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« J’ai pris Mbappé dans mes bras, c’est déjà très bien ! »

Ceux qui étaient devant Rennes-PSG samedi ont eu la chance de voir débarquer deux Tortues Ninja sur la pelouse du Roazhon Park, en guise de clin d’œil à Kylian « Donatello » Mbappé. Derrière ça, il y a deux frères, Romain et Vincent Malet, 31 et 29 ans, supporters du Stade rennais et qui tiennent la chaîne Youtube « Les Inachevés » . Entretien avec le premier, pas peu fier d'avoir goûté à la Ligue 1 pendant ces quelques secondes. Et qui croise les doigts pour que le procureur n'ait pas la main lourde.

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Alors, remis de vos émotions ?
Ouais, ouais, tranquillement.

Vous aviez calculé votre coup depuis longtemps ?
Depuis que Mbappé a été transféré au PSG, et que son surnom « Donatello » est sorti dans la presse, on avait cette idée-là. Ça faisait marrer les joueurs, on s’est dit qu’on pouvait faire un truc là-dessus. On avait fait en sorte que les quatre Tortues Ninja soient réunies : j’étais Leonardo, mon frangin Raphael et le troisième, notre pote, Michelangelo. Les joueurs l’ont bien pris, c’est cool. C’est ce qu’on voulait : on ne voulait pas le faire pendant le jeu, parce que les joueurs sont tellement concentrés qu’ils n’ont pas le temps de relâcher la pression, on ne voulait pas déranger non plus. On est arrivé sur un but parce qu’ils ont déjà tous le sourire. On n’interrompt pas le jeu, et ils sont plus à même de rigoler et de fêter le but avec nous.



Tu as vu et compris le geste de Daniel Alves ?
Il fait le geste du sabre, mais je n'ai pas du tout tilté sur le coup ! On était dans le truc à fond. Je cours vers les joueurs, je vois Daniel Alves, et après je tourne la tête et je vois Mbappé, donc je cours vers lui. Je n’avais pas trop fait gaffe, mais j’ai remarqué ça en revoyant les images.

Votre temps passé avec les joueurs reste très court tout de même.
Oui, oui, ça a été rapide. Mais déjà, le fait d’arriver jusqu’à eux, d’avoir des sourires... J’ai shacké Mbappé, je l’ai pris dans mes bras, c’est déjà très bien !


Il vous a parlé ?
Non, il a juste rigolé. En revanche, Daniel Alves gueulait « Donatello ! Donatello ! »

Ça a été facile d'entrer sur cette pelouse ?
On a eu la chance d'avoir de très bonnes places. On était au cinquième rang. Il y avait juste une barrière à sauter et un mec de la sécurité, mais en se dépêchant bien... Ils ont réussi à choper notre pote, Emmanuel, qui n’a pas réussi à rentrer. Je le remercie d’ailleurs de nous avoir aidés. Mais on était quand même deux, mon frère et moi.

Les gens ne vous ont pas pris pour des fous en vous voyant débarquer en Tortues Ninja en tribunes ?
On avait des vêtements par-dessus nos déguisements. On était prêts à les jeter et les laisser par terre.

À la base, votre plan était de débarquer dans l’idéal sur un but de Mbappé.
C’est ça. Mais on n’était pas situé où on espérait, collé aux marches, il y avait cinq ou six personnes à passer avant d’accéder aux marches. Les 10-15 premières minutes, on n'était pas placé du tout, on cherchait un stratagème pour pouvoir se décaler et être à côté des marches. Mon frangin a prétexté un problème de transit et on a pu se décaler. Ça, c’était vers la 15e minute. Après, on avait notre pantalon à enlever, parce qu’on en avait mis pour cacher nos jambes. C’était bon à deux ou trois minutes près, mais au moment où il marque (à la 17e, ndlr), on n'était pas prêts. Du coup, on était un peu déçus de ne pas pouvoir intervenir, mais après on était prêts et on attendait que Paris marque de nouveau pour pouvoir y aller.

Vous êtes fans des Tortues Ninja ou vous avez simplement saisi l’occasion ?
On est la génération début des années 1990, donc on a grandi avec le dessin animé, et le générique qui reste dans la tête aussi. C’est un truc qui nous a pas mal marqués.

