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Jean-Pierre Garchery, le stade de la discorde

Depuis plus de 66 ans, la ville de Joinville-le-Pont a pris possession du stade Jean-Pierre Garchery, situé en lisière du bois de Vincennes, en périphérie parisienne. Mais les associations joinvillaises - dont le club de foot - sont en colère : Paris veut reprendre la main sur l'enceinte. Éclairages sur un bras de fer qui menace de laisser des centaines de licenciés sur le carreau.

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« Sauvons notre stade ! » , arrangue Olivier Dosne. Le maire de Joinville-le-Pont (LR) vient de lancer au mois d'août une pétition «  pour que le stade Jean-Pierre Garchery reste aux Joinvillais » . Trois semaines plus tard, 1600 signataires ont rejoint son combat. Actuellement, trois clubs occupent les créneaux de l'enceinte en dehors des horaires scolaires : un club de foot, le Racing Club de Joinville (800 licenciés), un club d'athlétisme, l'Athlétique Club Paris Joinville (750 licenciés) et un club de tennis, le Racing Tennis Club de Joinville (250 licenciés). Éric Rannou, secrétaire général du Racing, craint « la mort » de son association. Et pour cause, à partir de la rentrée prochaine, la mairie de Paris souhaite reprendre la main sur les créneaux les plus demandés des terrains (1 en herbe, 2 en synthétique) du stade.



Si la capitale détient ce pouvoir, c'est parce que le stade lui appartient… à une dizaine de mètres près ! Construite en 1948, l'enceinte municipale joinvillaise est plantée à la frontière entre le XIIe arrondissement de Paris et Joinville - côté parisien. Depuis plus de 66 ans, le stade héberge les associations sportives de la ville val-de-marnaise via une concession avec la ville de Paris, renouvelée en 1991 ; sauf que cette dernière arrive à son terme le 30 juin 2016, et la mairie de la capitale, nouvellement élue, n'entend pas prolonger la concession dans des conditions similaires. « Le Racing, c'est le seul club de foot de la ville. On est tous bénévoles, on donne de notre temps libre, tempête Éric Rannou. Les éducateurs, les parents, tout le monde est dégoûté. On se pose pleins de questions : pourquoi ? »

Mairie de Paris vs mairie de Joinville


Jean-François Martins, adjoint à la maire de Paris en charge des sports et du tourisme - nommé en 2014 - répond du tac au tac : « C'est parce que nous en avons besoin ! Paris est déjà largement sous-équipé par rapport à la moyenne nationale en matière d'équipements sportifs. Les stades, c'est devenu une rareté. » À l'image de La Camillienne, l'un des deux clubs du XIIe arrondissement de Paris, qui serait susceptible de bénéficier du stade Garchery à partir de la rentrée prochaine. « Pour cette saison, les inscriptions des écoles de foot (de 6 à 11 ans, ndlr) sont closes depuis le mois de juin dernier. On ne compte pas le nombre de refus depuis…, explique Patrick Dardennes, président de La Camillienne. On ne nous en a pas parlé officiellement, mais c'est sûr que ça serait parfait pour nous d'investir le stade Garchery. » Jean-François Martins va plus loin : « Des dizaines de clubs parisiens refusent chaque année des licenciés ! »

Et la patate chaude change de mains. Les services de la ville de Paris ont proposé à Joinville une alternative qui consisterait à reporter certains créneaux des Joinvillais sur le Parc du Tremblay. « Une solution totalement irréaliste, tous les créneaux étant déjà utilisés au parc du Tremblay, avec des listes d'attente, déplore Éric Rannou. (...) Le maire de Joinville m'a dit que si la situation n'évoluait pas, il irait planter sa tente devant l'hôtel de ville. Et bien si c'est le cas, je planterai ma tente avec lui !  » Pour ne pas en arriver là, Jean-François Martins et Olivier Dosne s'entretiennent au téléphone ce vendredi. Le premier prévient qu'il a déjà concédé certains créneaux à la mairie de Joinville. Le second déplore que la mairie de Paris se garde l'ensemble des créneaux du mercredi après-midi et du samedi, destinés aux enfants. « Mais le XIIe arrondissement parisien compte 150 000 habitants contre seulement 18 000 Joinvillais… On ne pliera pas » , assène Jean-François Martins.

La promesse de travaux


« Ce projet est inacceptable. Il réduira à néant les projets de rénovation que nous avions mis en place avec l'ancienne municipalité de Paris pour la rénovation du stade » , dénonce Olivier Dosne dans sa pétition. Si, à l'image des terrains de foot en stabilisé transformés il y a sept ans en synthétique, des aménagements ont été opérés, il apparaît cependant que le maire de Joinville n'a pas respecté ses engagements. « Le maire de Joinville ne dit pas la vérité, lance Jean Vuillermoz, le prédécesseur (PCF) de Jean-François Martins au poste d'adjoint aux sports de la capitale. En 2010, nous avions conclu un deal : pour que la concession du stade Garchery soit prolongée dans les mêmes conditions, Joinville devait réaliser des travaux de modernisation. Or ces travaux n'ont pas été faits. »

Derrière ce litige, l'illustration criante d'un manque d'infrastructures à Paris et dans sa petite couronne, faute de place. Mais aussi un club de foot en danger : le Racing Club de Joinville. « Vincent Guérin, Sylvain Wiltord et les frères Lachuer ont fait leurs classes ici, rappelle Éric Rannou. (…) L'un de nos jeunes est parti récemment à Nottingham Forest. Un autre est au Stade rennais, un troisième à Châteauroux. Chaque année, nous organisons même un tournoi U13 en avril avec le PSG, l'OM ou encore l'OL. » Malheureusement, la prochaine édition pourrait être la dernière.

Par Florian Lefèvre Tous propos recueillis, sauf mentions.
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