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Jean Lassalle : « J'ai des voisins qui avaient une chèvre andorrane »

Invité dans les bureaux de So Foot pour commenter Andorre-France (0-4) en compagnie de la rédaction, Jean Lassalle a pris quelques minutes de son temps pour débriefer la rencontre après le coup de sifflet final, et évoquer, entre autres, la question du trafic clandestin de chèvres andorranes.

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Avez-vous souvent le temps de vous poser devant des matchs, comme hier soir ?
Très rarement. Je regarde les grands matchs. Les demi-finales de la Ligue des champions, par exemple. J’ai regardé le Paris Saint-Germain bien sûr, puis après les grands matchs qualificatifs. Pour l’Euro, je me débrouille aussi pendant un mois. Je travaille la journée, mais après, en fonction de l’heure, j’aime beaucoup regarder le soir avec mes fils.

Quelle est votre analyse du match contre l’Andorre ?
C’est toujours des rencontres très compliquées contre l’Andorre. Comme d’ailleurs contre des équipes qui ressemblent à l’Andorre. Ce sont des petits pays, dont on imagine mal qu’ils puissent avoir une équipe de football à ce niveau-là, qui puisse se qualifier pour jouer des matchs dans des grandes compétitions. Ce sont souvent des rencontres très fermées, parce qu’ils jouent le match de leur vie, rendez-vous compte. Jouer contre Mbappé, contre les meilleurs, les champions du monde. En Andorre, chez eux, dans leur stade. Et j’ai trouvé qu’hier soir, c’était peut-être le meilleur France-Andorre qu’il y ait eu, parce que dans le fond, ils ont peut-être cadenassé un peu moins. Ils ont eux aussi essayé de tenter leur chance en jouant. Bon, ils en ont pris quatre, mais ils n’en ont pas pris dix non plus.


On vous a beaucoup entendu louer les qualités de Mbappé, de toute évidence c'est votre chouchou.
Oui, j’aime bien Mbappé parce qu’il a ce côté très jeune qui est plein de vie, il a toutes les audaces, toutes les qualités. Il va vite, exceptionnellement vite, tout le monde a encore en mémoire son déboulé dans le Mondial. Et puis je trouve que dans ses réponses, il ne se prend pas au sérieux. Il répond comme ça lui vient, et je trouve qu’il a gagné en consistance, en profondeur, et que c’est le très grand joueur de foot de demain.

Il est arrivé dans le foot français de manière aussi fulgurante que vous dans la campagne présidentielle de 2017...
Oh, je n’irais pas jusqu’à me comparer à lui, mais je pense que c’est un grand joueur, parce qu’il a le charisme, le talent. Il peut planter un but n’importe quand, et il a cette folie, ce petit grain qu’avait Pelé. Qu’avait l’Argentin là... Son nom m’échappe.

Maradona ?
(Il roule le « r » ) Maradona, voilà ! Il y un côté plus tragique chez Maradona. Et puis écoutez, je crois qu’il n’est déjà pas très loin de Ronaldo et Messi. C’est un très grand joueur, qui va être dans la lignée des Platini et Zidane, voilà.



Hier soir, on a eu droit au premier but en équipe de France de Kurt Zouma...
(Il coupe) De ?

De Kurt Zouma, le défenseur qui marque de la tête. Mais aussi le premier but de Ben Yedder et de Florian Thauvin. Vous vous souvenez, vous, de votre premier but ?
À vrai dire, le premier but, je ne me souviens pas d’en avoir marqué un seul. (Rires.) Enfin, dans une rencontre, entendons-nous. Sinon, dans une cour de récréation, je pense en avoir marqué un ou deux. En revanche, je me souviens très bien de mon premier essai, puisque vous n’êtes pas sans savoir que je suis plus porté sur le rugby. Je jouais à l’époque avec le lycée agricole de Montardon dans le championnat ASSU, on appelait ça ainsi, c’est-à-dire que l’on rencontrait toutes les équipes des universités avoisinantes. J’étais triste parce que j’avais découvert le rugby et on avait perdu de deux points en finale. J’avais alors juré que je ne reperdrais plus un match. J’étais ensuite devenu capitaine, ce qui pour moi était une très grande aventure. Et j’ai marqué le premier essai du match suivant, par une chance incroyable. Je me souviens alors avoir eu la sensation que l’on allait gagner, voilà. J’en ai marqué quelques autres. C’est rare de marquer lorsqu'on est devant, mais moi j’avais un poste qui le permettait, troisième ligne. À l’époque, vous savez il n’y avait pas la barrière hermétique qui vous empêchait (il tape dans ses mains), et vous pouviez, si vous étiez un peu adroit, capter le ballon en fond de touche et là vous n’aviez personne pour vous embêter, vous pouviez faire vingt mètres dans un trou béant.


