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Furlan, la Ligue 2 dans le sang

Après avoir fait passer le Stade brestois en Ligue 1 à la suite de trois saisons de dur labeur, Jean-Marc Furlan s’est engagé à Auxerre et va donc rester en deuxième division. Un projet qui n’est pas pour déplaire à l’entraîneur adepte du beau jeu, au profil assez inédit en France et dont la spécialité demeure les montées dans l’élite. Difficile, dans ce contexte, de coincer le coach français dans la catégorie de technicien « normal » .

L’arbitre ne laisse même pas le temps additionnel aller à son terme, et pousse le coup de sifflet final quelques secondes avant. De toute façon, l’issue de la rencontre est scellée puisque le Stade brestois mène 3-0 à domicile devant Niort. Au large et franc sourire de Jean-Marc Furlan s’ajoute alors la levée des bras, et le câlin avec son staff. Les Bretons assurent leur deuxième place au championnat, montent en Ligue 1, et la fête peut commencer. Le champagne est sorti, Patrick Sébastien est lancé, mais l'entraîneur français prend tout de même le temps de réagir devant les médias : « On vit vraiment à l’unisson depuis 24 mois, le groupe a travaillé très dur pour en arriver là. On est véritablement en fusion totale, et c’est un soulagement important d’obtenir ça.  »

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Devant ces images et ce discours, difficile d'imaginer le coach ne pas suivre ses poulains à l'échelon supérieur. Sauf que tout le monde sait que personne n'a trouvé d'accord. C'est que le contrat du technicien, qui souhaitait une prolongation d'au moins deux ans fermes pas proposée par le club, touche à sa fin. Comme l'aventure entre les deux parties qui ne s'entendaient plus, finalement. Dans la même soirée et après quelques verres, son adjoint Michel Padovani ne laisse d'ailleurs guère place au doute sur la destinée du staff au micro de beIN SPORTS au moment où les feux d'artifice cognent le ciel de la ville : « Je suis arrivé en Bretagne de Corse, et j'avais l'impression d'être chez moi. Je repars d'ici hyper malheureux, hyper malheureux... On a atteint notre objectif. Je vais repartir la tête haute, mais malheureux. (...) Moi, je suis lié à Jean-Marc à vie. » Résultat : une semaine plus tard, JMF officialise Auxerre comme son nouvel employeur pour la saison prochaine. En deuxième division, donc.

La Ligue 1, ou comment rester sur sa fin


Mais finalement, est-ce si surprenant de voir un insoumis adepte du beau jeu privilégier la Ligue 2 plutôt que la Ligue 1 ? En France, Furlan fait en effet figure d'ovni parmi les entraîneurs. Ne sacrifiant jamais le style sur l'autel des résultats - ce qui lui a sûrement joué des tours durant sa longue carrière -, le puriste déteste avoir les mains liées par un quelconque président ou par un quelconque pragmatisme. Dès lors, il ne le cache pas : si l'ancien de Strasbourg ou de Troyes reçoit bien davantage de coups de fil de la part de dirigeants de clubs de deuxième division ( « Dès le mois de janvier, quasi tous les clubs de Ligue 2 m'ont appelé » , a-t-il rapporté) que de l'élite (aucun, selon le principal intéressé), exercer en Ligue 1 n'est pas (ou plus) son vrai kif.


« Si c'est pour voir des matchs pourris comme je vois, je ne veux pas y aller. Les mecs, ils sont tellement tendus, tellement nerveux, que tu ne vois pas de football, a ainsi lâché le prochain successeur de Cédric Daury à propos de la première division française. Moi, j'ai donné avec le 19e ou vingtième budget du Championnat, j'ai donné... Si tu veux te régaler en Ligue 1, il te faut avoir l'un des dix meilleurs budgets. » Et d'ajouter : « Quand vous avez quarante ans de métier dans le foot, la première chose qui peut vous séduire est le discours de vos boss. Pourquoi je ne reste pas à Brest ? Je n’ai pas peur de la Ligue 1, ni de la Ligue des champions. Pour aller en L1 avec le quatorzième, quinzième, seizième budget, il faut avoir un soutien total. Comme je l’avais avec Daniel Masoni à Troyes. »

La Ligue 2, pour rester heureux


Que tirer de tout ça ? Que Furlan transforme la franchise en langue de bois comme personne pour dissimuler son aigreur de ne pas voir le numéro de Frank McCourt ou celui d'Olivier Sadran s'afficher sur téléphone ? Qu'il préfère la Ligue 2, où ses résultats sont plutôt excellents (seul entraîneur à être monté dans l'élite à quatre reprises, deux trophées UNFP de meilleur coach), parce qu'il serait incapable de réussir en Ligue 1 (un seul maintien obtenu, avec Troyes en 2005-2006) ? Qu'il fuit la pression en signant à l'AJA, laquelle a échappé de peu au National (quinzième, deux points d'avance seulement sur la zone rouge) et sera donc certainement tolérante - au moins lors des premiers mois - avec la position de l'équipe au classement ?


La réalité est beaucoup plus simple. En vérité, l'ex de Libourne exige seulement un projet et des garanties correspondant à ses propres ambitions et ses propres valeurs. Des garanties que lui ont données Francis Graille et Daury, et qui n'ont souvent rien à voir avec ses confrères. Lui ne souhaite pas en priorité une grosse enveloppe de fric à dépenser sur le marché des transferts, ou une énorme prime financière en cas de titre improbable. Non, Furlan vise autre chose. Avec lui, c'est tout à fait différent de ce que le foot impose aujourd'hui dans la majorité des structures. Il s'agit de « donner des émotions » , et « pas forcément gagner » ou « faire de grands matchs » . Il s'agit de « respecter » les footballeurs, pas de les faire jouer arrière droit quand ils s'éclatent au poste d'ailier gauche. Il s'agit de les « aider » , et de leur apprendre à se faire plaisir si jamais ils se testent en position d'arrière gauche alors qu'ils ont été formés comme ailier droit. Pour qu'à terme, les joueurs veuillent « tous suivre Furlan » . À l'instar des Brestois actuellement, insiste-t-il. Et ainsi toucher le « grand bonheur » .

Par Florian Cadu Propos de JMF tirés de France-Bleu et Sud Ouest
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