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Jean-Philippe Durand : « Je n'avais pas envie que le match s'arrête »

Il y a vingt-cinq ans jour pour jour, Jean-Philippe Durand était à l'Olympiastadion de Munich pour soulever la seule Ligue des champions frappé du sceau d'un club français. L'ambiance, le match, le retour à Marseille et surtout le match au sommet contre le PSG trois jours après, Jean-Philippe raconte.

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Il paraît que l’une des choses qui a vous marqué, c’est cet Olympiastadion de Munich coupé en deux : d’un côté les Rouge et Noir et de l’autre les Ciel et Blanc.
Pour moi, c’est l’image la plus forte. Le stade étant ouvert, on aurait dit une fleur avec ces couleurs assez tranchées. J’avais récupéré une photo à l’époque prise en plan large, et c’était superbe. Il y avait beaucoup d’ambiance, on a aussi eu la chance d’ailleurs de finir le match côté marseillais, où on avait le côté « sympa » de cette atmosphère, car côté Milan, ils avaient aussi du répondant. J’ai adoré le tout.

Cette finale, vous la démarrez sur le banc dans une première période où l’OM souffre. Comment est-ce qu’on fait lorsqu'on voit ses coéquipiers souffrir sans pouvoir rien faire, notamment en finale d’une Ligue des champions ?
Oui, c’est sûr, on a été vraiment en souffrance en début de match, et vu notre entame de match, on pensait prendre un but à tout moment, ça paraissait inéluctable. Fabien (Barthez, N.D.L.R.) fait deux arrêts décisifs, ce qui nous aide à sortir la tête de l’eau. Au fur et à mesure, on commence à aller mieux, on se crée une ou deux situations. Le jeu se rééquilibre totalement vers la fin de la première période, et puis...

Et puis il y a ce corner et la tête de Basile Boli....
Voilà. Le fait marquant de ce match. Paradoxalement, ce but nous fait rentrer à la mi-temps avec beaucoup de confiance, alors que franchement, notre première mi-temps n’avait pas vraiment de quoi nous mettre en confiance. Même quand je suis sur le terrain en deuxième mi-temps, j’ai le sentiment qu’il ne peut pas nous arriver grand-chose. Je sentais que cette fois, c’était pour nous, qu’on avait fait le plus dur en marquant ce but, que Milan ne pourrait pas marquer. Ce n’était pas trop le sentiment de mes partenaires, mais quand je suis entré, j’étais tellement bien sur le terrain que je n’avais pas envie que le match s’arrête. Je prenais beaucoup de plaisir.


Justement, vous rentrez au vestiaire une ou deux minutes après le but. Il y avait de l’euphorie à ce moment précis ou certains ont lancé des appels au calme ?
J’ai le souvenir d’un vestiaire très calme, on était très sereins. Je pense que c’était dû au fait que l’on n'était pas passé loin de la catastrophe en début de match, donc on avait conscience qu’il fallait rester très concentrés. Même sien marquant ce but, on avait conscience d’avoir fait quelque chose de très important dans le déroulé de ce match.

Vous entrez à la 62e minute de la rencontre à la suite de la blessure de Jocelyn Angloma. Qu’est-ce qui se passe dans votre tête à ce moment-là ? Ce n’est jamais anodin d'entrer dans une finale d’une telle compétition
Très franchement, à ce moment-là, j'entre sur un terrain pour jouer un match de foot. Je n’ai pas conscience de l’importance de l’événement, l’emprise que ça peut avoir de remporter une Ligue des champions. Tout ça, on le réalise plus tard. Même le soir du match, on était entre nous, on ne réalisait pas complètement ce qui allait se passer derrière, et notamment le retour à Marseille le lendemain.


Que vous dit Raymond Goethals juste avant que vous pénétriez sur la pelouse ? C’était au passage aussi une réorganisation tactique ?
À l’époque, on connaissait tous le rôle de chacun quel que soit le système de jeu. C’est vrai que le fait que j'entre côté gauche (Di Méco passant dans l’axe à la place d’Angloma, N.D.L.R.) bouscule l’organisation de la défense, mais ce n’était pas la première fois de la saison que nous jouions comme ça. Tout était réglé et huilé depuis longtemps.

