir... le fondeur évoque son parcours, sans se cacher, et sûr de ses forces.

Tu as longtemps joué au foot avant de te consacrer à l’athlétisme. Jimmy Gressier footballeur, ça donnait quoi ?
J’ai joué à l’USBCO (Union Sportive Boulogne Côte d’Opale) en 17 ans nationaux. Je suis arrivé en U14 et j’ai ensuite fait toutes les classes là-bas jusqu’en U19. J’étais capitaine en U17 nationaux et j’ai notamment eu l’occasion de jouer contre le PSG, Lille, Lens, Valenciennes... les gros clubs du Nord de la France. Je jouais attaquant de pointe en U14 et j’ai ensuite basculé sur l’aile droite. J’ai notamment pu jouer avec Moussa Niakhaté aujourd’hui en Bundesliga, Colin Dagba du PSG ou encore Aurélien Scheidler, aujourd’hui à Orléans en Ligue 2. Avec Colin et Aurélien, nous avons d’ailleurs pu disputer la Coupe du monde universitaire au Guatemala. Nous sommes allés jusqu’en demi-finales, nous avons été éliminés par la Turquie qui a ensuite gagné contre le Brésil. C’était un souvenir magnifique, l’un de mes plus beaux, c’était la première fois que j’allais en Amérique du Sud.

Tu viens du quartier du Chemin vert à Boulogne. Il paraît que tu as passé pas mal d’heures sur le city du quartier... Ces heures passées à jouer dehors, ça a contribué à forger ton caractère ?
Totalement.
« Quand j’avais 13 ou 14 ans, je jouais contre des mecs de 25, voire 30 ans. [...] Peu importe qui il y avait en face, je voulais déjà "mettre le bouillon" comme on dit au quartier. »
Quand j’avais 13 ou 14 ans, je jouais contre des mecs de 25, voire 30 ans qui ne faisaient pas vraiment la différence. Dans les contacts, il fallait être présent, et peu importe qui il y avait en face, je voulais déjà « mettre le bouillon » comme on dit au quartier. C’est vrai que ça m’a bien aidé, ça t’apprend. D’ailleurs, quand Ribéry a signé au Bayern, la télé allemande est même venue nous filmer sur ce city.

Quelle est l'empreinte laissée par Franck Ribéry au quartier ? Son parcours t’a influencé ?
Tous les jeunes du quartier ont été influencés par Ribéry. On voulait tous réussir dans le foot, il nous a donné envie de croire en nos rêves. Je l’ai déjà croisé quelques fois à côté de chez moi, on a le même ostéopathe à Boulogne. Je connais bien sa famille, son père suit mes performances et j’ai aussi beaucoup joué avec Steeven sur le city. Quand je jouais à Boulogne et qu’il était au centre de formation du RC Lens, il revenait tous les vendredis soir au quartier et on jouait jusqu’au dimanche soir. Franck envoyait aussi des paires de crampons chez les parents, on y était tout le temps et j’ai pu en récupérer.

Tu as commencé l’athlétisme en 2016 et tu as concilié foot et athlé pendant deux ans. Comment ça se passait concrètement ?
Je faisais mes matchs le samedi avec les U17 nationaux et j’enchaînais souvent avec une compétition d’athlétisme le dimanche. L’entraîneur d’athlé venait me chercher après le match de foot, on dormait à l’hôtel et je courais le lendemain.

Et finalement, tu as opté pour l’athlétisme. Qu’est-ce qui t’a décidé à faire ce choix ?
Dans le foot, c’est quitte ou double. Il faut être là au bon moment avec de la chance pour que ça passe, il faut vraiment croire en toi jusqu’au bout si tu veux y arriver. Je n’ai pas cru totalement en moi dans le foot et je n’avais pas forcément le soutien psychologique nécessaire à côté. Puis j’avais l’athlétisme qui me tendait les bras et j’ai aussi choisi un peu la facilité, parce que j’avais des qualités de base hors normes que je pouvais facilement exploiter dans ce sport. J’avais déjà 19 ans, je n’avais pas encore signé de contrat pro... Je me suis dit : « Tu n’y arriveras peut-être pas, rends-toi à l’évidence. » Après, j’ai vu des potes avec qui j’étais à ce moment-là qui ont signé pro deux ans plus tard... Je n’ai peut-être pas assez cru en moi concernant le foot.

Tu ne regrettes quand même pas d’avoir fait le choix de l’athlétisme ?
Non, je ne regrette pas ! Mais c’est vrai que parfois, j’y pense. J’ai quand même encore le doute, je me demande si j’aurais pu réussir dans le foot avec mes qualités. Surtout mes qualités physiques, sur le terrain je courais partout, je n’étais pas Messi techniquement, mais je pense que j’aurais pu faire du bien dans une équipe au haut niveau. Sur le terrain, j’avais un gros volume de jeu, une bonne vision tactique et je tirais l’équipe vers le haut, j’étais capitaine en 17 ans nationaux. Je pense que ce sont des qualités qu’il faut avoir dans le foot de haut niveau. Si j’avais persévéré, j’aurais peut-être pu avoir ma chance.