On vous a entendu tout à l’heure disserter sur le trafic clandestin de chèvres en Andorre, vous pouvez nous en dire un peu plus ?
Oui, parce que je n’ai pas pu bien m’expliquer. J’avais des voisins qui avaient acheté une chèvre andorrane. Parce qu’elle a le poil très très fin, ce sont des chèvres qui ont une très bonne humeur, qui sont gentilles. Elles n’ont pas besoin de cage et elles ne s’échappent pas comme la chèvre de Monsieur Seguin. Surtout, elles ont beaucoup de lait. On en avait parlé à deux amis, un Béarnais et un Basque, puisque vous savez que je suis député des Basques aussi. Et un jour ils sont partis en Espagne et l’un a dit à l’autre : « Tu ne penses pas qu’on pourrait essayer de ramener autre chose qu’une cuite ?
- Bah qu’est-ce que tu veux ramener d’autres ?
- Il paraît que les chèvres espagnoles sont très bien.
 »
En plus, elles sont très dures contre les maladies, parce que nous, on a des maladies que les Espagnols n’ont pas encore inventées, et vice versa. Mais seulement, les chèvres, c’est formellement interdit, puisque tu ne peux pas passer un animal à la frontière, parce qu’à l’époque, il y avait des douaniers. Donc les deux amis la mettent dans un sac où l’on mettait du blé autrefois, tu sais ce sont des gros sacs. Et ils arrivent à la douane. Par bonheur il y avait deux douaniers. Le premier dit : « Monsieur, qu’est-ce que vous avez à déclarer ?
- RIEN !
- Et dans votre sac ?
- Dans mon sac je porte mon CHIEN.
 »
Alors on lui fait ouvrir le sac, et la chèvre, ça peut arriver à tout le monde, portait des cornes. Le douanier, spirituel, lui dit : « Écoutez monsieur, votre chien porte des cornes. » L’autre, sans se démonter : « Écoutez monsieur, la vie privée de mon chien ne vous regarde pas ! » Ils passent. Huit jours plus tard, les deux amis retournent en Espagne parce qu’ils y ont pris goût. Là, ils achètent un stock de montres sur un trottoir, où un monsieur les avait exposées. Ils ramassent tout, les ramènent à la frontière, le sac plein de montres, le même douanier : « MONSIEUR, qu’est-ce que vous avez à déclarer ?
- RIEN !
- Et dans le sac ?
- Dans le sac, je porte de la nourriture pour mon chien.
 »

Le douanier demande à voir... Olalalala. (Il passe à l'espagnol) Relojes de muneca, relojes de bolsillo, des montres de toutes les couleurs, de toutes les marques. (Il monte le ton) Le douanier ! De plus intelligent, il voit les montres et lui dit : « Et vous pensez que votre chien va manger ceci ?  » L’autre, sans se démonter : « Écoutez, de toute façon, tant qu’il n’aura pas mangé ceci, il n’aura rien d’autre ! »

...

(Il se lève, prêt à partir.) Voilà, c’était une blague que l’on faisait dans le temps. Mais là, j’ai mal fait la chute, sinon c’est joli. « Mais votre chien porte des cornes. - Écoutez monsieur, la vie privée de mon chien ne vous regarde pas ! » J’ai bien fait mon débriefing ?


Je peux vous en poser une dernière ? Ça concerne Lourdios-Ichère, votre commune.
Ah oui oui, si vous voulez. (Il se rassoit.)

On a joué hier sur un champ de patates, vous qui connaissez le milieu, vous avez déjà disputé un match sur un vrai champ de pommes de terre ?
Oui, quand on était jeunes, on jouait partout. Sauf que chez nous, on ne pouvait pas, puisque Lourdios étant en pente, dans la montagne, si tu faisais pas gaffe le ballon finissait invariablement dans le Gave de Pau, et cela voulait dire Bayonne, 200km plus bas. Tu ne le voyais plus. Ça faisait un peu loin, et le ballon était cher. (Il éclate de rire.)

La sélection d’Andorre est composée à 99% de joueurs amateurs. Vous ne pensez pas que l’équipe de Lourdios-Ichère pourrait rivaliser ?
Malheureusement, nous n’avons pas d’équipe de foot. Nous avons failli avoir une équipe de rugby, mais nous n’avons pas pu conclure pour la simple et bonne raison que nous n’avons trouvé aucun champ qui soit plat. Parce que à Lourdios, il n’y a que les tables qui sont plates. Et à jouer un match dans un champ en pente, on a quand même pensé que les secondes mi-temps seraient difficiles.

Retrouvez ce soir la vidéo complète d'Andorre-France commenté par Jean Lassalle et la rédaction de So Foot, dans So Foot Replay.

Vidéo


Propos recueillis par Théo Denmat
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