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« Je vis du foot, c’est déjà bien »

Il a fait ses gammes au Paris Saint-Germain, des poussins jusqu’aux U13. Génération 93, comme Alphonse Areola, Youssouf Sabaly ou Jean-Christophe Bahebeck. Finalement, c'est sur les grasses pelouses de l'ouest que Willem Pierre-Charles a essentiellement roulé sa bosse, jusqu'à amarrer cet été à Pontivy. Biberonné aux exploits de Ronaldinho et Pauleta, le Breton d'adoption tentera dimanche soir, avec son équipe de la Garde Saint-Ivy, d'écrire le plus grand de sa carrière face à son club de cœur. Et tant pis pour les sentiments. Entretien avec un amateur heureux.

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Quel sentiment cela te procure de retrouver le PSG ?
Déjà, c’est une fierté de jouer contre une équipe d’un tel niveau, qui est pour moi l’une des meilleures équipes au monde. Pour des joueurs amateurs comme nous, c’est un très grand moment à vivre, et une vraie fierté. Après, pour moi, c’est forcément spécial. Je les ai déjà joués en jeunes quand j’étais au centre de formation de Guingamp, mais les pros, c’est la première fois.

C’est un club auquel tu es resté attaché ?
Carrément ! Le PSG, c’est mon club de cœur. Je suis toujours leur premier supporter !

Comment est née ta passion pour le PSG ? Quels sont tes premiers grands souvenirs de supporter parisien ?
Je suis né à Levallois, en région parisienne. Quand on est petit et qu’on vient de Paris, c’est l’équipe phare de là où on est, donc on s’attache forcément. Le fait d’y avoir joué très tôt a joué aussi. Le Paris de l'époque, c’était celui de Ronaldinho. J’étais petit encore, mais je m’en souviens : Ronaldinho, c’était quand même quelque chose de grand, c’est vraiment l’une des premières grandes stars qu’il y a eu au PSG. Quand je pense à Paris, je pense à lui, et à Pauleta. J’ai déjà eu la chance d’être ramasseur de balle et d’accompagner les joueurs sur la pelouse. Je me souviens, c’était un PSG-Porto, un très bon souvenir, c’est le jour où Coridon a mis son aile de pigeon. J’étais de l’autre côté, mais je me rappelle très bien ce but.

Paris, c’était donc le tirage rêvé pour toi ?
En tant qu’amateur, quand on commence une Coupe de France, on se dit « On passe quelques tours, on va en 32es et on joue le PSG » , même si on sait pertinemment que ça a peu de chances d’arriver. Là, on a la chance que ça se produise, c’est un rêve qui se réalise. Ça va être le plus gros match de mon parcours de footballeur, toute la famille sera au stade, ce sera quelque chose de grand. Quelque part, c’est le fruit d’un travail de plusieurs années dans le football, une récompense.

« J’ai déjà eu la chance d’être ramasseur de balle et d’accompagner les joueurs sur la pelouse. Je me souviens, c’était un PSG-Porto, un très bon souvenir, c’est le jour où Coridon a mis son aile de pigeon. »

Quels souvenirs tu gardes de tes jeunes années au PSG ?
Que des bons souvenirs, car c’est l’époque où on fait nos premiers grands tournois. On allait en Espagne, dans toute la France, à l’étranger, et on était toujours l’équipe attendue, l’équipe phare. C’est là que le foot a commencé à devenir ma vie.

Que t’a-t-il manqué pour poursuivre l’aventure au club ?
En fait, j’habitais à Levallois, à trois quarts d’heure de Saint-Germain. Mes parents faisaient les allers-retours tous les jours, et ça commençait à faire beaucoup, avec le travail et les bouchons. Mon frère Jordan (passé notamment par l’AC Ajaccio et Valenciennes, et aujourd’hui à Bourg-en-Bresse, N.D.L.R.) a été pris en centre de préformation, et moi, ils me prenaient, mais je devais rester à Levallois et venir à Saint-Germain le mercredi pour m’entraîner. Dans le même temps, l’un de mes anciens coachs à Paris reprenait les 14 fédéraux de Sannois Saint-Gratien. Ça me permettait de rester au même niveau qu’au PSG, et de ne faire que vingt minutes de route. Ce n’est pas vraiment que je n’ai pas été conservé, mais plutôt un choix plus pratique. L’opportunité de retourner à Paris ne s’est pas représentée : après un an à Sannois, j’ai été repéré par Guingamp, où j’ai intégré le centre de formation. J’ai pris un autre chemin.


Tu as joué à Guingamp, Lorient, Saint-Brieuc et maintenant Pontivy, et dans d’autres clubs proches de la Bretagne comme Granville (Manche) ou Sablé-sur-Sarthe (Sarthe). Tu es presque devenu breton d’adoption.
C’est ça ! Maintenant, mes potes m’appellent « le Breton » ! C’est vrai que la Bretagne, j’aime bien. Même quand j’étais en Belgique (au RSC Châtelet) et dans le Sud (à Pau), j’y revenais régulièrement. C’est un climat sain, entier. J’aime être posé, qu’il n’y ait pas de bruit, être tranquille. C’est quelque chose qu’on n’a pas avec Paris.

Tu as tout de même fréquenté trois clubs pros. À 25 ans, songes-tu encore à devenir professionnel ?
C’est sûr que pour avoir côtoyé brièvement ce milieu, c’est quelque chose qui est toujours dans un coin de ma tête. Si ça vient à se produire, je serai le plus heureux, je travaille tous les jours pour ça et ne me mets pas de barrière. Mais si ça ne vient pas, pas grave : je prends quand même du plaisir tous les week-ends en N2 ou N3. Je vis déjà du foot, c’est déjà bien.

