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Duguépéroux : « Je ne vais pas leur interdire de sortir le samedi »

Entraîneur le plus titré de l'histoire du Racing, Jacky Duguépéroux n'est plus apparu sur un banc de touche depuis mai 2016 et le retour de l'institution strasbourgeoise parmi l'élite. Mais quatre ans plus tard, il signe son retour en devenant le coach de l'US Meistratzheim (D5) qui évolue au plus petit niveau amateur. Un choix en apparence surprenant, mais qui sonne en réalité comme une évidence pour le champion de France 1979.

Vous reprendrez du service la saison prochaine à l’US Meistratzheim, en cinquième division de District, soit le plus bas échelon national. Comment la connexion s’est faite ?
J’habite dans un petit village à dix kilomètres, et qui n’est pas plus grand que celui-là. À Sélestat, il y a Alsa'Sports, un média auquel je participe en tant que consultant à l’émission Direct Racing. Jonathan Helbling, un jeune journaliste qui s’en occupe, est joueur de Meistratzheim depuis tout petit, et le président du club est un ami à lui. C’est un tout petit club de village qui est au plus bas niveau alors qu’il y a quelques années, il était cinq divisions au-dessus. Il y a quelques mois, après une émission, il a évoqué l’idée que je devienne l’entraîneur de l’équipe, et c’est parti comme ça. Apparemment, c’est un peu quelque chose pour eux que j’aille là-bas. Je ne m’attendais pas du tout à ce que ça se passe comme ça, je pensais d'ailleurs que la nouvelle passerait beaucoup plus discrètement.

« Je ne m’attendais pas du tout à ce que ça se passe comme ça, je pensais d'ailleurs que la nouvelle passerait beaucoup plus discrètement. »
Il n’y a pas de club de foot dans le village où vous habitez ?
Si, mais vous savez, quand j’ai quitté le Racing, personne n’est venu me voir pour savoir si je voulais donner un coup de main. Que ce soit en N3, ou en D5. Je ne sais pas pourquoi, ils ont peut-être pensé que j’allais tout rejeter. Mais le football, pour moi, est un loisir. Ce n’est pas parce qu’on était dans le monde pro qu’on rejette le monde amateur, duquel on est tous issus. Ce n’est pas un défi, c’est pour rendre service à des gens que j’apprécie.


Un de vos fils rejoint également le club. En tant qu’entraîneur des U13, mais aussi comme joueur.
Oui. Gaël va avoir vingt ans, et il a longtemps été au Racing. Il a passé une année au centre de formation de Metz, et il jouait à Haguenau en R1. Mais il a décidé de privilégier ses études à l’université. Le fait que j’ai accepté de venir à Meistratzheim lui a donné envie de rejoindre l’aventure. Puis dans ses études de STAPS, il doit entraîner une équipe. Donc il va prendre les U13, et je vais le conseiller un petit peu pour qu’il apprenne le métier d’éducateur. Pour l’instant, il a l’air content, mais je ne sais pas si ça va durer. (Rires.)



« Aujourd’hui, il y a des gens qui twittent et se demandent si je ne suis pas fou. Non, je ne suis pas fou, je sais ce qu’est le monde amateur. »
Votre présence va-t-elle ramener un peu plus de foule, le long de la main courante ?
Je ne pense pas, car j’ai déjà connu le football amateur alsacien. J’ai joué dix ans à Vauban, on a été champion de France amateur à l’époque et on a remporté la Coupe d’Alsace, qui n’est plus rien à côté de ce que c’était avant. Mais en général, le foot amateur n’est plus ce qu’il était et c’est un peu dommage. J’ai commencé tout petit à Chantilly en 1958, j’avais dix ans. Aujourd’hui, je suis toujours en relation avec mes éducateurs et certains professeurs de l'époque. Des personnes à qui je dois tout, et que je n’oublierai jamais. Il faut remercier les éducateurs, qui nous ont fait aimer le foot et progresser. Je tire aussi mon chapeau aux bénévoles, car je ne sais pas si je ferais ce qu’ils font au quotidien. Maintenant, c’est à moi de rendre au foot amateur tout ce qu’il m’a donné. Même si aujourd’hui, il y a des gens qui twittent et se demandent si je ne suis pas fou. Non, je ne suis pas fou, je sais ce qu’est le monde amateur.


Sur le terrain, vous allez essayer de mettre en place vos préceptes tactiques ou vous allez d’abord vous concentrer sur les fondamentaux ?
J’avais prévu d’aller les voir jouer plusieurs fois avant la fin de saison, mais avec le virus, je ne sais pas grand-chose des joueurs. J’ai déjà cinq recrues, parce qu’ils étaient en sport-étude avec mon fils ou qu’ils jouaient à Haguenau avec lui. Des gamins que je connais, et qui évoluaient à un niveau bien supérieur à la D5. Donc je sais qu’il y a possibilité de bien jouer. Je vais essayer de mettre en place mon 4-4-2 ou mon 4-4-3, comme j’ai toujours aimé le faire. On va tenter de pratiquer du beau football, même si je sais que ça va être difficile et qu’on va se faire rentrer dedans. Je sais comment ça va se passer dans les villages, il va falloir que je mette des boules Quies.


« À Benfeld, juste avant le match, on n'était pas à la mirabelle, mais au picon-bière, avec un bon steak, de la sauce et des frites. »
Et comment allez-vous gérer les joueurs qui ont forcé sur la mirabelle, le samedi soir ?
(Rires.) Je vais vous expliquer. Quand j’étais à Benfeld, le président organisait les repas sportifs au club-house. Et quand je suis arrivé au premier repas, juste avant le match, on n'était pas à la mirabelle, mais au picon-bière, avec un bon steak, de la sauce et des frites. Je suis tombé sur les fesses, mais j’ai vite compris que ça faisait partie de la vie d’un club. Même si je pense que maintenant, les choses ont un peu changé. À l’époque, deux gars travaillaient après le match et ils venaient en moto deux fois par semaine. Pour eux, le repas faisait partie de l’entraînement. Mais là, à Meistratzheim, je ne vais pas leur interdire de sortir le samedi soir parce qu’on a un match le dimanche. Ni leur imposer des choses qu’on impose dix divisions au-dessus.

Propos recueillis par Maxime Renaudet
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