Sur le terrain, il y avait face à vous Papin, Van Basten qui jouait son dernier match, Rijkaard, Albertini... C’était un combat de tous les instants ?
Clairement, Milan était le favori, la grosse équipe du moment. C’était le Real de l’époque, il n’y avait que des grands joueurs en face. De notre côté, on avait fait en sorte d’élever notre niveau d’engagement pour pouvoir rivaliser avec cette équipe. Je pense qu’on a prouvé à tous que l’on pouvait se mettre au niveau de cette équipe, et que l’on avait aussi des grands joueurs ! Battre ce Milan-là rend la victoire plus belle, car c’était une référence.

Derrière, vous avez fait la fête avec le groupe. Vous vous souvenez d’où c’était et d’un moment particulier de la soirée ?
En fait, on a fait la fête entre nous à l’hôtel, et pour être honnête, ce n’était pas un truc délirant. Les femmes des joueurs étaient là, il y avait un encadrement très proche. On avait déconné entre nous, mais il n’y a pas non plus eu d’excès, on ne s’était pas couchés à 6 heures du matin. On avait été très sages, aussi parce que trois jours après, on avait un match super important contre Paris pour gagner le titre.

Vient enfin le retour à Marseille. C’était vraiment la folie partout ?

C’était la folie complet. Entre l’aéroport et le stade, il doit y avoir trente kilomètres. Il y avait des gens tout le long de la route, c’était limite dangereux. Il y en avait dans les arbres, en haut des immeubles. On devait arriver au stade en fin d’après-midi, les gens étaient au stade depuis 14h à nous attendre et ça a été la folie. Cette ambiance, on l’a retrouvée le samedi soir lors du match contre Paris et c’était tout simplement incroyable. Même très franchement pour moi, ce match contre Paris était un moment plus fort que la finale à Munich.

À ce point ?
Ah oui. D’une part parce que c’était Paris, le rival, il fallait les battre pour gagner le titre. Ils avaient aussi une superbe équipe, il y a le scénario, l’ambiance... Émotionnellement, et je pense que c’est aussi le cas pour certains de mes partenaires, ça a été quelque chose d’incroyable à vivre.

Vingt-cinq ans ont passé depuis ce jour mythique pour tout le football français. Avec le recul, quelle est la dimension de cet événement lorsque vous en parlez autour de vous ?
Avec l’évolution et le temps, on prend conscience de l’importance d’une telle victoire. Ça a permis à l’Olympique de Marseille de devenir une référence dans le football international. J’ai voyagé pendant des années pour le club au niveau du recrutement, et être estampillé « Olympique de Marseille » , ça ouvre des portes. Les gens référencent le club comme un grand club, qui s’appelle d’ailleurs seulement « Olympique » sans Marseille dans le nom. L’OM est entré dans la cour des grands clubs par cette victoire et il est vécu et assimilé comme tel à l’étranger.

Pour finir, remporter une Ligue des champions à Marseille, c’est plus fort que dans une autre ville en France selon vous ?
Je ne sais pas. Après, ce qui est sûr, c'est que c’était dans une ville de gens passionnés de foot où tout était exacerbé. Il faut savoir aussi qu’à l’époque, le club était soutenu dans la France entière. Même des Lillois qui étaient nés à Lille étaient supporters de l’OM à cette époque. Ça montre que cet événement a marqué les gens dans la France entière et même à l’étranger. Un jour, j’ai rencontré un monsieur qui m’a dit merci pour ce que l’on avait fait et qui m’a dit : « Moi, la finale, c’était le plus beau jour de ma vie. Même lorsque ma fille est née, ce n’était pas aussi beau. » Et là on se dit : on a fait quelque chose pour les gens dont ils se souviendront toute leur vie.



Propos recueillis par Andrea Chazy
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Anniversaire de la finale de la Ligue des champions 1993




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