Après votre exploit, il n’y a pas eu de tension avec les stadiers ?
Que ce soit la sécurité du stade ou les policiers, tout le monde l’a bien pris, même si on a été en garde à vue. Là-bas, l’ambiance était vraiment très bonne.
« En garde à vue, l’ambiance était vraiment très bonne. Ça a fait marrer les flics, ils ont pris des photos de nous. »
Ça a fait marrer les flics, ils ont pris des photos de nous. Je pensais passer un moins bon moment que ça en garde à vue. Notre but, c’était vraiment d’arriver jusqu’aux joueurs, et pas de repartir en courant après et de semer les stadiers. Ils nous ont pris facilement, ils ont joué le jeu aussi derrière, et ils nous ont escortés à la sortie de terrain. Mais il n’y a pas eu de violence ni rien.


En revanche, le Stade rennais a moyennement apprécié.
Oui, le Stade rennais a déposé plainte. On ne sera fixés qu’au mois de février, et le procureur décidera s’il y a une amende.

Vous aviez déjà fait une vidéo en rapport avec le Stade rennais.
Ça ne s’était pas super bien passé. Ils nous avaient contactés pour un partenariat pour la présentation du nouveau maillot, et ils nous avaient donné carte blanche. On avait bossé dessus pendant une semaine, et finalement, ils nous avaient plus ou moins interdit de sortir la vidéo, donc on avait dû changer tout le début, et on avait quand même gardé la fin. Mais notre partenariat ne s’était pas très bien passé. Le fait qu’ils nous plantent comme ça, ça nous a foutu les boules.



Vous restez des fans du club.
Ouais. J’ai été agréablement surpris par Lamouchi, d'ailleurs. On les suit, et on va au stade pour les grosses affiches, mais pas tous les quinze jours non plus.

Vous avez une idée de ce que vous pouvez potentiellement prendre après ce que vous avez fait ce week-end ?
On s’était renseigné un petit peu : ils peuvent mettre, selon les textes de loi, jusqu’à 15 000 euros par personne.
« C’est vrai qu’il fallait mettre les couilles sur la table. Avant le match, on n’était pas bien. »
Mais la magistrate qui nous a enlevés de garde à vue dimanche matin, par exemple, ça l’a fait sourire.

Vous aviez prévu un budget en cas d’amende ?
Non pas du tout. C’est un pari, on ne sait pas s’il sera gagnant ou perdant. Sinon, ça fera cher la vidéo. (Rires.)


Comment vous ferez alors ? Un crowdfunding ?
D’un point de vue légal, tu ne peux pas payer l’amende en demandant aux gens de payer, mais c’est vrai que s’il y a vraiment une grosse amende, on ne le présenterait pas comme ça bien sûr, mais on demanderait, à ceux qui veulent participer, de nous aider financièrement à côté. Mais on croise les doigts pour que le procureur soit sage.

Sur votre chaîne, vous faites des pranks dans la rue, des tutos décalés ou des parodies. Celui-là, c’était votre plus gros défi ?
C’est vrai qu’il fallait mettre les couilles sur la table. (Rires.) Avant le match, on n’était pas bien. On a fait tout un début de vidéo, entre fiction et caméra cachée dans la rue. L’arrivée dans le stade, c’est vraiment ce qui clôture la vidéo, donc on avait vraiment peur de ne pas y arriver, parce que tout le travail qui avait été fait tombait à l’eau. Après, une fois que c’est lancé, c’est cool.

Comment marchent vos vidéos ?
On était à 2000 abonnés il y a un an et maintenant on arrive à plus de 100 000. On a fait une grosse année, ça a vraiment bien tourné, c’est cool. Le but, c’est d’accélérer au niveau des vidéos et d’en faire un maximum, au moins une tous les quinze jours. Notre rêve, entre guillemets, c’est de pouvoir en vivre. Début juin, on est passé à 80% à temps partiel à notre boulot (Romain est téléconseiller, Vincent informaticien, ndlr).

Et pourquoi ce nom « Les Inachevés » ?
Il y a deux raisons. À la base, on est assez fan d’Orelsan et des Casseurs Flowters, et il y a cette chanson qui s’appelle Inachevés. Et aussi, ça nous correspondait très bien, le fait de ne pas être bien fini, ou d'être « fini à la pisse » .

Pour conclure, est-ce qu’on peut dire que vous avez été les meilleurs Rennais samedi ?
(Rires.) Je n’irai pas jusque-là, je suis supporter du Stade. Et puis la fessée contre Paris est souvent inévitable. Mais si on a permis aux supporters du Stade rennais de repartir avec le sourire, c’est déjà une mission réussie.



Propos recueillis par Jérémie Baron
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