Dans ta génération, certains comme Areola, Sabaly ou Bahebeck, même si c’est compliqué pour lui ces derniers temps, se sont fait un nom. Tu as encore des contacts avec eux ?
À part quelques entraînements, je n’ai pas vraiment fréquenté Jean-Chistophe (Bahebeck) : il est arrivé quand moi je suis parti. Youssouf (Sabaly), c’était un très bon ami, il venait dormir à la maison, et il était en chambre avec mon frère au centre. On s’appelle encore de temps en temps. Sinon, je suis encore en contact avec pas mal d’autres joueurs, mais pas forcément des mecs qui ont percé au plus haut niveau.

« Alphonse, c'est quand même spécial de jouer contre lui, d’autant que maintenant, c’est un champion du monde. Ce n’est pas tous les jours qu’on en rencontre un ! Jeune, il était déjà très fort. Quand il est venu, il n’avait que 13 ans, mais on parlait déjà de lui comme d’un futur grand gardien. Ça n’a pas loupé. »

En tant qu’attaquant, ça doit être quelque chose de se mesurer à Alphonse Areola, non ?
À Paris, je ne l’ai pas énormément côtoyé. Comme Jean-Christophe, il commençait à venir s’entraîner au club la saison avant que je m’en aille. Moi, j’alternais entre les A et les B, j’ai juste fait quelques entraînements avec lui. Mais c’est quand même spécial de jouer contre lui, d’autant que maintenant, c’est un champion du monde. Ce n’est pas tous les jours qu’on en rencontre un ! Jeune, il était déjà très fort. Quand il est venu, il n’avait que 13 ans, mais on parlait déjà de lui comme d’un futur grand gardien. Ça n’a pas loupé.

Verratti et la plupart des Sud-Américains (Marquinhos, Di María, Cavani) seront absents. Tu n’es pas trop déçu ?
En tant que joueur de foot, on veut se frotter aux meilleurs. C’est un match qu’on ne jouera qu’une fois dans notre vie, donc on aurait aimé avoir la meilleure équipe possible en face, voir ce qu’on est capable de donner. Mais avec du recul on se dit tant mieux, ça va peut-être les affaiblir un peu, et nous permettre de créer l’exploit. C’est sûr que pour passer, ça aurait été plus simple de jouer une autre équipe, mais j’y crois. Que je rencontre Paris ou une équipe de district, quand j'entre sur le terrain, c’est pour gagner. Ce match, on va le jouer 100 fois, on le perdra sans doute 99 fois. Mais il suffit d’une fois. Après, si on perd, ce sera logique. Mais on se prépare en tout cas pour les contrarier le plus possible, les gêner au maximum, on prépare ce match très sérieusement. On n’est pas là que pour faire la fête et échanger les maillots. Ça, on verra à la fin du match.


Tu vas aussi retrouver Lorient et le Moustoir. Ça aussi, c’est particulier.
À Lorient, j’ai quand même eu la chance de m’entraîner presque tous les jours avec les pros, de disputer cinq ou six matchs amicaux et de faire toute une préparation estivale avec eux. Je n’ai que des bons souvenirs là-bas ! Le Moustoir, c’est un stade que j’ai connu car, avec la réserve, on jouait nos matchs à domicile dessus. Tout est réuni pour que ce soit un match spécial pour moi. D’ailleurs, toute la famille va venir de Paris, ils seront une vingtaine à faire le déplacement.

C’est comment de se préparer à ne presque pas toucher le ballon ?
Il faut être lucide, on sait bien que ce n’est pas nous qui allons faire le jeu, déjà que des équipes de Ligue 1 ont du mal à le faire contre eux... On va déjà essayer de bien défendre, de ne pas prendre de but trop vite et, si on a des contres et des coups à jouer, les jouer à fond. Ce sera aussi à moi de m’enfoncer dans les petites brèches qu’ils laisseront.

« On n’est pas là que pour faire la fête et échanger les maillots. Ça, on verra à la fin du match. »

Tu as étudié le jeu de tes probables adversaires directs, Thiago Silva, Kimpembe et Kehrer ?
On n’étudie pas plus que ça nos adversaires directs. Ce sont des joueurs qu’on connaît, on sait plus ou moins comment ils jouent, On étudie plus collectivement le PSG qu’individuellement. Chacun, par rapport à sa zone, va regarder ce qu’il doit faire pour gêner Paris. Après, on se fait chacun sa propre idée sur comment mettre en difficulté ses adversaires directs. Personnellement, je n’ai pas d’idée précise, ça se fera plus au feeling sur le match. Mais je sais qu’ils seront assez haut, ça va sans doute laisser des espaces dans leur dos. Ça peut être une clé, même si ce sont aussi des joueurs rapides.

Faire un exploit reviendrait à priver Paris d’un trophée en fin de saison. Ce serait un crève-cœur de les sortir ?
C’est ça, on en rigolait avec mes proches, c’est la première fois de ma vie que je vais espérer que le PSG perde. S’ils ne vont pas au bout, autant que ce soit à cause de nous ! Et ça leur permettra peut-être d’aller loin en Ligue des champions !

Certains joueurs ne célèbrent pas leurs buts contre leurs anciens clubs. Si tu plantes ce soir contre Paris, tu le fêtes, ton but ?
(Rires.) Oui, bien sûr ! Peut-être même encore plus que d’habitude !



Propos recueillis par Simon Butel
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