Le foot, ça reste ta grande passion, donc, tu vois plus l’athlétisme comme un métier en quelque sorte ?
C’est ça, exactement.

Justement, comment cela est perçu dans le milieu de l’athlé, où il y a quand même une mentalité complètement différente ? Comment ta franchise par rapport à tes choix est perçue ?
« Quand tu as fait du foot, tu kiffes aussi faire les célébrations, faire le show. Dans l’athlétisme, je fais un peu le show sur les arrivées et des fois, c’est vrai que ça peut déplaire à certains. »
C’est perçu comme une fraîcheur. Les gens kiffent ma fraîcheur, certains se disent : « Il va aller loin, il vient du foot, au bout de quatre ans, il dégomme tout le monde, c’est un talent brut, il n’est pas cramé et il est frais pour l’avenir. » D’un autre côté, quand tu as fait du foot, tu kiffes aussi faire les célébrations, faire le show. Dans l’athlétisme, je fais un peu le show sur les arrivées et parfois, c’est vrai que ça peut déplaire à certains qui ont une vision trop stricte et rigoureuse de l’athlète en particulier.

Le sprinteur Mouhamadou Fall, également passé du foot à l’athlétisme, confiait qu’on lui disait qu’il avait gardé une « attitude de footballeur » , mais que cela l’aidait à aborder l’athlétisme avec plus de détachement. Tu as la même sensation ?
J’ai totalement la même sensation. Nous n’avons rien à perdre, on ne vient pas de ce milieu-là, donc on ne se met pas la pression. Dans ma tête, je suis athlète aujourd’hui, mais je n’oublie pas mon passé de footeux. Je sais que j’arrive, je suis devant des gars qui ont fait ça toute leur vie, toute leur jeunesse... mais je n’ai rien à perdre, tout à prouver.



Et d’ailleurs, cette célébration aux championnats d’Europe de cross, où tu as fait l'avion puis un clin d’œil à Samuel Umtiti avant de croiser les bras comme Mbappé, comment tu t’es décidé à la faire ?
C’est mon petit neveu qui m’avait demandé avant de partir aux championnats d’Europe. Je lui avais dit que j’étais en forme et que je pensais gagner la course. Je lui avais demandé ce qu’il voulait que je fasse comme célébration. Il m’avait dit l’avion, mais je sais que quand je suis chez mon frère, je le vois aussi faire des célébrations de Griezmann, Umtiti, Mbappé... Du coup c’était plus un clin d’œil par rapport à cela. C’est venu sur l’instant T et j’ai kiffé. C’est arrivé comme ça.

Tu es d’ailleurs allé voir au Parc le match de Mbappé et du PSG face à Galatasaray en Ligue des champions. Tu vois le PSG aller loin cette année ?
Je pense que Paris peut aller loin. Après, moi, je suis un supporter du PSG, donc dans ma tête, l’équipe peut gagner la Ligue des champions. Il y a des grosses équipes certes, mais avec son effectif, Paris peut gagner. Après en ce moment, ça me dérange un peu que Cavani ne joue pas. Je m’identifie beaucoup à lui, comme à Cristiano Ronaldo. Ce sont des mecs qui bossent, ce sont des acharnés du travail... Cavani, il bosse, il ne parle pas, il court beaucoup sur le terrain, il donne tout pour l’équipe. Ça fait dix matchs qu’il ne joue pas, il ne tire pas la gueule, il respecte ses coéquipiers, l’adversaire, le coach, le club. Contrairement à Neymar qui est un très, très grand joueur, mais qui manque parfois de tact et de savoir-vivre avec le club et les supporters. Cavani, c’est mon coup de cœur, ça m’a fait plaisir de le voir marquer sur penalty contre Galatasaray, et j’ai, pour le coup, bien aimé le geste de Neymar qui lui a donné le ballon.

Pour revenir à l’athlétisme, quels sont tes objectifs sur la fin d’année et comment appréhendes-tu le passage en senior ?
J’aimerais bien faire moins de 28 minutes sur 10km et plus si affinités. Mais sinon, je suis déjà en seniors dans ma tête, c’est peut-être pour ça aussi que j’ai gagné le championnat d’Europe Espoirs de cross. Je ne pense pas qu’il y ait vraiment de cap à passer là-dessus. Je vais continuer à bien m’entraîner, mais en soi, le niveau des seniors, je l’ai déjà. C’est pour gagner qu’il va falloir passer un cap. Pour être dans les cinq voire trois meilleurs européens, je n’en suis pas loin, mais pour gagner, il faudra encore passer une étape. Je me sens prêt en tout cas.

Et les JO ?
En ce qui concerne les JO, mon objectif, c’est de me qualifier pour ceux de Tokyo et d’être à Paris pour aller chercher la médaille voire la gagne. Dans un coin de ma tête, j’ai toujours la gagne présente. Pour la distance, ce n’est pas encore fixé, mais ça sera entre 5 000 ou 10 000, voire 3 000 steeple.

Propos recueillis par Victor Launay
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